Samedi 17 décembre 2016

Samedi de la 7e semaine, année impaire

Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.

Si 17, 1-15 Ps 102 Mc 10, 13-16

  • Le samedi 25 février 2017 iCal
    semaine 7 : Samedi de la 7e semaine, année impaire

"Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement."

Jésus nous enseigne sur la manière de devenir ses disciples par une petite scène vivante, rafraîchissante ou il accueille des enfants. Les Douze, comme le « monde, » sont dans des prétentions orgueilleuses. Jésus se présente comme le serviteur de tous, il montre à ses disciples que les enfants sont le modèle de l’accueil du Royaume de Dieu. Ceux qui les présentent à Jésus pour les lui faire toucher, veulent obtenir de lui un geste de protection. Le petit enfant est le don le plus merveilleux de Dieu et de l’humanité. Comme nous comprenons ces mamans qui désirent que Jésus bénisse, touche leur « petit. » Ce petit enfant a un cœur qui règne par son amour sur le cœur de sa maman ! Elle peut se sentir dépassée par la demande de son enfant. Jésus est cet Amour surabondant qui peut nous combler. C’est ce cœur qui contient le mystère de Dieu lui-même. Depuis que Jésus a pris chair de la Vierge Marie, l’amour infini de Dieu s’est habitué dans un cœur humain. C’est alors que le cœur de Jésus, ce cœur humain, bat au rythme de la Trinité sainte. Du cœur de Jésus cet amour s’est répandu dans le cœur, dans la vie de Marie. Dans la relation qui les unit, Jésus fait battre le cœur de Marie au rythme de son propre cœur.

"Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent." On est choqué par le mouvement violent d’exclusion hostile des disciples. « Voyant cela, Jésus se fâcha. » Les enfants, comme les autres « exclus », ont leur place dans le Royaume. Jésus fait des enfants et « ceux qui leur ressemblent » comme les bénéficiaires du Règne de Dieu qui vient avec lui. Le Règne de Dieu est celui de la candeur et de l’innocence de l’enfant. Thérèse de Lisieux parlera de « l’esprit d’enfance » qui est loin d’être infantile. Dieu Amour, « Père, Fils et Saint-Esprit, » Amour infini s’est révélé quand Jésus prend chair de la Vierge Marie. Dieu, en Jésus est devenu vrai homme, il est aimé en Marie, comme Dieu aime ! Avec Marie, le cœur de toute personne humaine est invité à battre au rythme de l’amour infini de Dieu. C’est au ciel que nous en admirerons toute la beauté. Sur la terre, c’est dans la nuit de la foi que nous vivons de ce mystère. Cependant, de petites éclaircies nous sont données de temps en temps. Cet amour, établit désormais dans le cœur humain, se manifeste d’une manière unique dans le tout petit l’enfant.

"Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains." Jésus prend l’enfant pour modèle à imiter par les grandes personnes en raison de sa petitesse, de sa pauvreté. L’enfant est d’abord un « pauvre, » un être totalement dépendant d’autrui. Il est aussi le signe vivant d’une grande capacité d’écoute et de confiance. C’est la disponibilité de l’enfant qui en fait un exemple pour les croyants. Nous reconnaissons le souci de Jésus qui forme les disciples à leur tâche de responsabilité. Il leur faut abandonner les prétentions de grandeur pour se faire « petits, » pour accueillir le Règne de Dieu avec humilité et ouverture. Depuis la rupture de l’origine, Dieu a compassion de notre détresse. Nous comprenions l’Amour qu’il met dans notre cœur pour que nous venions en aide au petit et au pauvre ! L’Esprit Saint nous fait entrer dans cette nouvelle alliance. Le lien établi d’Amour établi dans nos cœurs, nous permet de regarder Dieu comme Dieu nous regarde. Dans cette nouvelle alliance, c’est à l’école des touts petits et des Pauvres que nous le découvrons.

Nous demandons à Dieu la grâce de recevoir ce feu d’amour qui met le feu à notre cœur.