Vendredi 17 mars 2017

Samedi de la 2e semaine de Carême

Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,

Mi. 7, 14…20 Ps. 102 Lc. 15, 1-3, 11-32

  • Le samedi 18 mars 2017 iCal
    Deuxième semaine de Carême : Samedi de la 2e semaine de Carême

…Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Comme le Père de la parabole, nous demandons la grâce de la douceur, pour demeurer avec lui dans l’Amour. Ce jeune fils qui demande sa part d’héritage, dit à son père de manière cachée : « Je te considère comme mort pour moi. » Aujourd’hui, dans notre civilisation de consommation, la culture ambiante s’établit comme si Dieu était mort. Quand nous sommes passés ainsi dans ces coutumes étrangères, il est difficile de ne pas les adopter. L’image de Dieu en nous s’estompe et disparaît de notre esprit. C’est alors que survient la famine pour cet homme qui voudrait manger ce que mangent les porcs ! Le jeune homme de l’évangile est passé par un chemin de douleur. Comme cet homme, nous essayons de trouver une issue à nos questions. Il nous faut découvrir en nous cette partie cassée, qui a brisé l’unité de notre être car nous avons du mal a considérer en nous la dynamique de la vie, là où retenti la joie du rassemblement, la joie de la réconciliation. Cette Parole porte en elle une plénitude de joie car la maison paternelle est remplie de la joie du père qui retrouvera son fils cadet.

"…Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. …Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Finalement, rentrant en lui-même, il se dit qu’il y a des ouvriers, des mercenaires chez son père qui sont mieux traités que lui ! ». Avant de rentrer à la maison, que de souffrance pour cet homme ! Il s’est dévalorisé, il se tient de côté, et il est prêt maintenant à tout accepter pourvu qu’il puisse vivre encore ! Quelle est sa surprise quand il s’aperçoit qu’il est resté vivant dans le cœur de son père, comme son unique. Il découvre dans cet accueil cette partie qui est la plus profonde en lui, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer, de croire que tout est possible malgré tout. Cette partie à la fois profonde et douce, patiente, au long des jours, nous maintient en vie ! C’est alors qu’il nous faut rebondir dans l’espérance. La maison paternelle est remplie de joie, celui qui était parti et revenu, il doit retrouver sa vraie place. Cette dynamique en attente est en chacun de nous. Nous sommes désireux de la joie des retrouvailles, de la joie du rassemblement, de la joie de la réconciliation.

"…Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé." Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Il nous faut découvrir cette partie de nous qui s’est échappée, pour tenter d’être pleinement elle-même, et qui dans son excès de recherche de soi s’est perdue, a brisé l’unité. Il y a à découvrir aussi en nous cette partie plus profonde, silencieuse, qui ne cesse d’attendre, d’espérer l’union, de croire que tout est possible malgré tout. C’est cette partie à la fois profonde et douce, patiente, qui, au long des jours, nous maintient en vie. Nous découvrons encore en nous cette partie victime du départ de l’autre. Nous avons à retrouver l’unité de nous-même, où chacun peut vivre et reconnaître l’autre. Jésus nous rejoint en épousant notre nature humaine, il nous aide à revenir en nous-mêmes, comme l’enfant du Père qui nous aime gracieusement. L’Esprit Saint nous donne de nous reconnaître pour vivre en bonne intelligence, dans la joie. Dieu respecte nos choix, il se tient à la porte et ouvre plein de tendresse à son enfant qui est là. Cette Parole porte en elle la plénitude de la joie du Père qui voudrait que la maison paternelle soit remplie par la joie de ses enfants retrouvés et rassemblés.

Nous demandons la grâce de la virginité du regard et la simplicité de l’amour.

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. 02 Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » 03 Alors Jésus leur dit cette parabole : 13 15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. 16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. 17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! 18 21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” 22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, 23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, 24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer. 25 Son père sortit le supplier. 29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. 30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” 31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Vos témoignages

  • Janice 18 mars 2017 10:22

    Cette homélie st belle ; pleine de miséricorde et bonté. j’aime beaucoup lire sur les profondeurs du Cœur de notre Dieu qui a envoyé son Fils Unique dans le monde, non pas pour condamner, mais pour sauver.

  • 27 février 2016 07:53

    Cette homélie me touche beaucoup, Père Gilbert. Que la société de consommation ne nous aveugle pas , pour qu’on voit devant nous le Regard du Père plein de Tendresse et de désir, Celui qui nous attend avec Amour, pour nous faire entre chez Lui, dans Sa Vie d’Amour de Son Cœur. Merci, Père Gilbert, pour cette homélie pleine d’espérance. Oui, Dieu est Vivant à jamais, Son Amour si Doux et Humble bien Réel.