Samedi 6 juin 2015

Samedi de la 9e semaine, année impaire

« Il faut cacher le secret du roi, mais révéler les œuvres de Dieu ».

Tb 12, 1…20 Ct To. 13 Mc 12, 38-44

  • Le samedi 6 juin 2015 iCal
    Semaine 9 : Samedi de la 9e semaine, année impaire

«  Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Connaître combien Dieu est présent à notre monde, combien notre vie a du prix aux yeux de Dieu. Nous demandons de comprendre que notre combat quotidien est soutenu par les puissances angéliques, et tous les saints qui ne cessent de prier pour nous. Il faut cacher le secret du roi dit Tobie, mais révéler les œuvres de Dieu ». Dans la première lecture, le vieux Tobie cherchait un compagnon de route pour son fils Tobie. Un pauvre se présente voyageant sur ce chemin ! « Vous allez là-bas ? Ca tombe bien, justement mon fils y va aussi. Vous allez faire route ensemble ». Humblement, l’inconnu a accompagné le jeune Tobie qui devint son compagnon. Bien après, quand la mission est accomplie, « Tobie appela son fils et lui dit : Que pouvons-nous donner à ce saint personnage qui a été ton compagnon de route » ? Tobie est un beau visage qui annonce Jésus. C’est un homme juste et droit, mais c’est un homme affligé. Le livre de Tobie cache un mystère qui nous est révélé : « Il faut révéler les œuvres de Dieu, mais il faut cacher le secret du roi ». Le don de Dieu est un amour qui doit demeurer dans le secret. C’est en effet cet Amour qui habitait le cœur de Tobie alors qu’il accomplissait les œuvres de Dieu. Je vais te révéler quelque chose dit cet inconnu à Tobie : « Quand tu priais en pleurant, quand tu abandonnais ton repas pour ensevelir les morts, quand tu cachais les morts chez toi pendant le jour pour les ensevelir la nuit. Moi (ce saint personnage est l’archange Raphaël), je présentais ta prière au Seigneur. » Alors que Tobie voulait offrir une récompense à ce voyageur, « ce mystérieux personnage se dévoile d’une manière saisissante. Le cœur de Tobie s’en trouve tout réconforté.

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. L’Evangile nous offre un contraste tout aussi saisissant. Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Jésus regarde la foule déposer de l’argent dans le trésor du temple ! « Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes dans le tronc du temple. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes d’argent. Jésus s’adressa à ses disciples et leur dit : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde ». Quand nous célébrons le mystère pascal, nous célébrons les secrets d’amour cachés dans le cœur de Dieu. Là est vraiment notre trésor. Les anges et les saints sont présents avec nous, ils nous soutiennent dans notre vie quotidienne de manière invisible. Jésus est présent d’une manière invisible dans tout ce que nous faisons. Le ciel est présent dans chacune de nos actions : « Moi, je présentais ta prière au Seigneur. Et parce que tu étais agréable au Seigneur, il fallait que la tentation te mette à l’épreuve ». Jésus regarde notre cœur, il y voit les trésors d’amour qu’il y a déposé et qui s’y cache.

Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Jésus était observateur. Il aimait les choses et les êtres. Selon lui, les humbles réalités de la vie étaient pleines de leçons pour qui savait les voir avec son cœur. Comme les sages de l’Ancienne Alliance, Jésus se passionnait pour l’homme, et surtout pour la manière dont l’homme cherchait Dieu et parlait à Dieu. Jésus a aimé le geste e cette femme. Il a appelé ses disciples auprès de lui, comme pour leur communiquer un enseignement important :« Amen, je vous le dis : « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres dans le trésor ». Tout d’abord elle a donné malgré sa pauvreté. Sa pauvreté ne l’a pas découragée. Bien que pauvre, elle avait quelque chose à donner à Dieu. Ce jour-là, elle a su faire pour Dieu une folie : donner à Dieu sa dernière assurance, s’en remettre à Dieu pour l’avenir, et pour le pain d’aujourd’hui. Elle a accepté de manquer, pour que Dieu, dans sa vie, fût le premier servi. Elle n’a pas eu peur de sa pauvreté, ni devant Dieu ni devant les hommes. Elle n’a pas regardé le don des autres pour s’en attrister, elle n’a pas songé à comparer. Elle a donné « comme elle avait résolu dans son cœur », elle a donné sa pauvreté ; et c’est cela surtout qui a touché Jésus. Elle savait que son obole allait la rendre plus pauvre encore, mais sa foi toute simple et droite lui disait que Dieu l’aimait ainsi, qu’elle n’avait pas à devenir riche pour pouvoir donner.

Nous demandons la grâce de comprendre cet Evangile.