Samedi de la 9e semaine, année impaire

« Il faut cacher le secret du roi, mais révéler les œuvres de Dieu ».
Vendredi 4 juin 2021

Tb 12, 1…20 Ct To. 13 Mc 12, 38-44

  • Le samedi 5 juin 2021 iCal
    Semaine 9 : Samedi de la 9e semaine, année impaire

«  Dans son enseignement, il disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Nous demandons de comprendre que notre combat quotidien est soutenu par les puissances angéliques, et par tous les saints qui ne cessent de prier pour nous. Connaître combien Dieu est présent à notre monde, combien notre vie a du prix aux yeux de Dieu. Il faut cacher le secret du roi dit Tobie, mais révéler les œuvres de Dieu. Dans la première lecture, le vieux Tobie cherchait un compagnon de route pour son fils Tobie. Un pauvre se présente voyageant sur ce chemin ! "Vous allez là-bas ? Ca tombe bien, justement mon fils y va aussi. Vous allez faire route ensemble." Humblement, l’inconnu a accompagné le jeune Tobie qui devint son compagnon. Bien après, quand la mission est accomplie, « Tobie appela son fils et lui dit : Que pouvons-nous donner à ce saint personnage qui a été ton compagnon de route ? » Tobie est un beau visage qui annonce Jésus. C’est un homme juste et droit, mais c’est un homme affligé. Le livre de Tobie cache un mystère qui nous est révélé. Le don de Dieu est un amour qui doit demeurer dans le secret. C’est en effet cet Amour qui habitait le cœur de Tobie alors qu’il accomplissait les œuvres de Dieu. Je vais te révéler quelque chose dit cet inconnu à Tobie : « Quand tu priais en pleurant, quand tu abandonnais ton repas pour ensevelir les morts, quand tu cachais les morts chez toi pendant le jour pour les ensevelir la nuit. Moi, Raphaël, je présentais ta prière au Seigneur. » Alors que Tobie voulait offrir une récompense à ce voyageur, « ce mystérieux personnage se dévoile d’une manière saisissante. Le cœur de Tobie s’en trouve tout réconforté.

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. L’Evangile nous offre un contraste saisissant. Jésus regarde la foule déposer de l’argent dans le trésor du temple ! « Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes dans le tronc du temple. Jésus s’adressa à ses disciples et leur dit : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. » Quand nous célébrons le mystère pascal, nous célébrons les secrets d’amour cachés dans le cœur de Dieu. Là est vraiment notre trésor. Les anges et les saints sont présents avec nous, ils nous soutiennent dans notre vie quotidienne de manière invisible. Jésus est présent d’une manière invisible dans tout ce que nous faisons. Le ciel est présent dans chacune de nos actions : « Moi, je présentais ta prière au Seigneur. Et parce que tu étais agréable au Seigneur, il fallait que la tentation te mette à l’épreuve ». Jésus regarde notre cœur, il y voit les trésors d’amour qu’il y a déposé et qui s’y cache.

Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Jésus aime les choses et les êtres. Selon lui, les humbles réalités de la vie sont pleines de leçons pour qui sait les voir avec son cœur. Comme les sages de l’Ancienne Alliance, Jésus se passionne pour l’homme, et surtout pour la manière dont l’homme cherche Dieu. Jésus a aimé le geste e cette femme. Il a appelé ses disciples auprès de lui, comme pour leur communiquer un enseignement important :« Amen, je vous le dis : « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres dans le trésor. » Tout d’abord elle a donné malgré sa pauvreté. Sa pauvreté ne l’a pas découragée. Bien que pauvre, elle avait quelque chose à donner à Dieu. Ce jour-là, elle a su faire pour Dieu une folie : donner à Dieu sa dernière assurance, s’en remettre à Dieu pour l’avenir, et pour le pain d’aujourd’hui. Elle a accepté de manquer, pour que Dieu, dans sa vie, fût le premier servi. Elle n’a pas eu peur de sa pauvreté, ni devant Dieu ni devant les hommes. Elle n’a pas regardé le don des autres pour s’en attrister, elle n’a pas songé à comparer. Elle a donné « comme elle avait résolu dans son cœur, » elle a donné sa pauvreté, et c’est cela qui a touché Jésus. Elle savait que son obole allait la rendre plus pauvre encore, mais sa foi toute simple et droite lui disait que Dieu l’aimait ainsi, qu’elle n’avait pas à devenir riche pour pouvoir donner.

Nous demandons la grâce de comprendre cet Evangile.

Vos témoignages

  • pierre 5 juin 2021 10:20

    Riche ou pauvre ?

    Nous sommes tous riche et pauvre.

    Nul n’est pas parfait sinon Celui qui demeure dans la perfection de l’Amour Humain et Divin.

    Et c’est Jesus qui nous révèle ces 2 faces d’un Amour Infini. (Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé et je vous aime toujours)

    avoir et être conjuguent deux attitudes : extérieure et intérieure.

    L’avoir se constate objectivement par la comparaison et l’énumération.

    L’être se découvre subjectivement par la relation et l’admiration.

    Devant le trésor du temple de Jérusalem et devant ses disciples Jesus [premier et dernier, Jesus ouvre et ferme la marche du peuple vers le règne de Dieu] fait une remarque sur la confiance en Dieu.

    La veuve donne tout ce qui lui reste de matériel : Son trésor c’est l’Amour - théologique accessible et bénéficiant à tous) quand les hommes se mesurent entre eux « à la fortune déployée devant les autres » [sociologie d’une élite qui ne partage pas assez le bénéfice d’une vie aisée]

    "Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux !"

    Les aspects matériels de nos vies n’auront qu’un temps, tandis que le bénéfice spirituel d’une vie en relation dans l’Esprit Saint ne peut disparaître.

    Jesus lui même est notre garant : il est le trésor vivant de la présence de Dieu parmi son peuple.

    Le détachement matériel qui nous est parfois impossible en raison de la misère spirituelle (pas d’amour disponible dans les déserts et sécheresses de l’amour propre et des persécutions injustifiables) n’est plus un esclavage grâce à Jesus qui connaît le cœur de chaque être humain mieux que « soi même ».

    En admirant Jésus, notre pauvreté est relativisée (tous incapable d’aimer sans faute) par la surabondance Divine de la Miséricorde et la Grâce surabondante de l’Esprit Saint qui dépasse tout ce que l’humain peut mettre « sous clefs ».

    Dans l’Esprit Saint (ecclésiologie) tous les chrétiens reconnaissent le trésor inaltérable de leur vie : Jesus - Eucharistie - source et sommet de la Vie Éternelle dans l’Esprit Saint.

    Nos complexes humains issu des confrontations sociologiques (inferieur / supérieur) peuvent fondre comme beurre au soleil de l’Amour Divin : tous frères et sœurs dans le mystère de la Foi, pêcheurs pardonnés, brebis retrouvée, hors la loi repenti, enfants de Dieu dans la diversité des dons issus de la même source, corps et sang de celui qui donne vie à tous.