Vendredi 4 décembre 2015

Samedi de la 1re semaine de l’Avent

« Alors Jésus dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. »

Is. 30, 19-21.23-26 Ps. 146 Mt. 9,35 _ 10, 1. 6-8

  • Le samedi 5 décembre 2015 iCal
    Semaine Avent 1 : Samedi de la 1re semaine de l’Avent

"A la vue des foules, Jésus fut ému, car elles étaient lassées et abattues, comme des moutons qui n’ont pas de berger."

Voyant les foules amassées devant lui, Jésus se sent « remué aux entrailles ». Il se trouve devant le désarroi et la fatigue des gens de son temps, abattus, désabusés, déboussolés. Or, ce que le Christ désire de tout son cœur, c’est le salut de l’homme. Et pourtant, un combat se livre dans chaque personne car il s’agit de savoir si oui ou non nous allons laisser Dieu entrer dans notre vie. Des Pharisiens choisissent délibérément de s’éloigner du Christ, plutôt que de le placer au centre de leur vie, ce que Jésus ne peut pas atteindre ne peut-être ni guéri ni racheté. Dans nos combats, avec nos faiblesses et nos tentations, nous nous rendons bien compte de cette vérité que nous serons confrontés aux mêmes choix : vivre avec nos misères dans la solitude ou nous abandonner au Christ qui est ‘venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante’. Alors, à la suite de Jésus, en grande douceur et humilité, nous voulons ouvrir un chemin de Salut aux souffrants que nous rencontrons. Si avec lui, nous suivons le Chemin de la Vie, la même puissance d’amour de Dieu qui l’animait nous est donnée. C’est avec Lui, par Lui, et en Lui que nous œuvrons comme lui agissait par le Père. Jésus a été plongé dans notre monde de violence et d’obscurités et la réalité de la Croix est déjà présente quand nous nous préparons à célébrer Noël. Plongés dans la tendresse et la bonté de notre Père, nous sommes solidaires de notre Peuple et nous ressentons le même besoin de libération pour notre peuple que celui qu’éprouvait Jésus afin que son peuple entre dans la joie de Dieu.

« Jésus appela ses douze disciples : Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. » Dans un monde en désarroi, où rien ne semble tenir debout longtemps, Jésus rappelle la présence de Celui qui est le fondement de tout. La vocation première des Douze sera la prière. Il faut tout d’abord restaurer le lien personnel et explicite avec le cœur de Dieu : « Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Nous demandons de voir avec les yeux du Christ, nombreux sont celles et ceux qui attendent que nous annoncions Jésus. La Mission que le Père lui a confiée et pour laquelle il a été envoyé nous est transmise. « Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leur synagogues, proclamant la Bonne nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. » Jésus passe encore sur nos chemins désolés avec nous comme il y est passé naguère avec ses disciples. Jésus nous invite à prêter main forte à la moisson pour nous assurer que les bergers ne manquent pas dans l’Eglise. Aujourd’hui, il nous donne son Esprit Saint comme il l’a donné à ses apôtres pour que nous réalisions une œuvre de Paix. Ainsi, Jésus continue son Chemin de vie avec nous.

"En chemin, proclamez que le règne des cieux s’est approché. Guérissez les malades, réveillez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement." Jésus a choisi douze hommes sans influence, d’origines variées qui se sont laissés attirer par sa Parole et qui marchent avec lui sur la route. Jésus en fera des pasteurs selon le cœur de Dieu. Il les envoie « guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux, chasser les esprits mauvais, proclamer que le Royaume des cieux est tout proche. » La qualité de l’envoyé est le désintéressement. L’annonce des paroles qui peuvent guérir se fera d’abord par la vie des envoyés. Elle est issue d’un don et réponse à un appel qui est devenu le fondement d’une civilisation qui a donné à notre monde plus d’humanité. Il reste la référence toujours nouvelle pour éveiller la générosité, susciter l’esprit de gratuité, le seul comportement qui peut déplacer le centre d’intérêt de l’homme ailleurs qu’en lui-même. Jésus nous donne d’être lumineux de sa vie en nous donnant le bonheur qui vient de Dieu. Nous avions nous aussi été plongés dans la détresse de notre Peuple, mais l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs pour que nous réalisions une communauté fraternelle ou le pauvre aura la première place. Dieu ne veut pas d’une humanité oppressée qui soit la proie de la haine, il veut pour elle le bonheur.

Nous demandons la grâce de devenir ce que nous recevons dans l’Eucharistie, le Corps du Christ.