Samedi de la 1re semaine de l’Avent

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Vendredi 3 décembre 2021

Is. 30, 19-21.23-26 Ps. 146 Mt. 9,35 _ 10, 1. 6-8

  • Le samedi 4 décembre 2021 iCal
    Semaine Avent 1 : Samedi de la 1re semaine de l’Avent

"Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité."

Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Voyant les foules amassées devant lui, Jésus se sent "remué aux entrailles." Il se trouve devant le désarroi et la fatigue des gens de son temps, abattus, désabusés, déboussolés. Un combat se livre au cœur de chacun de nous, il s’agit de savoir si oui ou non nous allons laisser Dieu entrer dans notre vie. Ce que Jésus désire, c’est le salut de l’homme. Des Pharisiens choisissent délibérément de s’éloigner de lui plutôt que de le placer au centre de leur vie. C’est ainsi qu’il ne peut pas les atteindre, ni les guérir, ni les racheter. A la suite de Jésus, en grande douceur et humilité, nous voulons ouvrir un chemin de Salut aux souffrants que nous rencontrons. Nous suivons le Chemin de la Vie, et la même puissance d’amour de Dieu qui animait Jésus nous est donnée. C’est avec Lui, par Lui, et en Lui que nous œuvrons, comme lui agissait par le Père. Jésus a été plongé dans un monde de violence et d’obscurités. La réalité de la Croix est déjà présente à Noël. Plongés dans la tendresse et la bonté de notre Père, nous sommes solidaires de notre Peuple. Nous ressentons pour lui le même besoin de libération que celui qu’éprouvait Jésus afin que son peuple entre dans la joie de Dieu.

« Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Jésus appela ses douze disciples : Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Dans un monde en désarroi, où rien ne semble tenir debout longtemps, Jésus rappelle la présence de Celui qui est le fondement de tout. La vocation première des Douze sera la prière. Il faut tout d’abord restaurer le lien personnel et explicite avec le cœur de Dieu : « Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Nous demandons de voir avec les yeux du Christ. Nombreux sont celles et ceux qui attendent que nous annoncions Jésus. La Mission que le Père lui a confiée et pour laquelle il a été envoyé nous est transmise. Jésus passe encore avec nous sur nos chemins désolés comme il y est passé naguère avec ses disciples. Il nous invite à prêter main forte à la moisson pour nous assurer que les bergers ne manquent pas. Aujourd’hui encore, il nous donne son Esprit Saint, comme il l’a donné à ses apôtres pour que nous réalisions une œuvre de Paix. Ainsi, Jésus continue son Chemin de vie avec nous.

"Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité." Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. Jésus a choisi douze hommes sans influence, d’origines variées qui se sont laissés attirer par sa Parole et qui marchent avec lui sur la route. Il en fera des pasteurs selon le cœur de Dieu. Il les envoie. La qualité de l’envoyé est le désintéressement. L’annonce des paroles qui peuvent guérir se fera d’abord par la vie des envoyés. Elle est issue d’un don et d’une réponse à un appel qui est devenu le fondement d’une civilisation plus humaine. Jésus reste une référence toujours nouvelle pour éveiller la générosité dans nos cœurs, susciter un esprit de gratuité. C’est le seul comportement qui peut déplacer le centre d’intérêt de l’homme ailleurs qu’en lui-même. Jésus nous donne d’être lumineux de sa vie en nous donnant le bonheur qui vient de Dieu. Nous avions nous aussi été plongés dans la détresse de notre Peuple, mais l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs pour que nous réalisions une communauté fraternelle ou le pauvre aura la première place. Dieu ne veut pas d’une humanité oppressée qui soit la proie de la haine, il veut pour elle le bonheur.

Nous demandons la grâce de devenir ce que nous recevons dans l’Eucharistie, le Corps du Christ.

Vos témoignages

  • Hubert 4 décembre 2021 13:16

    En grande union de prière en Eglise en ce temps de l Avent cher Pere

  • pierre 4 décembre 2021 08:24

    Le Bon Berger n’a pas de raison d’être sans ses Brebis.

    Nous oublions facilement que Jesus est plus attaché à notre désir de Bonheur que nous même.

    La spectacle de la transhumance des moutons a disparu des sociétés modernisées où le vivre ensemble se rétréci inexorablement au comportement moutonnier.

    Le Bon Pasteur nous invite à partager Sa Béatitude, Sa Joie, Sa Grâce, Sa Vie, Son Esprit.

    Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. Il compte le nombre des étoiles, il donne à chacune un nom.

    Il est grand, il est fort, notre Maître : nul n’a mesuré son intelligence. Le Seigneur élève les humbles et rabaisse jusqu’à terre les impies.

    La derniere observation d’Isaie devrait nous alerter sur la tentation de la Brebis perdue.

    L’impiété, la vie sans reconnaissance de Celui qui donne Sa vie pour ses Brebis est sans remède

    À contrario le Disciple de Jésus, envoyé vers Sa Brebis perdue a déjà trouvé le Bonheur du Ciel sur la terre.

    l’humilité de Demeurer dans l’Esprit de Jesusnous recentre sur l’essentiel au lieu de nous disperser vers des vanités périssables.

    Oui la Sagesse de Jésus est indépassable et nous rend bienheureux…si nous la préférons vraiment.

  • Théo 3 décembre 2021 20:37

    Que de merveilles dans cette homélie tellement actuelle pour le monde

    Merci cher Père !

  • pierre 5 décembre 2020 15:27

    Tant qu’on est mal aimé, il est facile de rester ronchonchon.

    Avec Jésus, ce n’est plus possible : il ne nous juge pas indigne d’amour (ce qui nous manque dans les moments difficiles) mais il vient nous témoigner personnellement (entre 4 yeux - face à face ) et collectivement (réunis dans un festin de noces ) que Son Amour est le plus grand et demeure surabondant : Il est le Dieu qui se donne a l’humanité pour que l’humanité puisse enfin aimer comme Dieu aime.

    Il fait corps avec nous dans les joies comme dans les peines, pour nous faire dépasser tous les obstacles « par la grâce de l’Esprit Saint »

  • Justine 6 décembre 2019 20:11

    Merci pour cette homélie et pour les réflexions profondes ; prions les uns pour les autres pour que malgré tout combat dans le cœur, Dieu puisse entrer dans la vie de chacun. Prions pour nos ennemis qui nous veulent du Mal et bénissons-les avec Jésus dans Son Esprit Saint qui nous délivre du Mal.

  • pierre 9 décembre 2017 05:12

    On reçoit de Dieu autant que l’on en espère. C’est toute la vie d’Israël, du peuple de Dieu qui en témoigne, à la suite des prophètes inspirés par l’Esprit Saint.

    Jésus par sa prière conduit ses disciples sur ce chemin où lui même demeure exemplaire : il espère la conversion de l’humanité toute entière, pour l’intégralité de chacun, et pour l’ensemble des humains, il est le bon berger.

    La prière est un appel qui nous rapproche de la Confiance en Dieu, où Jésus nous précède toujours, pour nous faire intervenir à sa suite, et dans son Esprit Saint auprès de ceux qui s’en éloignent.

    Ce service de l’Amour Divin, nous invite et nous engage à demeurer dans une disponibilité-liberté-gratuité intérieure que seul Jésus peut entretenir pour ses disciples, afin d’être proche de Lui, en réponse à son Amour Divin, « un vrai semblable, en Esprit et en Vérité » pour le prochain ou les brebis perdues à rassembler en son Nom.

    Dans les temps d’obscurité « entre chien et loup » nous avons besoin de toute la clairvoyance du Maître de la moisson pour ne pas nous tromper sur la bonne manière d’intervenir. Si ce n’est pas au Nom du Père, du Fils et du St Esprit, ce peut être la vanité, l’insatiabilité et l’esprit du tentateur qui dévorent notre humanité.

    Par Lui, avec Lui, en Lui, nous entrons, progressons, demeurons dans le Royaume de Dieu où l’Esprit Saint nous inspire comme on respire "au rythme de la Parole Divine rencontrée quotidiennement, comme on parle à un ami.