Jeudi 12 octobre 2017 — Dernier ajout samedi 14 octobre 2017

Temps de l’Avent. 21 décembre

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. 

Ct. 2, 8-14
Ps. 32
Lc. 1, 39-45

  • Le jeudi 21 décembre 2017 iCal
    Jours précédant Noël 5 : Temps de l’Avent. 21 décembre

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Marie franchit en grande vitesse une région de montagnes. C’est la hâte de l’amour de son Enfant qui l’attire de l’intérieur et la pousse plus avant. Marie gravit ce chemin portant en elle le Fils du Père, son fils tendrement chéri. Elle atteint le village du sud du pays. C’est avec un grand désir que nous recevons cet Evangile. Le bonheur d’accueillir Marie chez nous est grand, car elle emmène avec elle Jésus, le Seigneur. Quand Marie vient dans notre cœur, l’Esprit Saint entre avec elle dans une nouvelle Alliance d’amour. C’est réconfortant quand nous vivons une époque difficile ! Que de constats d’échec dans nos milieux de travail, dans nos communautés. L’atmosphère est devenue difficile à assumer partout. Pourtant, l’Esprit Saint fait encore son œuvre d’amour. C’est le mystère de l’enfant de Dieu qui sommeille en chacun de nous. Visités par Dieu à Noel, nous prenons le temps de vivre ces sentiments d’Amour. Recevant Marie qui franchit les obstacles avec énergie, nous pouvons faire comme Élizabeth qui voit l’œuvre de Dieu se réaliser autour d’elle. Nous sommes comblés au delà de toute mesure par un Dieu tendre et miséricordieux.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Marie entre dans la maison de Zacharie et salue Élisabeth. La parole de Marie réveille l’enfant de sa vieille cousine Élisabeth, qui, en la voyant crie sa joie. Dieu donne le « secret » de Marie à Élisabeth qui réalise son mystère : Remplie de l’Esprit Saint, Élisabeth s’écrie d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes… Heureuse es-tu, toi qui as cru ! » Le récit de ce jour est un choc ! Nous voyons des choses tellement merveilleuses se produire devant nous. Avec Elisabeth, c’est tout un peuple qui voit son avenir s’ouvrir avec la venue d’un Messie. Nous sommes à l’image de l’unique Enfant du Père et de Marie. Ce qui se passe en Élisabeth peut encore se passer en nous. Croire, c’est voir l’invisible, nous portons au fond de nous un mystère de vie, un amour qui nous dépasse. Seule la foi permet de « voir » Jésus, elle lui permet d’agir dans l’Esprit Saint. Nous portons le même mystère d’amour invisible que Marie.

Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Avec Noël, nous prenons conscience que Jésus est à naître au fond de chacun de nous. Tous les espoirs sont permis, Jésus donnera suite à toutes les paroles qu’il a dites, jusqu’à leur plein accomplissement. Aujourd’hui encore, il s’agit pour nous d’accueillir Marie dans notre cœur, Dieu fait désormais toutes choses nouvelles.Cette union d’amour forme Jésus en chacun de nous. Quand Marie nous salue, Jésus présent réveille l’enfant de Dieu qui est en nous, et le Saint-Esprit travaille pour que cet enfant grandisse. Accueillir le Royaume de Dieu c’est croire comme Marie à l’Annonciation. La foi en Jésus « met en œuvre » l’Esprit Saint qui réalise en nous une humanité nouvelle. Nous faisons partie des générations qui disent Marie bienheureuse. Dieu notre Père a voulu passer par le chemin de Marie, petite fille d’Israël, pour nous donner Jésus. Dieu vient dans notre chair humaine, son Amour va prendre en nous toute sa place. Ainsi, nous devenons ce que nous sommes, son enfant bien-aimé. Aujourd’hui l’Église nous donne Jésus dans l’Eucharistie. Le mystère de la Parole réveille en nous le don de Dieu. Marie a boulangé le Pain, dit Saint Bernard. Qu’elle prépare encore nos cœurs à la venue de son fils Jésus.

Nous demandons la grâce de déborder d’action de grâce.

Vos témoignages

  • Marie-Laure 21 décembre 2016 03:26

    Cher Père, le temps semble nous échapper et cependant en Dieu le temps n’existe pas.
    Vos homélies me permettent de m’arrêter, de ’voir’ grâce à la foi, avec vous, ces merveilles qui nous dépassent. Oui, l’Enfant Jésus et sa Mère , notre Mère , sont tout proches, s’offrent à nous.

    Vos homélies me ramènent à cette belle Réalité, peut etre la seule finalement, malgré tout ce que le monde veut proposer..

    Dieu avec nous, soyons avec Lui, et avec les uns et les autres en ce temps si plein d’espérance et d’Amour, Tendresse..

  • 21 décembre 2015 07:13

    Vivre cette journée avec et en Marie, la prendre comme exemple, avec Elisabeth, accueillir Marie en nous et savoir que Dieu fait aussi des merveilles en chacun de nous, car Il est Dieu, Il est Amour et Vie.

    Merci, Père Gilbert pour cette homélie pleine d’espérance.

    • Temps de l’Avent. 21 décembre 21 décembre 2016 20:31, par Eugène Langevin

      Père Gilbert Adam,

      j’ai toujours été ému de voir la rencontre de ces deux Femmes de Dieu qui se rencontrent comme Deux Grandes Amies et aussi amies de Dieu. Cela fait contraste avec le monde profane d’aujourd’hui.
      Sans l’Amour de Dieu, dans la vie actuelle, que pouvons-nous faire ? Agir comme des païens, c’est imiter les gens sans Dieu et la vulgarité nous envahit pour enténébrer la douleur des aînés qui croient encore, heureusement, au Dieu vivant. J’aime vos homélies Père Gilbert Adam, car elles touchent mon cœur.
      Merci. Eugène Langevin.