Lundi 16 octobre 2017 — Dernier ajout mardi 17 octobre 2017

Temps de l’Avent. 23 décembre

« Que sera donc cet enfant ? »

Ml. 3, 1-4.23-24
Ps. 24
Lc. 1, 57-66

  • Le samedi 23 décembre 2017 iCal
    Jours précédant Noël 5 : Temps de l’Avent. 23 décembre

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.

Nous comprenons la joie d’Élisabeth : « Dieu a enlevé ma honte, » disait-elle. La naissance de Jean-Baptiste prépare la Naissance de Jésus. "Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur. Le voilà, il est pareil au feu du fondeur, il est pareil à la lessive des blanchisseurs, et il s’installera pour fondre et purifier. » Tout le voisinage et les amis sont aux aguets ! Alors qu’il officiait au cœur du Temple de Jérusalem, Zacharie reçoit de l’ange Gabriel la promesse d’un enfant à venir, et l’ange précise : « Tu lui donneras le nom de Jean. » Zacharie se met à douter, et se retrouve privé de l’usage de la parole. Sa liberté intérieure est respectée, il va se fier à Elisabeth. Nous accueillons Jean Baptiste, le prophète qui vient et qui annonce Jésus. S’il y a la Beauté d’une naissance, d’un commencement avec sa promesse et ses réjouissances, la naissance de Jean le Baptiste annonce la naissance de Jésus. Il nous est bon de rendre grâce pour cette naissance. C’est une joie toute humaine pour les parents de l’enfant avec leur famille, et pour le voisinage. Cependant la bonne nouvelle va plus loin, elle nous entraine, elle nous sort de nous-même et nous conduit vers la vie véritable.

"Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle." Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. La volonté des hommes face à la volonté de Dieu est une épreuve qui traverse toute vie. Le nom de l’enfant, qui vient d’un souffle intérieur entre Elisabeth et Zacharie, fait rupture. En imposant un Nom nouveau à l’enfant, une liberté surgit, car cela ne se passe pas comme prévu. Ce fils, dont « l’énergie et l’influence » vont être étonnantes, annonce un monde nouveau. En effet cet enfant annonce un autre enfant, celui de Marie ! Dans la Bible, le nom d’un être le représente tout entier, il est bien plus qu’une simple appellation. Donner un nom à quelqu’un, c’est dire qui il est, et plus encore, avoir prise sur lui. C’est donc un choix essentiel. Le Nom de Jean est le mystère qui annonce la naissance d’un Nouvel Amour. Il nous faut réapprendre l’identité la plus profonde de notre être. Que nous devenions ce que nous sommes : l’enfant tendrement aimé de notre Père.

"À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu." La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. Zacharie et Elisabeth représentent l’histoire passée du Peuple de Dieu, et toute la contrée est là ! Aujourd’hui, Dieu fait des choses admirables, Dieu renouvelle toutes choses, « Dieu fait grâce. » Zacharie avec Elisabeth ouvrent une voie nouvelle. Dieu agit, il répond à notre appel véritable. Jean est l’annonce d’une nouvelle naissance pour nous. Nous sommes concernés comme les voisins et les gens de la parenté d’Élisabeth qui apprirent que le Seigneur avait fait preuve envers elle d’une grande compassion. Et ils se réjouirent avec elle ! Nous aussi, nous entrons déjà dans une joie nouvelle. Dans le Christ, nous renaissons à une vie nouvelle. En portant le beau nom de « Chrétien, » nous retrouvons notre identité véritable. Jésus nous fait entrer dans une filiation nouvelle, il fait de nous ce que nous sommes.

Nous demandons la grâce de nous laisser purifier par cette naissance pour renaitre.

Vos témoignages

  • Caroline 22 décembre 2016 20:50

    Jésus fait de nous ce que nous sommes.
    Merci Seigneur, Tu es vraiment le Seigneur des vivants. Fais naitre en nous notre véritable identité d’enfant du Père, comme Toi Tu l’avais vécue, comme Marie l’avait vécue, dans la pleine liberté de l’Amour. Merci.

  • 22 décembre 2015 20:46

    Comme c’est vrai-nous avons besoin d’apprendre que nous sommes l’enfant bienaimé du Père. C’est en effet notre vrai identité.
    A quelques heures de la fête de Noel, que l’Esprit Saint nous le révèle de plus en plus.
    Merci tellement, Père Gilbert ; vos homélies sont source d’inspiration pour la prière.