Mardi 31 octobre 2017

Tous les Saints

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

Ap. 7, 2-4.9-14
Ps. 23
1 Jn. 3, 1-3
Mt. 5, 1-12

  • Le mercredi 1 novembre 2017 iCal
    Fêtes liturgiques : Tous les Saints

"Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Les Béatitudes sont vraiment la perle de l’Évangile, elles sont un portrait de Jésus et nous décrivent ses traits. Jésus nous donne le sens de chacun de ses miracles, de chacune de ses paraboles. Nous voulons les garder en mémoire, au fond de nous. Nous gardons les Béatitudes dans notre cœur, en voyant Jésus agir, en entendant ses paroles, en l’écoutant, nous savons ce que signifie avoir le cœur pur, être pauvre, doux, miséricordieux ou artisan de paix. Heureux ceux qui refusent la volonté de puissance, ceux qui acceptent de combattre sans haïr, ceux qui savent ne pas abuser de leurs forces, ceux qui laissent toujours aux autres un espace où être libres et les moyens de se dépasser. C’est la douceur même du Christ qui pouvait dire : « Chargez-vous de mon joug, et mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de cœur. » La fraîcheur de l’Evangile nous apparaît, elle nous amène au réalisme chrétien qui est à base de vérité intérieure et d’accueil filial de ce que Dieu fait, de miséricorde inlassable envers le monde. Jésus ne parle jamais de lui, il explique que la semence, c’est la Parole, et les sols qui la reçoivent correspondent à nos diverses situations humaines ou spirituelles. Il a soif que toute l’humanité sortie du cœur de son Père, soit ramenée vers Dieu. Les béatitudes sont un chemin pour nous faire pénétrer dans l’amour de la Trinité, « je suis le Chemin, » dit Jésus.

 Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux." Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
La première béatitude de Jésus s’adresse à tous ceux qui ont un cœur assez pauvre pour se retrouver petit devant Dieu, les mains ouvertes pour recevoir de lui seul la force et l’espérance. Le mot de « pauvre, » a déjà une longue histoire quand Jésus a prononcé les Béatitudes. Avant, le pauvre était l’homme courbé, abaissé, opprimé, incapable de résister et de tenir tête, celui qui devait toujours céder aux puissants. L’accent était mis sur l’humiliation du pauvre qui fait figure d’homme paisible, soumis, mais qui met sa confiance en Dieu et attend de lui son secours. Nous jugeons sur des signes extérieurs trompeurs de richesse ou de pauvreté, Dieu, lui regarde le cœur, car on peut être riche avec un cœur de pauvre, et pauvre avec un cœur de riche. Dieu a une tendresse spéciale pour ceux qui manquent de tout. Tout comme une mère garde des trésors de patience et de compréhension pour celui de ses enfants qui est le plus fragile et le plus démuni.

"Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! Les Béatitudes nous emmènent jusqu’à la croix où, dans sa souffrance, Jésus s’adresse avec douceur à sa mère : « Femme, voici ton fils », puis au disciple bien-aimé : « Voilà ta mère. » Dieu aime tout homme comme il est, dans un monde où les relations sont durcies, et ou nous dressons des barrières. Jésus les détruit, il arrive là ou la haine parasite dans le cœur la justice et la liberté.

Le monde « dominateur, jouisseur, orgueilleux » veut se sauver par lui-même et il fait tourner autour de lui toutes choses. Ce monde est à l’intérieur de chacun de nous et tous les Saints sont sortis vainqueurs de ce combat. Marie nous est donnée, elle est devenue la Reine de tous les Saints. Notre Espérance est de prendre ce chemin de l’ouverture à l’autre, le Chemin de l’Amour en regardant vers Jésus. Notre joie est immense, dans le combat de l’amour nous sommes heureux, car nous pouvons aspirer au Royaume. Heureux, nous marchons à la suite de Jésus et de Marie, nous savons que notre Chemin est sûr. Aujourd’hui nous renouvelons notre espérance dans le Royaume.

Nous demandons la Grâce d’entendre ces Paroles de Vie pour prendre le Chemin des Béatitudes, le chemin de l’Amour.

Vos témoignages

  • pierre 1er novembre 2017 10:17

    Jésus-Christ nous appelle, nous conduit, et nous accompagne, vers cette ultime réalité désirable et agréable qui nous dépasse personnellement et collectivement : La béatitude de l’Amour Divin pour tous et sans fin.

    Sans Lui nous sommes en deçà de la condition humaine, vivant comme les animaux, sans Parole et dans l’anonymat impersonnel. Avec Lui nous découvrons des situations et des relations humaines, agitées par les tentations entre le bien et le mal, mais toujours dépassées par Sa Parole et Son Témoignage.

    En union de Vie avec Lui, nous réalisons enfin, que cette Parole et ce Témoignage nous sont indispensable pour vivre vraiment, car elle nous accompagne au delà de nous mêmes, en tout Temps et en tout Lieu, vers cet ultime et sublime désir de la vie humaine, qui est de demeurer avec les vivants pour l’Eternité.

    Ceux que l’on appelle « les saints » sont pour nous des frères et sœurs bienheureux parce que leur vie a été illuminée par cet appel qui vient de Lui : bienheureux si vous aimez comme il vous a aimé".

  • 1er novembre 2017 08:49

    Si aujourd’hui tous les Saints du ciel sont vraiment là, alors qu’ils agissent très fort pour toi P.Gilbert , pas seulement aujourd’hui mais tout le temps.

  • Catherine 30 octobre 2017 21:09

    Merci Père Gilbert pour ces paroles, pour la foi qui vous anime.

  • 1er novembre 2015 06:42

    Bonne fête, P. Gilbert, pour moi, vous êtes un SAINT prêtre de l’Église catholique. Et MERCI pour le cadeau que vous êtes. Mais
    Je me demande quand même ce que ça veut dire la sainteté ??

    • Tous les Saints 1er novembre 2015 12:24, par Père Gilbert Adam

      Ma chère Helene, voici un petit exemple :

      Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
      Le Dialogue, ch. 41 (trad. Hurtaud, Téqui 1976, p. 131 rev)
      « Je crois à la communion des saints » (Credo)

      Dieu a dit à Sainte Catherine : L’âme juste qui achève sa vie dans la charité est enchaînée désormais dans l’amour et ne peut plus croître en vertu ; le temps est passé. Mais elle peut toujours aimer de l’amour qu’elle avait quand elle est venue à moi, et qui est la mesure de son amour (Lc 6,38). Toujours elle me désire, toujours elle m’aime, et son désir n’est jamais frustré : elle a faim et elle est rassasiée ; rassasiée, elle a encore faim ; elle échappe au dégoût de la satiété comme à la souffrance de la faim. C’est dans l’amour que les bienheureux jouissent de mon éternelle vision, et qu’ils participent à ce bien que j’ai en moi-même et que je communique à chacun selon sa mesure ; cette mesure, c’est le degré d’amour qu’ils avaient en venant à moi.

      Parce qu’ils sont demeurés dans ma charité et dans celle du prochain et qu’ils sont unis par la charité, chacun se réjouit de participer au bien des autres, en plus du bien universel qu’il possède. Les saints partagent la joie et l’allégresse des anges, au milieu desquels ils sont placés… Ils participent aussi tout particulièrement au bonheur de ceux qu’ils aimaient sur terre, plus étroitement, d’une affection à part. Par cet amour ils croissaient ensemble en grâce et en vertu ; l’un était pour l’autre une occasion de manifester ma gloire et de louer mon nom. Cet amour ils ne l’ont pas perdu dans l’éternelle vie, ils le gardent toujours. C’est lui qui fait surabonder leur bonheur, par la joie que chacun ressent du bonheur de l’autre.

      • Tous les Saints 1er novembre 2015 13:10

        On ne peut pas être tous les grands saints, Père Gilbert

        J’aime Sainte Thérèse de Lisieux, elle sentait vraiment sa faiblesse, et elle disait à Jésus son impuissance de devenir une sainte, mais elle est devenue sainte dans la Sainteté de Jésus, son Bienaimé. Ce n’est pas cela ? Dieu Seul est Saint, elle a vu Jésus Seul est Saint.
        Nous, on ne peut pas, mais Lui Il peut. Cela ne peut pas être impossible de devenir saints, car c ’est Dieu qui le veut et qui croit en nous et nous donnons la possibilité de le devenir. Peut-être qu’on a besoin de se reconnaître d’abord dans cette impossibilité de devenir saint pour laisser Dieu nous le rendre.

      • Tous les Saints 1er novembre 2015 13:16

        Cher Père Gilbert,

        être saint, n’est-ce pas de vivre de la Vie Divine, l’Amour de Dieu ?

        Je dirais qu’on a une image fausse de la sainteté. Je crois que c’est d’être le plus unie à Jésus, et sûrement pas un comportement ’moral’. Notre Mère, l’Eglise, nous donne tant de moyens, et oui, merci Père Gilbert, de vous mettre au service du peuple de Dieu, pour notre sanctification. Nous devons prier pour vous aussi, pour votre sanctification, que nous soyons saints tous ensemble. Pad de rivalité dans l’Amour et nous sommes chacun les enfants chéris de Notre Papa Chéri du Ciel, on peut en être certain…

      • Tous les Saints 2 novembre 2015 09:50

        Le premier saint : le Bon Larron. N’oublions pas que c ’est bientôt l’année de la miséricorde, une chance pour l’humanité de s’approcher pleinement de Dieu Notre Père.

  • 31 octobre 2015 22:59

    Bonne fête de tous les Saints, Père Gilbert ! Que vous receviez pleines de grâces aujourd’hui. En communion des saints, en communion avec l’Eglise. Merci beaucoup pour votre site !