3e dimanche de Carême, année C

Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Samedi 27 février 2016 — Dernier ajout vendredi 26 février 2016

Ex. 3, 1-8.10.13-15 Ps. 102 1 Co. 10, 1-6.10-12 Lc. 13, 1-9

  • Le dimanche 28 février 2016 iCal
    Troisième semaine de Carême : 3e dimanche de Carême, année C

A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice.

Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Ce que Jésus désire pour nous qui sommes en carême est important, il nous veut doux et humbles de cœur. La Parole réalise pour nous une lumière juste qui nous donne d’avancer. Jésus nous demande de considérer notre propre situation actuelle. Dans notre marche vers Pâques, de ne pas nous évader, mais de considérer notre actualité . Quelles que soient nos difficultés, nous contemplons le regard d’amour bienveillant de Dieu posé sur nous, car nous portons tous le poids du jour. Dieu voit la misère dans laquelle nous nous trouvons, il connaît en vérité nos souffrances et il vient pour nous sauver. Les événements quotidiens tellement douloureux comme l’affaire des Galiléens massacrés pendant le sacrifice, ceux qui trouvent la mort dans l’effondrement de la tour, font partie de notre vie ! Dans la Foi, nous savons que le Christ, frappé au Calvaire, est avec nous et qu’il nous donnera le sang de l’Eucharistie et l’eau du Baptême qui ont jailli de son cœur pour raviver notre vie. Aujourd’hui encore Dieu prend patience, il nous accompagne.

Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Jésus nous appelle à considérer notre manière de vivre, pour qu’elle nous conduise vers une vie pleine, durable. Il nous dit, sans lien apparent, et par deux fois, qu’il veut que nous entendions la Parole, sans nous inquiéter, mais pour sortir de la torpeur. C’est si important pour nous de nous réveiller, de nous reprendre, pour nous situer dans une communion nouvelle avec tous, pour ensemble nous convertir au plein amour de Jésus. Dieu est là sans cesse au milieu de nous, il nous enveloppe de sa tendresse en nous prenant là, où nous en sommes. Si nous lui remettons tout ce qui nous habite, il transforme notre vie et se sert du chemin si bouleversé qu’il soit, pour en faire une vraie merveille d’amour. Alors tout va concourir à notre bien, à ce bonheur qu’il veut pour nous. Ce temps est un temps de délivrance que Dieu nous donne. Comme Jésus rencontre les personnes qui sont dans la détresse, aujourd’hui, nous rencontrons la misère du peuple de Dieu dans les hôpitaux psychiatriques, dans les hospices. Partout, dans l’exil de l’humanité où l’on est seul et manquant d’amour, Dieu est là, il agit.

"Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas." Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » Nous pouvons entendre la consolation que Jésus nous offre si nous sommes sur un chemin de conversion. Dieu nous aide, il nous conduit, nous tend la main, il est toute patience envers ceux qui cherchent à marcher vers la lumière. Percevoir cette bonté forte nous appelle, nous encourage à aller notre propre chemin. Le véritable chemin est celui qui nous conduit, à travers la pauvreté et le désir, à la vérité de notre être véritable. Ainsi Dieu demande que nous nous convertissions, que nous demeurions délibérément sur son cœur, afin que là, nous trouvions la vie, et que de là, nous donnions la Vie. Jésus travaille la terre de notre cœur pour qu’elle porte du fruit, Dieu voit la misère dans laquelle nous sommes. Il veut que nous le regardions, que nous ayons confiance en lui, que nous nous nourrissions aux sources de la vie qu’il nous donne. Alors la vie jaillira et nous serons sauvés. Dieu alors nous enverra sauver notre peuple avec Lui.

Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu a vu la misère de son peuple au désert et qu’Il prend soin de nous.

Vos témoignages

  • Coeur de Jésus 28 février 2016 08:21, par Hervé H.

    Reposer sans cesse sur le Cœur sacré de Jésus. Il est, Lui, le véritable Amour immortel qui brule sans se consumer.Il est bon et nécessaire de se reposer sur ce Cœur avec une infinie confiance. .. Oui, merci cher Père Gilbert de nous y encourager.

  • Marie-Sophie 27 février 2016 17:28

    Je prie pour la grâce de prier avec le cœur pendant ce temps de Carême, j ’espère me rapprocher à la douceur et à l’humilité du Cœur de Jésus. Merci Père Gilbert de nous orienter vers ceci à travers vos homélies.

  • P. Corneille ATATI 24 février 2016 12:12

    Bonjour Père, Juste vous dire toute ma gratitude pour ce précieux service que vous nous rendez dans la méditation de la Parole de Dieu. Fraternelle union de prière. P. Corneille ATATI

    • 3e dimanche de Carême, année C 24 février 2016 21:15, par Père Gilbert Adam

      Merci cher Père, C’est un tel bonheur Nous prions ensemble

    • 3e dimanche de Carême, année C 1er mars 2016 22:07, par A.Sylvestre

      Ne Faudrait-il Nous Poser Sur La Réplique-tournant De Jésus ? A A Voir Les Propos De Jésus À La Fin Du Chapitre 12, C’est Bien Que Les Galiléens Avaient Tort. Ils Présentaient Non Par Amour Leur Sacrifice. Des Différends Intracommunautaires Et Relationnels N’en Manquaient. Ainsi, Jésus Interpelle Les Soi-disant Crédibles Rapporteurs : Avant De Juger, Juge-toi D’abord, Me Dit Jésus. Avant D’aller Offrir, Demandons D’être Purifiés Puisque Nous Ne Prétendrions Nous Surestimer Trop Indemnes. N’est-ce Pas Cela Que Fait Le Prêtre Quand Il Se Lave Les Mains Avant D’offrir Le Sacrifice ? Absolument Oui. Examinons-nous Toujours. Oui, Par Dessus Tout, Dieu Nous Attend Inlassablement. Il Attend Doucement Notre Réponse, Notre Fructification Émanant De Son Arrosage Sacramentel Purificateur. Quel Splendide Amour Miséricordieux Et Compatissant ! Abbé Sylvestre VYUMVUHORE, GITEGA-BURUNDI.

      • 3e dimanche de Carême, année C 2 mars 2016 09:40, par Père Gilbert Adam

        Oui mon cher Sylvestre, Il faudrait se poser le pourquoi de la réplique de Jésus Ils présentaient leur sacrifice non par amour . Des différences intracommunautaires et relationnels ne manquaient pas. Ainsi, Jésus les interpelle Avant de juger, juge-toi d’abord. Avant d’aller offrir le sacrifice, nous demandons d’être purifiés puisque nous ne prétendons pas nous surestimer trop indemnes. C’est cela que fait le prêtre quand il se lave les mains avant d’offrir le sacrifice Examinons-nous toujours. Oui, par-dessus tout, Dieu nous attend inlassablement. Il attend doucement notre réponse. Notre fructification émanant de son arrosage sacramentel purificateur. Quel splendide Amour Miséricordieux et Compatissant ! Merci mon cher Sylvestre