Dimanche 4 mai 2014

3e dimanche de Pâques, année A

« Les disciples se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? »

Ac. 2, 14… 28 Ps. 15 1P. 1, 17-21 Lc. 24, 13… 35

  • Le dimanche 4 mai 2014 de 00:00 à 23:30 iCal
    3e semaine de Pâques : 3e dimanche de Pâques, année A

Et voici que, ce même jour, deux d’entre eux faisaient route vers un village du nom d’Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades, et ils conversaient entre eux de tout ce qui était arrivé.

Et il advint, comme ils conversaient et discutaient ensemble, que Jésus en personne s’approcha, et il faisait route avec eux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître." Que s’est-il donc passé chez ces hommes qui vont vers Emmaus pour qu’ils soient désespérés à ce point ? « Ça fait le troisième jour qui passe, » disent-ils. Ils évoquent les souvenirs qu’ils ont vécus avec Jésus et surtout sa crucifixion ! Comme ces jours ont été très longs après ce scandale, des jours de longue épreuve. Cela fait trois jours ! « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant, » dit l’inconnu qui marche avec eux. « Comment ! Tu ne sais pas disent-ils tout tristes ! » Jésus de Nazareth a été cloué au bois ! Cet homme juste en qui nous avions mis notre espérance ! Nous croyions vraiment que c’était lui qui allait sauver Israël. Après ce qui s’est passé, notre espérance est finie." Les disciples sont dans une grande souffrance ! Nous le comprenons bien, combien de personnes se révoltent à cause des guerres, de la torture des innocents dans le monde ! C’est véritablement une objection sérieuse pour l’acte de foi en un Dieu bon.

« Ce qui concerne Jésus le Nazarénien, qui s’est montré un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, comment nos grands prêtres et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort et l’ont crucifié. Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël ; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées ! Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, stupéfiés. S’étant rendues de grand matin au tombeau et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire qu’elles ont même eu la vision d’anges qui le disent vivant." L’homme qui chemine avec eux prend soin de les écouter, il a de l’espérance au cœur. Quand ils ont fini de parler, ils commencent à retrouver une petite espérance. Sa présence empêche l’angoisse d’une prochaine nuit. "C’est vrai disent-ils, nous avons été bouleversés par quelques femmes qui sont allées au tombeau ! Il était ouvert, mais lui, Jésus, elles ne l’ont pas vu. On dit même que les apôtres ont été voir et qu’ils ont trouvé les choses comme les femmes l’ont dit. Alors Jésus prend la parole : « Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes, et Il leur expliqua, dans toutes les Écritures… ce qui le concernait. »

« Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. » Il entra donc pour rester avec eux. Et il advint, comme il était à table avec eux, qu’il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent… mais il avait disparu de devant eux. Et ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? » Pierre qui affirmera la résurrection de Jésus reprendra ce qui s’est passé : Jésus est venu en faisant le bien ; Il a fait parler les muets ; Il a fait voir les aveugles ; Il a ressuscité Lazare, et on l’a mis sur la croix ! Mais il a été remis debout ! » Il est ressuscité et la mort est vaincue, la haine est dépassée, Dieu, dans son amour est victorieux. La victoire de l’amour agit désormais dans nos vies ! A la suite des disciples d’Emmaus, nous reconnaissons Jésus dans la fraction du pain. Nous sommes vainqueurs par l’amour de Jésus qui nous sauve, désormais Jésus est ressuscité dans nos cœurs.

Nous demandons la grâce d’écouter Jésus et de lui répondre par un amour qui donne la vie.