Dimanche 8 octobre 2017 — Dernier ajout lundi 9 octobre 2017

3e dimanche de l’Avent, année B

« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »

Is. 61, 1-2a.10-11
Ps. Lc. 1, 47-55
1 .Th. 5, 16-24
Jn. 1,6-8.19-28

  • Le dimanche 17 décembre 2017 iCal
    Semaine Avent 3 : 3e dimanche de l’Avent, année B

Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.

Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Jean Baptiste est le reflet de la lumière, il a été visité dès le sein de sa mère par Jésus, il est mû par l’Esprit Saint. « Je suis la voix qui crie, dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur. » Une voix ! Il devait être d’une grande douceur, cet homme vêtu de poils de chameau. Il devait être d’une immense tendresse, cet homme qui mangeait des sauterelles et du miel sauvage. Il devait être d’une douce bonté, le précurseur, qui montre Jésus du doigt. Il est sensible a l’envoyé de Dieu dont la croix est déjà annoncée dans la rencontre du Jourdain. « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ! » Inlassablement, Jean le Baptiste renvoie au plus grand qui vient derrière lui et qui va « se manifester à Israël » : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ! » Comment découvrir celui qui se cache ? Jean le Baptiste suggère une attitude fondamentale, celle de l’humilité. Dans nos vies c’est aussi bien souvent comme cela . Cette parole a été accomplie d’une manière très étonnante par Jean-Baptiste. Si nous voulons devenir « ce que nous sommes, » des « prophètes, » il faudra passer par ce chemin d’appauvrissement. Alors, l’Esprit Saint, l’esprit de prophétie sera sur nous. Il est le plus fort, encore faut-il que nous croyions en lui. De tout temps, les prophètes ont lu le présent du peuple de Dieu en se référant aux événements fondateurs et aux promesses du Maître de l’histoire.

"Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Jean Baptiste répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Le témoignage de Jean le Baptiste a d’autant plus d’impact qu’il répond à des prêtres et à des lévites mandatés par les autorités religieuses de Jérusalem. Les questions sont précises elles amènent Jean Baptiste à récuser successivement trois rôles : Il n’est pas le Messie ; Il n’est pas Élie revenu qui doit inaugurer les derniers temps. Dans le temps de l’Église, l’Esprit Paraclet réalisera à l’intime de nos cœurs une anamnèse actualisant des paroles de Jésus et un réveil de l’espérance dans ses promesses.

"Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. Ces « visiteurs » ne sont pas situés au niveau de l’accueil de l’amour de Dieu, ils sont au « niveau » d’un contrôle d’identité. Ils doivent rendre un bilan à ceux qui les ont envoyés. Alors ils vont passer à coté de l’essentiel et ils ne rencontreront pas le Précurseur de Jésus ! Jean-Baptiste fait face à ce rejet, il sait que ces envoyés qui viennent de Jérusalem, décideront la préparation du rejet de Jésus. La réponse de Jean-Baptiste : « Je suis la voix, » n’a pas été entendue par les prêtres et les lévites. Cette Parole est si belle, ils auraient pu la reconnaître. Je ne suis pas la Parole, je ne suis pas le Verbe, « je suis la voix », j’émets des cris. Je suis une voix qui crie. Qui crie pour la bonté, la tendresse, la justice. Ce cri est celui des pauvres, des prisonniers, des captifs, comme l’ont crié tous les prophètes. C’est par son « être » que Jean Baptiste a rendu témoignage. Que l’Esprit Saint nous donne de relire notre passé dans sa lumière, afin de revitaliser l’espérance que Jésus a mise au cœur de nos vies en nous appelant à sa suite.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de conforter notre esprit afin que toute votre vie soit une action de grâce et une supplication.