Samedi 26 mars 2016 — Dernier ajout mardi 22 mars 2016

Veillée Pascale, année C

« Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout. »

Rm 6, 3b-11 Ps 117 Lc 24, 1-12

  • Le samedi 26 mars 2016 iCal
    Pâques : Veillée Pascale, année C

Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre, portant les aromates qu’elles avaient préparés.

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Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Le mystère de Jésus qui nous sauve, a commencé avec la foi de Marie, à l’Annonciation. Aujourd’hui, à la Résurrection de Jésus, d’autres femmes sont là : Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; Ces femmes laissent leur cœur l’emporter sur la raison, elles enfantent une humanité nouvelle ! Malgré leur peine, elles ne manquent pas de réalisme : `Qui nous roulera la pierre ?’ Elles sont attendues par deux messagers vêtus de lumière : `Pourquoi cherchez vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité.’ Jésus s’est livré totalement à l’Amour. En cette nuit de Pâque, tout l’amour de Dieu nous est donné dans une course de feu. C’est la Pâque. Le passage que nous célébrons au cœur de la nuit. Comme à Noël, Marie avait donné son corps et son sang à Jésus et elle avait mis au monde le plus merveilleux des enfants des hommes, elle l’avait enveloppé de son amour. En cette nuit, après sa Passion, Jésus, dans son corps né de Marie, est à jamais vivant. C’est un secret d’amour, il s’est livré totalement à l’amour : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout. » Il est brûlé d’amour, son sacrifice est parfait. Marie, femme d’Israël, a conservé dans son cœur toutes ses paroles, elle l’aimait.

Les femmes ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un vêtement éblouissant. Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ’Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ » Alors elles se rappelèrent ses paroles. L’annonce pascale se fait dans le calme et la discrétion de l’aube. Il en est ainsi bien souvent, quand naît dans notre vie la foi chrétienne, elle est d’abord une petite flamme fragile, qu’il faut préserver soigneusement pour qu’elle se fortifie et puisse résister au souffle des vents impétueux. Le tombeau est vide et la recherche du corps mort de Jésus est maintenant sans objet. Les prédictions de Jésus sont maintenant réalisées, les Onze et les frères peuvent annoncer la Bonne Nouvelle de Pâques. Mais les apôtres ne croient pas, leur souffrance est trop lourde à porter. Pierre lui-même, venu constater que le tombeau est vide s’en retourne chez lui, `tout étonné,’ sans plus ! Ainsi la foi est une confiance qui doit sans cesse se renouveler, elle est tout autant une affaire de cœur que d’intelligence. « Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que le troisième jour, il ressuscite disait Jésus. » Dans cette Sainte Veillée, Dieu a donné son Fils Jésus annoncé par les prophètes, il s’est révélé comme le Dieu d’amour.

Revenues du tombeau, les femmes rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Pierre cependant courut au tombeau ; mais en se penchant, il ne vit que le linceul. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui lui était arrivé. La nuit de Pâques est avant tout un grand feu d’amour. La Résurrection est ce grand feu de Pâques qui brûle dans le cœur de Jésus glorifié par son Père. Il brule dans le cœur des ressuscités. Jean, qui a reçu Marie chez lui, a été témoin de la transformation intérieure de la « Femme. » Son cœur, uni au Cœur de Jésus s’est remis à battre d’une vie nouvelle, la vie du Ressuscité. Elle lui avait tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre, la victoire de l’amour sur la mort réchauffe le cœur de la bien-aimée qui sent que la vie lui revient. Cette vie, encore bien plus qu’avant, est un secret d’amour. Alors que les femmes cherchent la tombe de Jésus, les hommes cherchent une réponse aux questions qui leur serrent le cœur. Le cierge de Pâques dans la nuit est la lumière des baptisés, ils le reçoivent pour leur marche à la rencontre de Jésus qui va venir. La foi, est cette petite lumière qui nous permet de nous orienter et de traverser la cité des hommes dans les ténèbres.

Dans cette nuit très sainte, nous demandons que le feu qui s’est allumé dans le secret de la nuit, brule à l’intérieur de nos cœurs.

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