Vendredi 8 janvier 2016 — Dernier ajout jeudi 7 janvier 2016

Vendredi après l’Épiphanie

« A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »

1 Jn. 5, 5-13 Ps. 147 Lc. 5, 12-16

  • Le vendredi 8 janvier 2016 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Vendredi après l’Épiphanie

"Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »"

Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » A l’instant même, sa lèpre le quitta. Jésus a commencé sa prédication à Nazareth, il part pour annoncer la Bonne Nouvelle à Capharnaüm, il enseigne et il fait des guérisons. Sa parole a autorité et puissance même sur les esprits impurs. Il ne devrait pas y avoir de lépreux dans la ville, car ils étaient chassés hors de la cité, mais il se trouve que cet homme était là. Si quelqu’un arrivait dans l’entourage du lépreux, celui-ci devait crier : « Lépreux, lépreux. » Pour la première fois, Jésus fait la rencontre d’un lépreux. La lèpre rend rituellement impur, le lépreux est exclut du culte, il est exclut socialement. Nous contemplons Jésus entrant dans une ville, et nous voyons cet homme plein de lèpre ! Jésus s’approche de lui et le touche. A la vue de Jésus, il tomba sur la face et le pria en disant : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Cet homme est envahi de toutes parts par la lèpre, il tombe la face contre terre, il se met en adoration et crie sa misère. La prière du lépreux est une demande, mais elle représente pour nous une belle profession de foi, et c’est une des prières si importantes tout au long de nos journées : « Seigneur celui que tu aimes est malade ; » "Seigneur, je crois en toi, mais augmente ma foi !" « Seigneur si tu le veux, viens me purifier. » Ce cri vers le ciel est un cri vers Jésus, il provoque la miséricorde infinie de Dieu.

"Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ta guérison sera pour les gens un témoignage. » Le Sauveur a étendu la main pour toucher le malade de la lèpre ! Et le lépreux s’en va, guéri. Jésus lui dit : « Va te montrer au prêtre, » c’est le lieu de la reconnaissance, de l’action de grâce. D’une parole, Jésus a guéri le lépreux, il a dit : « Je le veux ; sois purifié, » et non pas : sois guéri ! Le miracle n’est pas une œuvre médicale, la guérison représente la rencontre de Dieu qui transforme, guérit et libère. Jésus ne veut pas être considéré simplement comme un guérisseur corporel, il ne veut pas qu’on parle du miracle pour rester dans sa Mission. Jésus, le premier-né d’une multitude, est venu dans ce monde pour sauver l’humanité du péché. Nous rendons grâce à Dieu de toutes ces merveilles. La plus grande merveille, c’est Jésus qui vient pour sauver. Aujourd’hui encore, Dieu nous purifie par les sacrements, le mystère de l’Église continue l’œuvre de guérison de Jésus. Jésus nous sauve dans son Église et l’Esprit Saint nous donne la vie.

"On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait." Jésus, qui vient de purifier ce lépreux, reprend une prescription importante de la Loi, il rappelle à l’homme guéri la procédure que la Loi demande à quelqu’un qui pense être guéri : il doit faire attester la guérison par un prêtre et offrir un sacrifice. Jésus a du respect pour la Loi et c’est la raison pour laquelle il a agi ainsi. Luc avait déjà souligné, dans les récits de l’enfance, l’importance du Temple et de la Loi : Jésus avait été présenté au Temple et les parents observaient fidèlement les prescriptions de la Loi pour la purification de Marie. A sa façon, Luc montre que Jésus n’est pas venu pour abolir la Loi ou les Prophètes, mais bien pour l’accomplir. Ce toucher de Jésus, manifesté dans l’évangile, est une re-création : « Jésus étendit la main, le toucha » et le lépreux fut guérit, afin que nous soyons saints et immaculés devant Dieu. A l’Annonciation L’Esprit Saint a enveloppé Marie de toutes parts pour que naisse l’agneau de Dieu. Elle est l’épouse bien-aimée de l’Agneau qui va donner la vie dans l’Esprit Saint, elle suivra Jésus partout où il ira. Nous demandons à Dieu, nous aussi, la grâce de renaître de cette vie nouvelle. Quand nous recevons Jésus dans la communion eucharistique, c’est un toucher d’amour, dans la foi, qui nous sauve. Dans l’Eucharistie, nous sommes régénérés dans l’Esprit Saint, et nous rendons grâce à Dieu : « Ce sera un témoignage, » dit Jésus. Alors nous pouvons entrer dans un nouvel amour à la suite de Jésus.

Nous demandons la grâce que notre vie soit rayonnante de la Vie même de Dieu.