Samedi 22 juillet 2017

Vendredi de la 16e semaine, année impaire

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Ex. 20, 1-17 Ps. 18 Mt. 13. 18-23

  • Le vendredi 28 juillet 2017 iCal
    semaine 16 : Vendredi de la 16e semaine, année impaire

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.

Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Jésus s’adresse à la foule avec la parabole du Semeur. Il s’identifie au semeur qui sème la bonne semence de la Parole de Dieu. Il se rend compte des différents effets obtenus par cette annonce. L’homme qui a reçu la semence dans la bonne terre est celui qui reçoit le don de Dieu en plénitude. Cette semence semée en chacun de nous, c’est le Verbe de Dieu. Il nous est donné pour que le Christ prenne toute sa place en nous. Nous sommes le corps du Christ. L’homme qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme, « homme et femme, » créés à l’image de Dieu, qui entend la parole et qui en vit. Alors il porte le fruit qui est l’amour surabondant du cœur de Dieu qui prend cœur. L’amour de Dieu passe par notre cœur pour aimer dans un débordement qui va transformer le monde qui est autour de nous. Les obstacles à cette parole sont commentés par Jésus lui-même. Ce sont toutes les différentes façons de ne pas recevoir la parole de Dieu.

Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans les ronces est celui dont les soucis du monde et les séductions de la richesse sont trop importants dans sa vie. Qui va vaincre ces ronces sinon l’amour de Dieu qui va mettre à jour ce monde de mensonge. Alors la bonne terre donnera un bon fruit. Le manque de racines ne donnera pas un bon fruit sinon dans l’amour surabondant de Dieu Cette bonne terre en attente va alors développer les racines pour porter du fruit ! Cela sera encore par le débordement de l’amour de Dieu en nous. Quand viendra la persécution, ce sera l’amour infini de Dieu qui nous aidera à nous élever pour passer en dessous, ou à côté de l’épreuve, afin de mieux la vaincre. Qui permettra à ce sol pierreux, ces cailloux qui prennent la place de notre cœur ? La Résurrection de Jésusui roulera cette pierre du tombeau par la force de l’amour de Dieu.

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » Demandons à Dieu de nous donner la grâce, les capacités, de recevoir sa Parole, de l’écouter et de la mettre en pratique. Donnons à Dieu la place qui lui revient, la première place. Que la Vierge Marie nous aide à être, à son exemple, « la bonne terre » où la semence puisse porter beaucoup de fruit. C’est à partir de l’amour de Dieu que notre vie prend tout son sens. Quand la parole de Dieu arrive à cette profondeur de notre vie, elle va rejeter tout ce qui empêche l’amour infini de Dieu d’y prendre racine. Nous prions le cœur de Jésus, son Amour surabondant et nous rendons grâce pour la joie d’être ensemble. L’appel de Jésus pour nous est de vivre heureux. Nous sommes ce peuple de bienheureux en marche. L’amour qui vient de Dieu aboutit dans notre cœur pour y faire sa demeure. Au fond, la vraie « Parabole » de Dieu, c’est Jésus lui-même, sa personne qui, sous le signe de l’humanité, cache et en même temps qu’il révèle sa divinité. De cette façon, Dieu ne nous oblige pas à croire en lui, mais il nous attire à lui par la vérité et la bonté de son Fils incarné : l’amour, en effet, respecte toujours la liberté.

Nous demandons la grâce de demeurer dans cet amour surabondant de Dieu.