Jeudi 25 août 2016

Vendredi de la 21e semaine, année paire

Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux.

1 Co 1, 17-25
Ps 32
Mt 25, 1-13

  • Le vendredi 26 août 2016 iCal
    semaine 21 : Vendredi de la 21e semaine, année paire

Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve.

Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Les femmes qui ont pris de l’huile dans leurs lampes sont les femmes dont le désir crie vers le Seigneur, elles sont données en exemple. Apparemment, c’est la même vie pour chacune, elles ont besoin de dormir. Mais il y a cette huile, cette onction qui fait la différence. Ce temps nous appelle à la fidélité au don reçu, il nous appelle à entrer dans une nouvelle présence. L’huile, en lien avec la sagesse, est une « onction » nouvelle. Nous voulons mettre cette onction de Dieu dans les situations difficiles de notre vie. Comment sanctifier les épaisseurs ténébreuses qui sont en nous, sinon en y invitant Jésus sans cesse ! La Passion de Jésus s’approche, elle s’impose aux disciples. Les échanges se concentrent sur l’essentiel, sur la profondeur des relations. Jésus parle de son propre retour. Jésus est le Sauveur qui purifie jusqu’aux racines de notre être. Victorieux dans son amour, Jésus brûle en nous ce qui n’est pas grâce de Dieu. Notre vie, toute identifiée à Jésus, est alors resplendissante, amoureuse de lui. Ce temps est un temps de conversion, de sanctification, c’est un temps de préparation aux noces. Nous demeurons unis au Dieu d’amour pour devenir amour, comme il est amour.

« A minuit un cri retentit : « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre ! » Alors toutes ces vierges se réveillèrent et apprêtèrent leurs lampes. Et les sottes de dire aux sensées : « Donnez- nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. » Mais celles-ci leur répondirent : « Il n’y en aurait sans doute pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte. » Les vierges prévoyantes prendront assez d’huile pour la venue de l’Epoux. Nous nous unissons continuellement au mystère de Jésus qui est notre Époux. Il faut nous laisser purifier dans tout ce qui fait notre vie, dans tout ce qui nous habite. Notre fidélité informe notre vie dans la veille, dans l’attente. Nous sommes au cœur de la liberté qui conduit notre vie. Jésus manifeste que c’est cette attitude de fidélité dans l’attente, qui rend possible l’accès au Royaume. Aimer dans l’absence, c’est demeurer dans l’attente, c’est accepter le travail du manque. Il s’agit pour nous d’être présent et disponible au moment voulu. Quand l’autre n’est pas là, attendre ne peut se vivre que dans l’amour.

Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : ’Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ’Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. Nous demandons la grâce de la vigilance dans notre vie pour bénéficier du salut de Jésus. Nous laissons la croix de Jésus nous purifier, nous pacifier, nous fortifier, nous illuminer jusqu’à ce que notre être puisse dire : « Pour moi, vivre, c’est le Christ ». Après toute rencontre qui illumine notre cœur, nous creusons en nous une aptitude à recevoir l’Amour lorsqu’il surgira. Le langage de la croix est le langage de la victoire de l’amour sur tout ce qui s’oppose à l’amour. Là, dans l’absence, mystérieusement, l’amour est présent sous la forme que cette absence lui donne. Il nous est bon de l’apprendre, de le recevoir car le temps du vide va mystérieusement travailler en nous. Il nous faut alors nous quitter pour nous ouvrir encore plus profondément à la Présence. Dieu nous a donnée une nature qui sera alors resplendissante de lui. Demeurons dans l’onction de Jésus qui nous sauve, qui nous met devant la fin des temps, devant notre dernier instant, la rencontre de l’Époux.

Nous demandons la grâce d’une telle transformation pour que le jour où Jésus viendra nous soyons tout disponibles pour lui.

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