Jeudi 10 septembre 2015

Vendredi de la 23e semaine, année impaire

« Jésus leur dit encore en paraboles : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ? »

1 Tm.1, 1-2.12-14 Ps.15 Lc. 6, 39-42

  • Le vendredi 11 septembre 2015 iCal
    semaine 23 : Vendredi de la 23e semaine, année impaire

"Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître."

Jésus nous enseigne sur ce que doit être un cœur humble, sur l’humilité. Celui qui est humble connaît la vérité sur lui-même, et il l’accepte, comme il la voit. Le premier obstacle à franchir pour devenir humble de cœur est de sortir de l’aveuglement de l’esprit et du cœur ! Seul, celui qui est vraiment humble, guidera les autres avec désintérêt, pour leur vrai bien dans une recherche de la vérité. Là est la clé de l’humilité, il est difficile de trouver la vérité car nous sommes en chemin, nous voulons grandir dans l’amour, et tout n’est pas donné dés l’origine : "Chrétien, deviens ce que tu es ! " disait Saint Augustin. Baptisés dans le Christ, recevant son corps en nourriture et abreuvés de son sang, nous sommes enveloppés et pénétrés de l’Esprit Saint, nos mœurs tendent à devenir des mœurs divines. Jésus, avec la tendresse de Dieu qui nous sauve, désire pour nous et pour chacun de nos frères, l’amour infini de Dieu ! Nous voulons demeurer dans cette tendresse, avec cette joie divine que Dieu met dans notre existence. "Dans le cœur de l’Église, ma mère, je serai l’amour, disait Thérèse de Lisieux, ainsi, je serai tout." Avec un peu de temps nous arriverons à cette perfection de l’amour que Jésus veut pour ses disciples, alors il nous interpelle :

"Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? C’est d’un aveuglement que Jésus veut nous sortir, il nous conseille de ne pas chercher à enlever la paille dans l’œil de notre prochain, alors que nous avons une poutre, que nous n’avons visiblement pas vue, dans notre propre œil. Là encore, il s’agit de chercher la vérité sur nous-mêmes, d’enlever la poutre de notre œil, même si nous n’y voyons pas, nous avons une chance d’y arriver dans un nouveau réalisme. Jésus nous veut Lumière du monde, quelle belle mission que la nôtre ! Par le salut de Jésus, nous sommes les dépositaires d’un trésor incroyable : L’amour infini de Dieu qu’il nous donne et qui habite en nos cœurs. La lampe qui est en chacun de nous transmet la lumière dont nous avons besoin pour éclairer notre route. Isaac, abbé du monastère de l’Étoile au 12e siècle disait : « De même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature, de même l’époux a donné tous ses biens à l’épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l’épouse qu’il a unie à lui-même et aussi à son Père. »

"Comment peux-tu dire à ton frère : ’Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère." Une tentation de l’orgueilleux est de vouloir corriger les autres, mais sans se corriger soi-même. Mais les autres sont un reflet de ce que nous sommes, à travers les paroles qu’ils nous adressent, leurs gestes, ce qu’ils disent de nous, ils sont un miroir, dans lequel nous voyons ce qui demeure en eux. Leurs imperfections nous révèlent les nôtres, reconnaître cela, c’est entreprendre de nous corriger nous-mêmes. Cela requiert un effort d’humilité, c’est un long travail de tous les instants qui ne dépend pas que de nous, mais que nous pouvons accomplir avec l’aide de Dieu. Peuple de prêtres, de prophètes, et de rois, de par notre baptême, notre confirmation, et l’Eucharistie que nous recevons, nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. Cela ne vient pas de nous mais de la grâce de Dieu ! « Je rends grâces à celui qui m’a donné la force, le Christ Jésus, notre Seigneur, qui m’a jugé assez fidèle pour m’appeler à son service, moi, naguère un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur. Mais il m’a été fait miséricorde parce que j’agissais par ignorance, étranger à la foi, » dit l’Apôtre Paul. "Garde-moi mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge."

Nous demandons la grâce de vivre au rythme de l’Esprit Saint pour que toutes nos capacités soient inspirées par l’Esprit de Dieu.