Vendredi de la 23e semaine, année impaire

« Jésus leur dit encore en paraboles : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ? »
Jeudi 12 septembre 2019

1 Tm.1, 1-2.12-14 Ps.15 Lc. 6, 39-42

  • Le vendredi 13 septembre 2019 iCal
    semaine 23 : Vendredi de la 23e semaine, année impaire

"Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître."

Jésus nous enseigne sur ce que doit être un cœur humble. Celui qui est humble connaît la vérité sur lui-même et il l’accepte comme il la voit. Le premier obstacle à franchir pour devenir humble de cœur est de sortir de l’aveuglement de l’esprit et du cœur ! Seul, celui qui est vraiment humble guidera les autres avec désintérêt, pour leur vrai bien, dans une recherche de vérité. Il est difficile de trouver la vérité car nous sommes en chemin, nous voulons grandir dans l’amour et tout n’est pas donné dés l’origine : "Chrétien, deviens ce que tu es ! " disait Saint Augustin. Baptisés dans le Christ, recevant son corps en nourriture et abreuvés de son sang, nous sommes enveloppés et pénétrés de l’Esprit Saint. Jésus, avec la tendresse de Dieu qui nous sauve, désire pour nous et pour chacun de nos frères l’amour infini de Dieu ! Nous voulons demeurer dans cette tendresse avec cette joie divine que Dieu met dans notre existence. "Dans le cœur de l’Église, ma mère, je serai l’amour, disait Thérèse de Lisieux, ainsi, je serai tout." Avec un peu de temps nous arriverons à la perfection de l’amour que Jésus veut pour ses disciples.

"Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Jésus veut nous sortir d’un aveuglement quand il nous conseille de ne pas chercher à enlever la paille dans l’œil de notre prochain alors que nous avons une poutre dans notre propre œil. Il s’agit de chercher la vérité sur nous-mêmes, d’enlever la poutre de notre œil pour arriver à un nouveau réalisme. Jésus nous veut Lumière du monde. Quelle belle mission que la nôtre ! Par le salut de Jésus, nous sommes les dépositaires d’un trésor incroyable, l’amour infini que Dieu nous donne et qui habite en nos cœurs. La lampe qui est en chacun de nous transmet la lumière dont nous avons besoin pour éclairer notre route. Isaac, abbé du monastère de l’Étoile au 12e siècle disait : « De même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature, de même l’époux a donné tous ses biens à l’épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l’épouse qu’il a unie à lui-même et aussi à son Père. »

"Comment peux-tu dire à ton frère : ’Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère." Une tentation de l’orgueilleux est de vouloir corriger les autres sans se corriger soi-même. Les autres sont un reflet de ce que nous sommes. A travers les paroles qu’ils nous adressent, leurs gestes, ce qu’ils disent de nous, ils sont un miroir, dans lequel nous voyons ce qui demeure en nous. Leurs imperfections révèlent les nôtres, le reconnaître, c’est entreprendre de nous corriger nous-mêmes. Cela requiert un effort d’humilité. C’est un long travail que nous pouvons accomplir avec l’aide de Dieu. Peuple de prêtres, de prophètes et de rois, de par notre baptême, notre confirmation, et l’Eucharistie que nous recevons, nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. « Je rends grâces à celui qui m’a donné la force, le Christ Jésus, notre Seigneur, qui m’a jugé assez fidèle pour m’appeler à son service, moi, naguère un blasphémateur, un persécuteur, un insulteur. Mais il m’a été fait miséricorde parce que j’agissais par ignorance, étranger à la foi, » dit l’Apôtre Paul.

Nous demandons la grâce de vivre au rythme de l’Esprit Saint pour que toutes nos capacités soient inspirées par l’Esprit de Dieu.