Vendredi de la 23e semaine, année paire

Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Jeudi 10 septembre 2020

1 Co. 9, 16-19.22-27 Ps. 83 Lc. 6, 39-42

  • Le vendredi 11 septembre 2020 iCal
    semaine 23 : Vendredi de la 23e semaine, année paire

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?

Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Nous nous trouvons souvent dans la situation de celui qui veut corriger les autres, mais sans se corriger soi-même. C’est une tentation d’orgueil. Les autres sont un reflet de ce que nous sommes. A travers les paroles qu’ils nous adressent, leurs gestes, ce qu’ils disent nous révèle ce que nous sommes. Ils sont un miroir dans lequel nous nous regardons. Leurs imperfections nous révèlent les nôtres. Reconnaître que nous devons nous corriger requiert un effort d’humilité sur nous-même, et l’aide de Dieu. Quand nous avons compris de quel amour nous sommes aimés de Dieu, nous débordons d’Amour sur ceux qui nous entourent. Notre foi est comme l’ancre d’un bateau, elle donne à notre vie sa stabilité, alors nous pouvons sortir du jugement.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Jésus éduque son peuple, il nous ouvre un chemin vers l’autre, c’est une Bonne Nouvelle. Il débusque les obstacles sur le chemin de nos relations. Il nous ouvre à l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par le Cœur blessé de Jésus. Jésus nous parle d’aveuglement, il nous conseille de ne pas chercher à enlever la paille dans l’œil de notre prochain, alors que nous avons une poutre dans le notre que nous n’avons pas vue dans notre propre œil. Là encore il s’agit de chercher la vérité sur nous-mêmes. Nous avons des défauts à corriger, des imperfections à éliminer. Il est vain et orgueilleux de prétendre corriger les petites imperfections chez les autres, alors qu’il nous reste de gros défauts. La meilleure chose que nous ayons faire est de nous corriger nous-mêmes. Essayons d’enlever la poutre de notre œil et nous aurons une chance d’enlever une paille dans l’œil de quelqu’un d’autre.

Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Il n’est pas aisé de trouver la vérité sur soi-même. Si nous ne voyons pas clair sur ce que nous sommes, nous emmènerons les autres dans la chute. Jésus nous enseigne l’humilité, il nous ouvre l’esprit sur ce que doit être un cœur humble. Celui qui est humble reconnaît la vérité sur lui-même, il la voit, et il l’accepte. L’aveuglement de l’esprit et du cœur est l’obstacle perfide de celui qui prétend pouvoir guider les autres. Seul, celui qui est vraiment humble, guidera les autres avec désintérêt, pour leur vrai bien. De même, nous ne cherchons pas à nous faire guider par quelqu’un qui ne vit pas dans la vérité. L’étape de recherche de la vérité est la clé de l’humilité. La parole de Dieu est un itinéraire d’une telle beauté ! Nous sommes en exil, essayant la marche de chaque jour dans la simplicité, car notre pèlerinage est parsemé d’embûches. Il faut prendre du temps pour regarder tout autour de nous, c’est tellement beau.

Nous demandons la grâce d’être évangélisateur dans notre propre maison.

Vos témoignages

  • Vendredi de la 23e semaine, année paire 11 septembre 2020 09:56, par pierre

    Il nous faut demander l’aide l’Esprit Saint pour faire le « ménage » dans ce qui n’est que « poussière et cendre » vis à vis des paroles de Jésus.

    Notre « propre » Maison est la Maison « selon notre cœur » ouverte ou fermée à la Parole de Dieu, selon les jours.

    Nuit et jour, il nous faut « garder » la bienveillance du cœur, ce qui est impossible tant que nous « limitons » la Parole de Dieu" à nos préjugés humains.

    Nul n’est prophète en son pays et la Parole de Dieu est pour nous, même si notre cœur reste une terre étrangère, où il faut « desherber » sans cesse le bon grain et l’ivraie, avec une patience d’ange pour ne pas se fier à son seul point de vue.

    L’Esprit Saint nous aide à garder le grain de sel qui est la juste mesure de notre contribution au royaume dans l’étendue sans fin de sa bénédiction.