Jeudi 22 septembre 2016

Vendredi de la 25e semaine, année paire

« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Qo. 3, 1-11
Ps. 143
Lc. 9, 18-22

  • Le vendredi 23 septembre 2016 iCal
    semaine 25 : Vendredi de la 25e semaine, année paire

Un jour Jésus priait à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Pour la foule, qui suis-je ? »

Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus questionne ses disciples sur son identité. La réponse apportée par chacun a des conséquences sur la manière dont il va se situer dans la vie. Notre réponse marque la manière dont nous nous comprenons et dont nous comprenons le monde. L’identité est la réalité essentielle que toute personne humaine cherche sans cesse. Comme il nous est bon de contempler la profondeur du cœur de Jésus en prière, à l’écart. A travers ses questions, Jésus fait vivre à ses disciples un chemin de positionnement personnel. Il les amène à se déterminer vis à vis de lui. Il les dispose à recevoir la révélation de son identité messianique et à devenir eux-mêmes, face à lui : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Jésus aide chacun à se situer en lui donnant la possibilité de regarder d’autres réponses ! Un chemin personnel peut se tracer pour chacun. La foule aime Jésus de Nazareth. Il est bon, il fait des miracles de guérison, il apporte un message nouveau. Bon nombre d’entre eux croient qu’il « est un envoyé de Dieu. » Jésus part de la relation avec son Père qui donne d’être, et qui lui donne sa mission.

Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prit la parole et répondit : « Le Messie de Dieu. » Jésus donne à ses disciples de pouvoir être libres, de pouvoir se situer par rapport à lui, et par rapport aux autres, au sein du groupe. Une dynamique s’instaure et la multitude des réponses autorise une prise de position pour les disciples. Jésus reprend son appel, par une question plus personnelle : Pour vous, qui suis-je ? Pierre confesse Jésus comme Christ. C’est dans cette lumière que Jésus livre son cœur, il est le fils de Marie qui le garde tendrement dans son cœur. Aimés de Dieu, nous recevons nous aussi notre identité de Dieu lui-même. Jésus est seul, et il demande le soutien de ses disciples. Ce sera ainsi pour nous aussi, si nous vivons des moments de consolation, il y a aussi dans notre vie des moments de désolation et d’angoisse. Le Fils de l’homme confie son cœur à ceux qu’il aime. Le Christ pose cette question à chacun de nous. Si Jésus est le Messie, qui sommes-nous pour lui ?

Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » La confession de Pierre donne au Christ de se révéler à nous. Jésus annonce sa Passion à ses disciples, et ainsi, il les prépare à l’accueillir. Il va librement vers sa passion, il y va avec tout son cœur. Cela lui coûte, mais il y consent. Cette « vulnérabilité » est étonnante pour l’envoyé du Père. Il nous dit qu’il est appelé à être un Christ humilié, un Christ souffrant. C’est la croix qui réconcilie les hommes avec Dieu, c’est elle qui fait de la terre un ciel. Quand nous aimons, notre vie est dans l’aimé, nous « dépendons » de l’aimé et nous sommes libres, d’une liberté toute intérieure ! Cet Amour renverse la citadelle de la mort, il détruit la puissance du démon et délivre la terre de l’erreur. La Croix de Jésus, c’est la gloire du Fils, la jubilation de l’Esprit Saint, la volonté du Père. Le « oui » de Jésus va sauver l’humanité soumise à la violence de la haine, pour l’introduire dans un nouvel Amour. Jésus ne sera pas seul dans sa Passion, Marie sera là, et il recevra par sa Présence, la tendresse du Père.

Nous rendons grâce à Dieu qui nous donne un tel Sauveur et nous demandons la grâce d’être présent au cœur de Jésus qui nous aime.

Vos témoignages

  • Hervé 26 septembre 2014 09:55

    Plutôt que de dire que le Père a demandé à Jésus de mourir sur la Croix, ne peut on plutôt dire que le Père
    a envoyé Jésus annoncer la bonne nouvelle de son amour, mais notre monde pécheur ne l’a pas accueilli, cette bonne nouvelle empêchant le mal de poursuivre son œuvre de haine. Et Jésus aimant jusqu’au bout,
    n’a pas cessé d’aimer, ce que les hommes ont refusé en le condamnant à la mort, et la mort ignominieuse sur la croix. Ainsi tout est accompli et la croix devient glorieuse. On peut dire en effet alors que l’annonce de l’amour infini du Père demandé à Jésus est aussi la demande d’aller jusqu’à la Croix !

    • Vendredi de la 25e semaine, année paire 26 septembre 2014 10:36, par Père Gilbert Adam

      Merci mon cher Hervé,

      Je comprends bien ce que tu exprimes !

      Les Pères de l’Eglise sont d’une grande audace, comme l’auteur de la lettre aux Hébreux.

      Saint Jean Chrysostome dira :« À l’approche de sa mort, le Sauveur s’écriait : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils » (Jn 17,1). Or, sa gloire, c’est la croix. Comment donc pourrait-il avoir cherché à éviter ce qu’il avait demandé à un autre moment ? Que sa gloire soit la croix, l’Évangile nous l’enseigne en disant : « L’Esprit Saint n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn 7,39). Voici le sens de cette parole : la grâce n’avait pas encore été donnée, parce que le Christ n’était pas encore monté sur la croix pour réconcilier Dieu et les hommes. En effet, c’est la croix qui a réconcilié les hommes avec Dieu, qui a fait de la terre un ciel, qui a réuni les hommes aux anges. Elle a renversé la citadelle de la mort, détruit la puissance du démon, délivré la terre de l’erreur, posé les fondements de l’Église. La croix, c’est la volonté du Père, la gloire du Fils, la jubilation de l’Esprit Saint."

      Je crois que note difficulté est notre peur de l’épreuve, notre peur de la souffrance et notre peur de la mort quelle qu’en soit sa « forme ».

      « Tu es mon Fils, mon bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour », dit le Père à Jésus !

      Si nous restons dans cette Parole, puisque c’est désormais la notre à la suite de Jésus, alors nous pouvons avoir confiance, rien ne dépassera nos forces.

      Tu as raison de dire : "Jésus aimant jusqu’au bout, n’a pas cessé d’aimer, ce que les hommes ont refusé en le condamnant à la mort, et la mort ignominieuse sur la croix. Ainsi tout est accompli et la croix devient glorieuse. On peut dire en effet alors que l’annonce de l’amour infini du Père demandé à Jésus est aussi la demande d’aller jusqu’à la Croix !

      Pour nous sauver !!!!

      Ce que veut le Père.

      • Vendredi de la 25e semaine, année paire 26 septembre 2014 19:04, par teresa

        Je n aime pas la souffrance et je ne crois pas pour un instant que Dieu aime nous voir souffrir.
        Je remercie Jesus d avoir pris sur Lui la souffrance du monde par Amour.Ainsi,lorsqu on souffre si on s unit a Lui, Qui n est qu Amour,c est cet Amour Divin Qui nous sauve.St Therese de Lisieux dit qu elle arrivait a supporter la souffrance a chaque instant,pas plus.Je crois qu on est invite a vivre chaque instant comme un enfant plein de confiance.Sinon cela me parait difficile,vu qu on est fait pour l Amour,non pas la souffrance.

        • Vendredi de la 25e semaine, année paire 26 septembre 2014 23:56, par Père Gilbert Adam

          Oui, tu as raison,

          A cause de la méchanceté des hommes, Jésus viendra secourir tant d’angoissés, de gens dans la détresse pour les sauver, il ira jusque dans la mort.

          C’est lui qu’il nous faut en tout rechercher