Mercredi 9 août 2017

Vendredi de la 26e semaine, année impaire

« Celui qui vous écoute m’écoute. »

Ba. 1, 15-22 Ps. 136 Lc. 10, 13-16

  • Le vendredi 6 octobre 2017 iCal
    semaine 26 : Vendredi de la 26e semaine, année impaire

"Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre."

Jésus annonce la souffrance que sa parole ne soit pas entendue. Il ne cesse de nous appeler à bien choisir avec toute notre liberté. Il sait qu’une bonne décision produit une croissance de notre personne et nous fait grandir dans le Royaume. Jésus éprouve comme « malheureux » ceux qui n’arrivent pas à prendre des décisions qui font avancer le Royaume. Pourtant c’est un grand bonheur de répondre au moment présent à la situation qui nous fait avancer. Malheureusement le monde pleure dans tant d’endroits aujourd’hui encore, car les bonnes décisions les concernant ne sont pas prises. Chaque jour la parole de Dieu nous rejoint pour nous permettre d’accueillir le salut de Jésus. Quand nous visitons ce qu’était Corazine, nous n’y voyons plus qu’une vallée de pierres noires, quelques corbeaux planent au-dessus de cette sombre vallée. « Vraiment les païens ont envahi ton sanctuaire, ils ont souillé ton temps sacré. Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs ; ils ont versé le sang comme l’eau. »

"D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Jésus met en avant d’autres villes douloureuses qui se sont mises en mouvement. Elles ont posé les premiers gestes de progrès pour avancer. Elles n’ont pas mépriser les petites actions nécessaires au changement. Ces actions sont là pour améliorer ce qui a commencé à exister. Commencer d’ouvrir le possible, c’est aller au bout de l’amour pour Dieu. Jésus a donné sa vie pour nous, il est mort sur la croix. Nous voulons prendre en compte cet amour et changer notre vie. Délibérément, nous nous tournons vers l’amour infini de Dieu et nous reconnaissons qu’il est vainqueur. C’est une option de tous les jours, de tous les instants. Constatation notre misère et nos blessures, nous avançons dans une confiance infinie et un abandon total à l’amour de Dieu : "Jésus, vraiment, j’ai confiance en toi !

« Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. » Jésus est cohérent avec ce qu’il dit, il ne renonce pas à l’œuvre du Père. Il sait que le devenir est possible et il relance la communication envers ces villes, comme envers ceux qui n’avancent pas. Il transmet la possibilité d’avancer par la parole qu’il adresse aux disciples. C’est à eux d’écouter, dans de nouvelles situations, de nouveaux possibles. L’écoute des propos tenus par Jésus est la prise de conscience de ce qui est à faire aujourd’hui. Prions et travaillons pour que le plan d’Amour de Jésus se réalise. « Jésus, je crois vraiment en toi, j’espère vraiment en toi ! Tu as déjà agi, continue ton œuvre de Salut. » « D’âge en âge les pensées du cœur de Dieu sont de délivrer de la mort ceux qui espèrent son amour, les délivrer au jour de famine. Regardons la croix de Jésus, de quel amour nous sommes aimés ! C’est le cœur de Dieu toujours ouvert. Il nous faut demander de nous convertir à l’amour infini de Dieu. Si nous savons de quel amour nous sommes aimés, nous allons vivre d’amour.

Nous demandons la grâce d’aimer le cœur ouvert de Jésus, de le regarder dans son amour infini.