Samedi de la 29e semaine, année impaire

’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Vendredi 25 octobre 2019 — Dernier ajout lundi 21 octobre 2019

Rm. 8, 1-11 Ps. 23 Lc. 13, 1-9

  • Le samedi 26 octobre 2019 iCal
    semaine 29 : Samedi de la 29e semaine, année impaire

« A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. »

Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux." Jésus regroupe deux paroles et une parabole. Toutes trois, soulignent la nécessité de nous convertir. Jésus est à la fois doux et radical dans toutes ses paroles, nous ne nous lasserons jamais de l’entendre. Il réagit à une mauvaise nouvelle qu’on lui annonce et lui-même pose la question : « Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que les autres Galiléens, pour avoir subi pareil sort ? » La parole est ajustée à la violence dans l’actualité quotidienne, aux événements que nous vivons dans le monde. Les Galiléens sont morts à cause de la cruauté de Pilate. Jésus sait ce que nous vivons, il est au cœur de tous les événements heureux et douloureux qui se déroulent sous nos yeux. La réponse peut être interprétée en deux temps : d’une part personne ne peut dire : telle souffrance, telle mort a été pour tel homme un châtiment. D’autre part, Dieu est fidèle au Don qu’il nous a fait. Il a la grâce de la miséricorde divine, il rend à chacun selon ses œuvres. L’humanité est la vigne du Seigneur, c’est Israël, c’est chacun de nous.

« Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? » Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » Il nous faut être prêt pour le dernier passage et cela nous demande une conversion. L’accueil de Jésus bouleverse et transforme notre existence. Les dix-huit personnes ensevelies dans les décombres de la tour de Siloé à Jérusalem sont mortes parce qu’elles se sont trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Il nous faut entendre et mettre en pratique la parole qui vient de Dieu. Ainsi nous demeurerons dans la vie pour qu’elle porte les fleurs de la paix et des fruits de joie ! Nous voulons les donner à Jésus. Dieu a besoin de notre conversion pour faire son œuvre d’amour, de tendresse, de miséricorde. Nourris des sacrements de la foi, des richesses de la Parole et de la vie fraternelle, du dévouement des frères et des sœurs en l’Église, nous avançons. La communauté célèbre le salut, vit de l’Eucharistie, de l’action de grâce, il est toujours possible de bâtir la civilisation de l’amour, de bâtir un peuple nouveau qui vit de la parole de Dieu et reçoit le don de Dieu !

"Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ’Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? Mais le vigneron lui répondit : ’Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut- être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.’ » Nous demandons encore un petit peu de temps pour accueillir la tendresse et la miséricorde de Dieu. Jésus nous révèle les ressources de sa douceur. Il est le vigneron qui s’attelle au travail de notre conversion par sa Croix. Il bêche sa vigne et il ajoute un engrais dont il a le secret. C’est un engrais spirituel à base d’humilité, de simplicité et de courage avec une bonne dose de confiance. Nous avons pris la mesure des difficultés qui se vivent dans le monde. Nous répondons à l’attente de Jésus en annonçant la bonne nouvelle de l’Evangile. Le figuier dans la vigne, c’est la Parole de Dieu au milieu de son peuple. Elle doit être entendue, vécue pour être vivante ! Le Maître du figuier vient chercher les fruits de la charité active pour son Église. Le figuier, la Thora, la Parole de Dieu au milieu du peuple de Dieu fait son œuvre. C’est le temps de l’adoration où nous contemplons le Sauveur du monde.

Nous demandons la grâce d’être à l’écoute de la Parole de Dieu pour que l’amour infini de Dieu brûle dans notre vie.