Dimanche 12 novembre 2017 — Dernier ajout lundi 13 novembre 2017

Jeudi de la 2e semaine, année paire

« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »

1 S. 18, 6-9
Ps. 55
Mc.. 3, 7-12

  • Le jeudi 18 janvier 2018 iCal
    semaine 2 : Jeudi de la 2e semaine, année paire

"Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent."

De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Les pauvres savent reconnaitre leur Bon Berger. Cependant, dans la foule se glisse « l’Adversaire, » l’ennemi de la nature humaine. Cet ennemi le reconnait, il voudrait déjouer le plan d’amour de Dieu. Dans son orgueil, il se fait provoquant : « Tu es le Fils de Dieu ! » Dans la première Alliance, les foules chantaient la gloire de David, elles s’enthousiasmaient de ses exploits. David avait sauvé la nation, abattu finement l’invincible Philistin. Pourtant Saül faisait des pro­jets pour se débarrasser de ce rival encombrant. Jonathan s’efforcait de le protéger. L’un prenait le parti de l’élu, l’autre le rejetait. De tout temps, adhésion et rejet, enthousiasme et condamnation, accord et incompréhensi­on, acceptation et refus forment la trame de l’histoire de nos vies. Tout en nous, et autour de nous, semble se situer entre des choix qui soulèvent tension et dé­tente, jubilation et angoisse. C’est par Amour que Jésus est venu parmi nous, c’est avec un immense amour qu’il annonce le Père. Il annonce la bonne nouvelle de cet Amour pour tous !

"Jésus dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas." Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. La parole de Jésus frappe, elle atteint les cœurs. De Jésus se dégage une puissance de salut, une force inédite d’Amour qui atteste son origine. Sa présence oblige le Mal a quit­ter ses victimes. Le cri affolé des possédés dévoile le mystère de violence et de mort qui éclate des menaces de l’adversaire. Le menteur, l’ennemi de la nature humaine qui est à l’origine de cette déchéance humaine ne supporte plus l’action de Jésus. Jésus se faufille entre l’adhésion et le rejet du peuple, son enthousiasme et sa condam­nation. Avec ses disciples, Jésus se retire vers la mer et une grande multitude le suit. Jésus a pitié de cette foule qui le cherche pour être guérie. Il se penche sur chacun avec une si grande tendresse. Une communion d’amour s’établit avec une grande confiance en Dieu.

"Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. Avec Jésus, le Royaume de Dieu s’est approché de nous. C’est le temps de la nouveauté de l’Amour pour nous, c’est l’irruption de cette nouveauté dans le monde. Le Royaume de Dieu est un Royaume de lumière et d’Amour. L’action du Mauvais n’est que violence et mensonge. Jésus enjoignait avec force aux esprits mauvais de ne pas le faire connaître. Dés l’origine, le menteur a introduit la confusion dans le cœur de la femme et de l’homme. La Parole de Vérité est clarté, elle est sans aucune ambiguïté. La foule demeure fidèle à Jésus, elle cherche à être guérie par lui. Jésus, depuis la barque, avec les siens, annonce la Bonne Nouvelle du Royaume. Aujourd’hui comme hier, l’incompréhension devant la souffrance provoque notre cœur à adhérer à Jésus, à chercher Dieu. Nous sommes envoyés par lui pour construire une humanité nouvelle telle qu’il la désire dans le secret de son Cœur. Cette humanité, à l’image du cœur de Marie, est sans ambivalence. Son oui à la Parole est un oui à l’image du Oui de Jésus.

Nous demandons la grâce du discernement pour qu’avec Jésus, nous puissions toujours reconnaitre ce qui vient de Dieu.

Vos témoignages

  • 20 janvier 2016 21:07

    J’aime lire vos homélies, Père Gilbert. Merci. Elles contiennent une telle force de vérités profondes concernant la nature de l’homme et qui est Dieu, qui est Jésus.
    Merci pour ce service que vous faites.
    Que Dieu vous bénisse et votre ministère sacerdotal si précieux pour l’Eglise et le monde.