Jeudi 27 avril 2017 — Dernier ajout jeudi 23 février 2017

Vendredi de la 2e semaine de Pâques

« Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »

Ac. 5, 34-42
Ps. 26
Jn. 6, 1-15

  • Le vendredi 28 avril 2017 iCal
    2e semaine de Pâques : Vendredi de la 2e semaine de Pâques

« Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Jésus a pitié de ses brebis, il les conduit sur de verts pâturages, il les rassasie, et il va chercher celle qui est perdue. Le discours sur le Pain de vie prend ses racines dans ce miracle de la multiplication des pains : À partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus nourrit une foule nombreuse. Ce signe que Jésus accomplit nous montre qu’il a un pouvoir sur la nature. Le chemin de la vie divine est ouvert, c’est la vie du Père qui est donnée et nous comprenons mieux la Parole de Jésus. Nous entrons dans son mystère pour prendre corps en lui, comme l’enfant bien aimé du Père. Jésus qui a rejoint son Père dans le royaume est encore plus proche de nous, il est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes à nous-mêmes. Il nous fait exister en lui, par lui et pour Lui. Cette transformation se fait par la puissance de l’amour de Dieu qui opère aujourd’hui dans la multiplication des pains.

"Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. La foule pouvait survivre à une nuit de jeûne, mais la faim est le signe d’une nécessité plus haute. La faim, comme la soif, renvoient à des nécessités naturelles : manger, boire, sans quoi on meurt. Mais elles renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel, elles révèlent le sens de notre existence humaine devant Dieu. Dans le discours sur le pain de vie qui suit la multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif. » Après la multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir compris le sens du miracle : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. » Jésus est celui qui comble de biens les affamés, mais la multiplication des pains est signe d’une réalité plus haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé. La perspective de la communion fraternelle s’annonce, la lumière du don et du partage est donnée.

"Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. Les miracles proclament le Royaume de Dieu qui vient, ils accompagnent la Parole, l’éclairent et la confirment. Nous recevons dans ce signe l’amitié de Jésus pour nous, une promesse. Nous découvrons un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira, s’approfondira, il montre une direction, un sens à notre vie. La vie que Jésus nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. A partir du don des cinq pains et des deux poissons de l’enfant, nous percevons la nourriture qui va nourrir la foule pour la transformer en action de grâce. A partir de cette nourriture pour la vie terrestre, Jésus nous entraine à sa vie divine, il demeure avec nous pour toujours. Il nous rassemble tous ensemble pour former un Peuple nouveau que l’Esprit Saint anime.

Nous demandons la grâce d’être ressuscites avec Jésus.

Vos témoignages

  • Quelles sont mes faims ? 8 avril 2016 08:47, par Dominique

    J’observe le mouvement de cette grande foule qui suit Jésus de l’autre côté du lac : qu’elle est grande leur soif de l’écouter, de le voir accomplir des « signes » ! Ils attendaient la délivrance de l’oppression romaine, mais également de tout ce qui leur est pénible à vivre : infirmités physiques (paralytique, aveugle, …), mais aussi infirmités morales (femme pécheresse, collecteur d’impôts, …).

    Cela m’interpelle : quelles sont ces infirmités que j’aimerais secrètement qu’il guérisse en moi ? Quelles sont mes soifs, mes faims d’aujourd’hui, que j’aimerais qu’il rassasie ?