Jeudi 7 avril 2016 — Dernier ajout mardi 2 février 2016

Vendredi de la 2e semaine de Pâques

« Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu’ils en voulaient. »

Ac. 5, 34-42 Ps. 26 Jn. 6, 1-15

  • Le vendredi 8 avril 2016 iCal
    2e semaine de Pâques : Vendredi de la 2e semaine de Pâques

« Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée ou de Tibériade. Une grande foule le suivait, à la vue des signes qu’il opérait sur les malades.

Jésus gravit la montagne et là, il s’assit avec ses disciples. Or la Pâque, la fête des Juifs, était proche." Jésus, saisi de pitié, de compassion, est le Berger de son peuple : « En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement. » Il a pitié de ses brebis, il les conduit sur de verts pâturages, il les rassasie, et il va chercher celle qui est perdue. Le discours sur le Pain de vie prend ses racines dans ce miracle de la multiplication des pains : À partir de cinq pains et de deux poissons, Jésus nourrit une foule nombreuse. Ce signe que Jésus accomplit nous montre qu’il a un pouvoir sur la nature. Le chemin de la vie divine est ouvert, c’est la vie du Père qui est donnée et nous comprenons mieux la Parole de Jésus. Nous entrons dans son mystère pour prendre corps en lui, comme l’enfant bien aimé du Père. Jésus qui a rejoint son Père dans le royaume est encore plus proche de nous, il est plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes à nous-mêmes. Il nous fait exister en lui, par lui et pour Lui. Cette transformation se fait par la puissance de l’amour de Dieu qui opère aujourd’hui dans la multiplication des pains.

"Levant alors les yeux et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : « Où achèterons-nous des pains pour que mangent ces gens ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Deux cents deniers de pain ne suffisent pas pour que chacun en reçoive un petit morceau. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a ici un enfant, qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » La foule pouvait survivre à une nuit de jeûne, mais la faim est le signe d’une nécessité plus haute. La faim, comme la soif, renvoient à des nécessités naturelles : manger, boire, sans quoi on meurt, mais elles renvoient aussi à des nécessités vitales d’ordre spirituel, elles révèlent le sens de notre existence humaine devant Dieu. Dans le discours sur le pain de vie qui suit la multiplication des pains, Jésus dira : « Je suis le pain de la vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim, qui croit en moi n’aura jamais soif. » Après la multiplication des pains, Jésus reprochera à la foule de ne pas avoir compris le sens du miracle : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez non pas parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. » Jésus est celui qui comble de biens les affamés, mais la multiplication des pains est signe d’une réalité plus haute : Jésus vient apporter une autre nourriture. Il est celui qui vient combler la faim existentielle de l’être humain ; celui qui vient désaltérer sa soif d’aimer et d’être aimé. La perspective de la communion fraternelle s’annonce, la lumière du don et du partage est donnée.

"Jésus leur dit : « Faites s’étendre les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu. Ils s’étendirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, ayant rendu grâces, il les distribua aux convives, de même aussi pour les poissons, autant qu’ils en voulaient. Quand ils furent repus, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, afin que rien ne soit perdu. » Ils les rassemblèrent donc et remplirent douze couffins avec les morceaux des cinq pains d’orge restés en surplus à ceux qui avaient mangé. A la vue du signe qu’il venait de faire, les gens disaient : « C’est vraiment lui le prophète qui doit venir dans le monde. » Alors Jésus, se rendant compte qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le faire roi, s’enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul." Les miracles proclament le Royaume de Dieu qui vient, ils accompagnent la Parole, l’éclairent et la confirment. Nous recevons dans ce signe l’amitié de Jésus pour nous, une promesse. Nous découvrons un chemin à parcourir ensemble au cours duquel l’amitié s’épanouira, s’approfondira, il montre une direction, un sens à notre vie. La vie que Jésus nous donne, c’est la vie éternelle, la guérison qu’il nous procure, c’est le salut éternel, et le Pain dont il nous nourrit, c’est lui-même. A partir du don des cinq pains et des deux poissons de l’enfant, nous percevons la nourriture qui va nourrir la foule pour la transformer en action de grâce. A partir de cette nourriture pour la vie terrestre, Jésus nous entraine à sa vie divine, il demeure avec nous pour toujours. Il nous rassemble tous ensemble pour former un Peuple nouveau que l’Esprit Saint anime.

Nous demandons la grâce d’être ressuscites avec Jésus.

Vos témoignages

  • Quelles sont mes faims ? 8 avril 2016 08:47, par Dominique

    J’observe le mouvement de cette grande foule qui suit Jésus de l’autre côté du lac : qu’elle est grande leur soif de l’écouter, de le voir accomplir des « signes » ! Ils attendaient la délivrance de l’oppression romaine, mais également de tout ce qui leur est pénible à vivre : infirmités physiques (paralytique, aveugle, …), mais aussi infirmités morales (femme pécheresse, collecteur d’impôts, …).

    Cela m’interpelle : quelles sont ces infirmités que j’aimerais secrètement qu’il guérisse en moi ? Quelles sont mes soifs, mes faims d’aujourd’hui, que j’aimerais qu’il rassasie ?