Mercredi 22 août 2018

Vendredi de la 30e semaine, année paire

Est–il permis oui ou non d’opérer une guérison pendant le sabbat ?

Ph. 1, 1-11 Ps. 110 Lc. 14, 1-6

"Un jour de sabbat, Jésus était venu manger chez l’un des chefs des pharisiens, et ceux–ci l’observaient. Un hydropique était devant lui."

Le repos du sabbat sera consacré au Seigneur, avait dit Moïse. Dieu aime notre repos, il aime se reposer en nous et que nous nous reposions en lui. Jésus, poussé par son cœur miséricordieux veut guérir les malades pour les faire entrer dans son repos. Il témoignage de l’amour privilégié de Dieu pour les souffrants de son peuple. Il veut entraîner chacun de nous dans l’amour infini de Dieu qui est le seul repos. Les commandements de Dieu sont saints parce qu’ils proviennent directement de la Sagesse infinie de Dieu. Pour les accomplir il nous faut demeurer dans son cœur, sinon il est possible de les vivre de façon vide. Il en résulte que nous prétendons chercher Dieu et que nous finissons par nous suivre nous-mêmes. Nous demandons la grâce de laisser Dieu régner dans nos vies avec la simplicité de la Vierge Marie. L’Église est la communauté des croyants, sauvés par l’amour du Christ. Tous, pauvres, nous demandons le pardon, assis humblement à la dernière place, trop contents d’avoir part au festin.

"Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Nous sommes attentifs à la question que Jésus pose aux pharisiens : Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? Jésus reproche aux pharisiens leur hypocrisie, la fausse apparence, la tromperie vaniteuse. Dieu aime la simplicité du cœur, la droiture d’esprit et il rejette énergiquement la complication. le regard trouble, la duplicité, l’hypocrisie, Jésus dira combien cela le blesse. Le silence des pharisiens démontre leur mauvaise conscience, devant eux git un malade qui cherche à être guéri par Jésus. Une magnifique école d’humilité est offerte par Jésus pour communier à son souci de Bon Berger. Chacun de nous est invité, mais il faut, comme Jésus, faire appel à la tendresse et à la miséricorde qui est inscrite au cœur de chaque personne ! Peut-on prendre son repas dans la joie, chanter les louanges de Dieu et être véritablement heureux, alors qu’à coté de soi un homme souffre ? "Et eux se tinrent cois." Jésus est triste de ce silence complice du mal et de la souffrance qu’il provoque.

« Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse. Dans le Royaume de Dieu, l’amour infini rayonne dans toute vie. Jésus aime cet homme et son Père l’aime aussi, chacun de nous est invité par Dieu à sa table, à son intimité. Mais chacun est invité parmi d’autres, ceux et celles dont la joie est d’accomplir chaque jour l’œuvre du Père. Les pharisiens se rendent compte de ce que leur conduite hypocrite n’est pas justifiée, c’est pourquoi ils se taisent. Quelle joie pour cet homme à qui Jésus a rendu la vie. Il est à la fête, il faut que cet homme, lui aussi, soit en fête ! C’est le mystère de l’amour que Jésus vient annoncer. Les apôtres vont désormais témoigner de la bienveillance de Dieu pour toute personne car Jésus est chez lui dans le cœur de tout homme. Nous aussi nous voulons témoigner de l’amour infini de Dieu pour toute l’humanité.

Nous demandons la grâce de méditer ces paroles vivantes et agissantes.