Lundi 4 septembre 2017

Vendredi de la 31e semaine, année impaire

les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.

Rm. 15, 14-21 Ps. 97 Lc. 16, 1-8

  • Le vendredi 10 novembre 2017 iCal
    semaine 31 : Vendredi de la 31e semaine, année impaire

« Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens."

Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Jésus de Nazareth a connu la joie de l’homme qui gagne sa vie par le travail de ses mains. Il savait le prix de l’ouvrage bien fait. Comme tout artisan il comptait sur son salaire, sachant que Marie l’attendait aussi. Les disciples étaient organisés, ils avaient un économe, quelques femmes qui suivaient Jésus, depuis les débuts en Galilée, et « beaucoup d’autres qui l’aidaient de leurs ressources, » Jésus a apprécié l’aide de ces femmes. Il raconte pour nous l’histoire de « l’intendant malhonnête. » Elle est certainement fondée sur un événement connu, car Jésus appuie ce qu’il dit sur une réalité dont ses auditeurs ont connaissance. Jésus souligne que notre honnêteté dans les choses de la terre permet à Dieu de nous faire confiance pour les intérêts du Royaume. D’abord gérants des biens de ce monde, nous devenons peu à peu associés de Dieu dans le grand travail de la rédemption. Voilà « le bien véritable, » notre bien, celui des héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ. Nous pouvons bâtir le Royaume de Dieu avec intelligence, chanter sans fin le chant de la résurrection : « Alléluia, le Seigneur fait des merveilles, » en ajustant notre vie à l’Esprit Saint, à la volonté de Dieu, ne laissant jamais de côté aucun petit sacrifice qui pourrait servir à la gloire de Dieu. Il y a tant à faire pour annoncer la Bonne Nouvelle, des terrains nouveaux s’ouvrent devant nos yeux. Nous sommes témoins de la délicatesse, de la finesse, de l’intelligence du Christ, il nous faut être toujours en vigilance de l’annonce du Royaume, être ministre de Jésus Christ. »

"Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.” Quel est, aux yeux de Jésus, « l’argent d’iniquité ? » C’est celui qui est gagné malhonnêtement ; mais aussi celui qui devient une puissance aveugle d’injustice ou d’oppression, et surtout l’argent qui réduit en esclavage celui qui le possède ou celui qui le désire. C’est pourquoi Jésus n’emploie pas le mot ordinaire pour nommer l’argent, mais le mot mâmôn, qui, dans le judaïsme au temps de Jésus désignait la richesse, le gain souvent le gain mal acquis, mais aussi les sécurités illusoires de ce monde, opposées à la confiance des « pauvres » d’Israël en leur Dieu. Savoir ce que Dieu demande et l’accomplir avec une grande ardeur, en grande simplicité, ajusté sur Dieu. Cela nous demande une belle énergie, être ensemble pour la mission de Dieu, chacun à sa place, se conformant à ce que dit le Saint-Esprit. Chacun n’ayant qu’un souci, édifier une communauté missionnaire, qui va annoncer le mystère de Jésus, chacun selon la grâce que Dieu lui a donnée.

"Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ;" en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Cette certitude ne doit pas entamer ni notre confiance en Dieu ni notre ardeur à le servir dans le quotidien. Nous ne voulons pas être soumis à nos compulsions ou à nos passions mais à ce que Dieu veut réaliser dans le monde. L’argent doit servir à nous faire des amis, qui nous accueilleront dans la vie future, là où l’argent ne sera plus nécessaire, ni pour nous, ni pour eux : « Amassez-vous des trésors dans le ciel. » Un jour viendra, ou toutes nos possessions seront inutiles. L’important est « qu’au milieu des changements de ce monde nos cœurs s’établissent fermement là où sont les vraies joies. » Depuis notre baptême, nous sommes fils de la lumière, ministres de Jésus Christ chacun selon le don que Dieu nous a donné. Nous vivons cette Bonne Nouvelle pour l’annoncer en Vérité. Nous demandons à l’Esprit Saint d’être mus par Lui, de manière à être ajustés à Jésus, ne désirant que faire sa volonté. Le Saint-Esprit travaille sans cesse en nous aux œuvres de Dieu. Nous rejoignons alors le désir de Jésus : Que les fils de Lumière soient sans cesse à l’œuvre de Dieu.

Nous demandons la grâce d’être habiles pour édifier l’Église de Dieu.