Jeudi 16 novembre 2017

Vendredi de la 3e semaine, année paire

Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre.

2 S. 11,1-4a.5-10a.13-17
Ps. 50
Mc. 4, 26-34

  • Le vendredi 26 janvier 2018 iCal
    semaine 3 : Vendredi de la 3e semaine, année paire

Il disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé."

L’image de la croissance du blé, rend compte du Royaume qui surgit et qui se manifeste en nous. Alors que nous croyions posséder notre propre vie, cette réalité nous dépasse, nous en percevons le développement en dehors de nous. Les dimensions le temps et de l’espace sont nécessaires à la croissance de notre vie spirituelle qui se développe dans la douceur et dans l’humilité de la « terre. » Jésus, le Verbe de Dieu, est le seul qui possède sa propre vie et qui la sème comme un Amour. Il voit pousser le Royaume qu’il a semé par sa Parole, qui reçue, devient la semence qui anime la vie d’autres personnes. Elles en sont façonnées et d’elles-mêmes propagent la Bonne Nouvelle de l‘Évangile en croissance. La terre qui porte le blé, dans le temps et dans l’espace, produit l’herbe, puis l’épi, puis du blé plein l’épi, dans la croissance de la semence. Au terme, la moisson donne à cette croissance tout son sens, c’est le temps de la moisson. Cette croissance a une finalité, un terme, elle n’a pas de sens en elle-même. La finalité de cette croissance pour nous est l’amour partagé universellement. L’espérance glorieuse de l’amour de Dieu qui se vit dans notre vie dés le matin, annonce le soir, elle manifeste l’amour infini du Père pour tous, le Royaume.

Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre." Jésus prend la comparaison de la semence la plus petite ! Elle va devenir un arbre immense dans lequel les oiseaux du ciel viendront faire leur nid. Quand nous avons donné à Dieu notre temps et notre espace, tout ce qui est à notre disposition, Dieu peut prendre « corps » en nous. Il nous faut respecter le temps et l’espace pour que le grain pousse, que nous dormions ou que nous soyons éveillés, que nous y pensions ou que nous n’y pensions pas, la croissance s’opère. L’image de la graine de moutarde qui dépasse toutes les plantes potagères, et qui donne refuge aux « oiseaux du ciel » est déjà l’annonce de l’arbre de la Croix ou se vivra la Passion de Jésus. Il deviendra passage vers la vie pour beaucoup après lui. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu reprend tout sans cesse. Si nous sommes dans la volonté de Dieu, le Règne de Dieu va s’accomplir en nous. Il nous donne de vivre librement, gracieusement en paix et de nous réjouir du bonheur de Dieu.

"Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier." Jésus, le plus petit des enfants des hommes, va grandir en nous. C’est le mystère du Verbe de Dieu incarné, qui s’est fait chair de la Vierge Marie qui est énoncé. Des semences du Verbe vont se développer dans notre vie si nous n’y mettons pas d’obstacle. La pâte de notre existence va être transformée, il nous faut demeurer sous le soleil de Dieu et sans cesse purifier notre cœur. Jésus, depuis le début de son ministère, sait le chemin qu’il nous propose. Il le donne à comprendre à ses disciples, « dans la mesure où ils étaient capables de comprendre. » Jésus nous offre de prendre son chemin. A son école, notre désir de paix, d’unité, de vie se vit dans l’humilité car nous portons en nous le mensonge, la faiblesse de la haine ! C’est humblement que nous perdons notre vie comme le grain qui meurt pour qu’elle renaisse nouvelle, en nous, et dans les autres. Nous comprenons la promesse de vie qui nous a été faite. Suivre humblement Jésus sur son chemin de Vie est une grande espérance qui nous est donnée. Le passage par la Croix s’effectue en nous. Nous la recevons dans cette promesse de vie. Le « oui » à la vie qu’elle porte, fait de nous des grains de blé offerts pour l’Eucharistie. Nous voulons demeurer dans l’adoration et la vigilance, rechercher constamment la volonté du Père pour que la vie de Dieu progresse en nous.

Nous demandons la grâce d’accomplir la volonté du Père, que dans notre vie grandisse le Règne de Dieu.

Vos témoignages

  • 28 janvier 2016 21:12

    Père Gilbert, vous décrivez l’Action de Dieu en nous : ’Quand nous avons donné à Dieu notre temps et notre espace, tout ce qui est à notre disposition, Dieu peut prendre ’corps’ en nous." Merci de ces paroles. Elle m’apportent de l’espérance car si vous dites cela, vous savez que c’est vrai. J’apprécie vos homélies, elles m’ancrent dans la vraie vie et rend Dieu si proche. Je loue Dieu pour votre présence sacerdotal à travers vos homélies. Bien en communion de prière.