Dimanche 27 novembre 2016

Vendredi de la 4e semaine, année impaire

« Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! »

Si. 47, 2-11 Ps. 17 Mc. 6, 14-29

  • Le vendredi 3 février 2017 iCal
    Semaine 4 : Vendredi de la 4e semaine, année impaire

"Le roi Hérode apprit cela ; en effet, le nom de Jésus devenait célèbre. On disait : « C’est Jean, celui qui baptisait : il est ressuscité d’entre les morts, et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui."

Hérode aimait entendre Jean le Baptiste, mais sa vie n’était pas en harmonie avec ce que disait Jean. Dans l’ambigüité d’Hérode, nous retrouvons l’ambigüité de nos existences ! C’est à cause de son serment, pour des raisons troublantes, que le roi Hérode fera exécuter le prophète Jean Baptiste. Cet homme n’avait pas commis de mal, il avait fait paraître au grand jour la vérité d’Hérode : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère, lui disait-il. » Un nouvel embarras se retrouve chez Hérode quand il entend parler de Jésus et de son action bienfaisante dans le Peuple. Cette parole manifeste la difficulté d’Hérode de se retrouver face à lui-même dans la paix. Nous sommes scandalisés par les violences injustes. Jésus, à la mort de Jean le Baptiste, rassemble ses disciples, il les envoye en mission. Eux aussi devront faire face à beaucoup de difficultés. Les difficultés extérieures qui sont en relation avec les difficultés intérieures de chacun. Pour tenir bon et être guéri, nous devons découvrir le visage de Jésus. Il nous est bon de nous revêtir de ses sentiments. En l’annonçant, nous découvrons ses traits et son visage.

"En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. » Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir. Jean Baptiste a subi la prison pour Jésus. Dans sa mort, il annonce la mort de Jésus. La Vérité qu’il annonce est en relation avec sa mission. Jésus donnera sa vie pour nous. Jean Baptiste prophétise. Hérode ne lui a pas demandé de renier le Christ, mais de taire la Vérité qui est le Christ ! C’est pour le Christ qu’il est mort. Jésus dit : « Je suis la vérité. » C’est pour la vérité que Jean a été décapité, il a répandu son sang pour le Christ. Jean annonce la Parole, il a témoigné de la venue de Jésus qui est la voie, la vérité et la vie. Il nous faut demeurer ferme dans la foi pour « renforcer » en nous l’homme intérieur. Hérode ne saura pas faire la vérité. Nous nous trouvons aussi dans des ambiguïtés et des difficultés qui ont besoin d’être nommées, reconnues, pour que nous en soyons libérés. Les apôtres suivront le Maître dans son combat, dans sa passion, et dans sa résurrection. Nous témoignons nous aussi, dans la lumière de son amour.

Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau. C’est à cause d’Hérodiade, qui elle-même demande à sa fille la tête du prophète, qu’Hérode fait décapiter Jean le Baptiste. C’est à cause de son serment auprès des invités qu’Hérode se prononce : « Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » En souffrant le premier la Passion, Jean signifiait que Jésus lui aussi devait souffrir. En naissant, Jean avait témoigné que le Christ allait naître ; en prêchant il avait témoigné que le Christ allait prêcher, en baptisant, qu’il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, Jean le Baptiste signifiait que le Christ devait lui aussi la souffrir. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d’une paix supérieure, est jeté en prison. Lui qui était venu rendre témoignage à la lumière, est enfermé dans l’obscurité d’un cachot. Celui à qui il fut donné de baptiser le Rédempteur du monde, par son propre sang est baptisé. Il vit descendre sur Jésus la grâce du Saint Esprit. Il entendit la voix du Père s’adresser au Christ. Nous demandons la grâce, comme Jean, de témoigner de Jésus par toute notre vie !

Nous demandons la grâce de découvrir le visage de Jésus et de l’annoncer.

15 Certains disaient : « C’est le prophète Élie. » D’autres disaient encore : « C’est un prophète comme ceux de jadis. » 16 Hérode entendait ces propos et disait : 17 Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse. 18 21 Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée. 22 La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. » 23 Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. » 24 Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. » 25 Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »

Vos témoignages

  • H.Yves Marie 7 février 2015 08:18

    Ayant lu et médité cet Evangile, je constate que je n’avais jamais réalisé à quel point Jean Baptiste a préfiguré Jésus ; par toute sa vie, par sa naissance miraculeuse, et tout ce qu’exprime cette homélie, Jean n’a-t-il pas déjà revêtu le Christ ? "Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant Lui… Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse (Jn,3,28-30). N’en est-il pas de même pour nous ? Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alleluia ! chantons nous à la Nuit pascale, nuit du Passage de la mort à la vie ! Ainsi, comme Jean B. nous sommes appelés à devenir des Jean-Baptiste en mourant à nous mêmes pour devenir Corps du Christ. Alors plus de doute, plus de désespoir, et seulement l’Amour et la Miséricorde. Quelle joie pour nous tous, pour nos familles, pour le monde !