Jeudi 23 février 2017

Vendredi de la 7e semaine, année impaire

Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Si 6, 5-17 Ps 118 Mc 10, 1-12

  • Le vendredi 24 février 2017 iCal
    semaine 7 : Vendredi de la 7e semaine, année impaire

"Partant de là, Jésus arrive dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De nouveau, des foules s’assemblent près de lui, et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait."

Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.  Les Pharisiens voulaient tendre un piège à Jésus et le mettre en contradiction avec Moïse. Ils posent une question au sujet du renvoi de l’épouse. Jésus nous éclaire alors d’une manière admirable. Partant de la permission de Moïse, Jésus dit à ses contradicteurs les arrangements de Moïse devant la perfidie du cœur humain. Or il nous faut revenir « au commencement, » au moment de la création de Dieu. Dieu a voulu la complémentarité de l’homme et de la femme, il les a voulus différents, leur donnant une égale dignité. C’est à partir de cette différence qu’il a créé la merveille de l’amour et la merveille de la vie, et il a dit :« Les deux ne feront qu’un seul être. » L’amour a lié entre eux un lien irréversible, ils sont entrés tous deux, librement, dans l’œuvre de Dieu. Ce que Dieu a uni, ce que Dieu a voulu un, il n’appartient pas aux humains de le désunir. Personne ne peut défaire ce que Dieu a fait.

"Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les échecs et les déceptions dont nous sommes responsables dans les liens que nous tissons peuvent mener à une grande colère. Nous comprenons ce qui aboutit à l’endurcissement du cœur des Pharisiens qui veulent mettre Jésus à l’épreuve. Ils mettent en cause l’unité de l’homme et de la femme. Aucune loi humaine ne peut prévaloir contre le dessein de Dieu. Il nous faut revenir à la Pensée de Dieu pour notre humanité car nous sommes loin de l’émerveillement réciproque de l’homme et de la femme. Dieu les a fait à son image et à sa ressemblance, à l’origine de la création ! Il s’agit, dans nos relations, de l’unité de l’amitié et de l’amour. Le croyant doit se déterminer à partir de ce que Dieu a fait pour « l’homme » et de ce que Dieu a dit de la vie et de la mort. Nous voulons nous montrer courageux dans nos propres choix, nous respectons les options douloureuses de tant d’hommes et de femmes qui vivent de véritables calvaires les choix qui les ont mis en enfer. Dans la prière, nous portons ces hommes et ces femmes blessés, comme Dieu les porte dans son amour et sa miséricorde. Il nous faut retrouver l’émerveillement de l’origine : « C’est l’os de mes os, c’est la chair de ma chair. » Nous sommes face à l’accusation et au doute qui ont été introduits dés l’origine dans l’humanité par le Menteur.

"De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur déclara : « Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle. Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère." Nous prions pour tous ceux qui ôtent à l’être humain sa dignité. Nous demandons pour eux lumière et discernement face aux énigmes de la vie. Nous demandons encore « Qu’est-ce que Dieu a voulu au commencement ? » Donnes-nous Seigneur un surcroît d’espérance, pour que nous vivions avec bonheur le lien d’amour que nous avons choisi avec toi. Cette unité d’Amour est en Dieu, elle est le mystère de Dieu Amour : « Père, Fils et Saint-Esprit. » Nous sommes l’unité de notre père et de notre mère. Nous ne sommes ni l’un ni l’autre, nous sommes un autre, et pourtant nous sommes quelque chose de leur unité ! Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit point le séparer. C’est Dieu lui-même, le Saint-Esprit, qui donne à chacun d’être ce qu’il est. C’est encore Lui qui nous unit, sous son regard, dans son amour infini. Vivre selon cet émerveillement, dans la foi et la confiance, c’est l’Amour qui nous est proposé par Dieu. Cette confiance est nécessaire en même temps que la prudence qui nous permet d’avoir des relations équilibrées dans l’amour. « Ainsi, ils ne seront plus deux, mais ils seront un. »

Nous demandons à Dieu la grâce de renouveler les liens d’amour qu’il nous donne.

Vos témoignages

  • Brieuc 23 février 2017 20:37

    La Pensée de Dieu pour nous n ’est qu’Amour, vous la révélez de manière remarquable, Père. Merci.