Jeudi 1er mars 2018

Vendredi de la 2e semaine de Carême

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle

Gn. 37, 3-4.12-13a.17b-28 Ps. 104 Mt. 21, 33-43.45-46

  • Le vendredi 2 mars 2018 iCal
    Deuxième semaine de Carême : Vendredi de la 2e semaine de Carême

« Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage."

Par cette parabole des vignerons homicides, Jésus s’adresse aux chefs des prêtres et aux pharisiens qui le contestent. Ils n’ont pas compris, en s’identifiant aux vignerons, qu’ils attestent que Jésus est le Fils de Dieu : "Mon bien-aimé avait une vigne, il y bâtit un plant de choix." Ce choix de Dieu, c’est le Peuple d’Israël. Jésus compare Israël à la vigne et ces chefs infidèles du peuple élu aux vignerons. C’est à eux et à toute la descendance d’Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l’héritage en se l’appropriant. Dans la première Alliance, le peuple élu avait pour mission d’annoncer le salut à toutes les nations. Jésus, le Sauveur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à porter des fruits de charité fraternelle. C’est à nous tous que Jésus adresse cette Parole. La vie éternelle est annoncée à tous les peuples. Les gestes et les paroles de Jésus annoncent la cohérence nécessaire du culte avec la vie de foi. Le mystère de Jésus qui portera le Salut du monde dans sa Passion au milieu d’un Peuple qui le rejette est annoncé. Jésus a regardé un figuier sans fruits, symbole de ceux qui le rejette, il était desséché. Cette parabole nous dit le mystère de l’amour de Dieu bafoué par une partie de son Peuple.

"Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième… Comprenant qu’ils sont visés, les grands prêtres et les pharisiens cherchent à arrêter Jésus. Dieu voudrait contempler le reflet de son amour dans les yeux de ses petites créatures, or il n’y rencontre que jalousie et division, dispersion et de la haine ! La jalousie est meurtrièrement perfide, elle désunit et elle tue ! Le Peuple de Dieu est semblable à la tunique tissée sans couture de Jésus, elle sera tirée au sort par les soldats. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Il nous faut le communiquer et en faire don à chaque personne qui s’approche de nous. Le premier fruit de cette Parole est la chaleur de la Parole d’Amour qui est à vivre dans notre foi, en famille, et en communauté. Jésus, par sa mort et par sa Résurrection, rétablit l’humanité dans l’amour infini de Dieu. C’est un amour qui dépasse tout.

"…Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils." Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Ces grands prêtres et ces pharisiens cherchent la réponse à leur question sur l’autorité de Jésus, mais leur cœur est incapable de l’accueillir. C’est à eux que le Royaume de Dieu avait été confié. Jésus est l’envoyé du Maître de la vigne qui envoie son Fils. Au moment des vendanges, il rencontrera la jalousie du grand prêtre et l’accaparement des serviteurs ! Mais Dieu n’en finit jamais de prendre soin de son peuple. Nous sommes ce peuple qui a besoin que Jésus prenne soin de lui. Nous travaillons à la vigne de Jésus en invoquant sa miséricorde pour qu’il nous établisse dans des liens d’amour. Nous sommes ce nouveau peuple de Dieu qui va porter des fruits pour le Royaume, c’est l’amour surabondant de Dieu qui se traduit par l’accueil et le partage. Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté doit être attirante dans tous ses faits et gestes. L’Esprit Saint donne ses dons, comme un secret d’amour. Jésus nous rétablit dans une relation filiale avec notre Père des cieux et dans une relation fraternelle avec nos frères.

Nous demandons la grâce de rendre grâce à Dieu pour tout l’amour dont nous sommes comblés.

34 36 De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. 37 39 Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. 40 Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » 41 On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » 42 Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! 43 Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. 45 En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. 46 Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.

Vos témoignages

  • pierre 2 mars 2018 07:36

    La stérilité dans la vie Divine qui se révèle dans la bible n’est pas de mise : toute semence porte son fruit pour la louange du Seigneur de la terre et du ciel.

    En ce temps de carême et de fin d’hiver, il est évident que toute période n’est pas porteuse de fruit, mais que cependant la nature travaille en 4 saisons, sans que l’on s’en qui l’on puisse l’apercevoir avant le moment opportun.

    Notre humanité est travaillée par la Parole de Jésus qui la fait fructifier dans l’Esprit Saint, ce qui nous oblige à revisiter les 4 saisons de notre cœur.

    1- Les attachements à la nature que Dieu nous donne, ou que nous annexons implicitement en rejetant l’Eternel propriétaire.

    2- les héritages dans le temps d’une humanité qui a été cultivée par les générations précédentes en relation avec le Christ ou pas, et qui fructifie ou pas selon la sève spirituelle qui vit en chacun.

    3- la vie dans le monde actuel, en conflit idéologique avec la Vie et l’enseignement théologique de Jésus-Christ qui nous christianise « si nous faisons corps avec Lui » pour nous rassembler définitivement dans son Royaume ; là où l’Esprit Saint relie tout ce qui est Saint, à Jésus-Christ Transfiguré par sa Passion et sa Résurrection.

    C’est le mystère de la proximité de l’amour humain et de l’amour Divin, révélé par « L’Eucharistie Éternelle » pour sauver le monde de l’obscurité d’une vie sans un Dieu qui aime infiniment les créatures créés pour aimer, dans son Esprit Saint = Amour Infini.

    4. la grâce de rendre grâce à Dieu pour tout l’amour dont nous sommes comblés, revient à reconnaître que tout bien vécu vient de Jésus-Fils de Dieu, et passe par l’offrande unique et éternelle de Jésus- Sauveur (Eucharistie = Sa Passion & Sa Résurrection) et demeure en Lui - Dieu avec nous (L’Emmanuel dans l’Esprit Saint)

    …et la Grâce de l’abondance des fruits de L’Esprit Saint de Jésus-Christ demeure en nous (personnellement et communautairement, en famille, en paroisse, en église qui témoigne de ce qui la fait vivre) quand nous lui en rendons Grâce avec notre « entière » gratitude, et non pas avec un cœur encombré et partagé entre « l’Humanisme grincheux et avaricieux » et le Christianisme « gracieux et glorieux »

  • Chavez donald 14 mars 2017 21:30

    Cet héritier jeté hors de la vigne c’est notre Seigneur qu i non seulement ne sera pas accepté par les grands prêtres et le peuple juif mais sera crucifié hors de la ville c’est à dire au Golgotha. Comme quoi malgré tous les signes que jésus a donné il n’a pas été reconnu ni accepté. Que d’ingratitude ! Ne peut on pas dire qu’aujourd’hui encore nous le rejetons aussi par nos infifférences, nos manques d’amour, nos péchés…..Merci Père Adam pour la qualité de vos homélies D Chavez

  • estelle 26 février 2016 19:58

    Jésus ne se fatigue pas de prendre soin de nous. Il est le médiateur qui répare nos liens cassés avec le Père et entre nous ! Oui rendons grâce sans cesse. Merci pour vos si belles homélies. Estelle

  • Fleur 26 février 2016 16:58

    C’est un si grand mystère ce qu’a vécu Jésus pour nous, l’humanité, enfants du Père. Qu’Il nous sauve sans cesse du Mal. Merci Père Gilbert, pour ces homélies. Nous avançons la lumière de Jésus à Pâques.