Mardi 14 août 2018

ac. Où s’en est allé ton bien-aimé que nous le cherchions avec toi ?

Où est parti ton bien-aimé, ô belle entre les femmes ? Où s’en est allé ton bien-aimé que nous le cherchions avec toi ?

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Toute habillée de grâce, que lui manquait-il ? / Je la portais à son épanouissement/ Je la nourrissais mais ses fruits de qui sont-ils ? / Du vent ? C’est une liste qu’elle a de ses amants ! /

Eh bien, j’obstruerai sa soi-disant liberté/ Pour qu’elle convienne ou il convient de revenir/ Je ferai prisonnière sa captivité/ Le silence lui apprendra à réfléchir/

Et puis, de ses ressources je vais la priver/ On verra ce que ses dieux lui apporteront/ L’amour doit-il faire ombre à la vérité ? / Il faudra bien qu’elle se souvienne de son nom/

Elle m’oubliait et moi, navré, j’attendais Elle ne comprenait pas, pourtant rien au monde/ Rien au monde, je disais, mais elle reculait/ Qu’ajouter à présent pour qu’elle me réponde ? /

J’ai beau menacer, elle absorbe mes pensées/ Mais toi, tu sais, tu sais comme j’aimerais encore/ La toucher, lui porter son mal, la délivrer/ Lui avouer qu’elle est mienne sa propre mort/ * Alors il me dit : aime/ Aime-la encore et oublie/ Le pourquoi quand bien même/ Au-dedans s’écoule sans bruit/ Ton cœur ouvert/

Aime, aime là encore Laisse sa mort fermer tes yeux/ Eteindre en ton corps/ Ce qui brule de mon feu, / De ma lumière. /

Toute habillée de grâce, que lui manquait-il ? Je la portais à son épanouissement

La marque d’Amour de l’Epoux est gravée au cœur de l’épouse. Dans une communion d’amour, elle subsiste dans son cœur. Mais l’Epoux s’est éloigné pour creuser encore plus d’Amour dans le cœur de son aimée ! Ce silence peut lui être fatal. L’antique menteur de l’origine rode cherchant sa proie. Il connait la faiblesse du manque, il en profite pour faire surgir à nouveau le mensonge. C’est le fruit de la vie qui révèle la qualité de la relation établie avec Dieu. Ce fruit de l’amour est confiance envers et contre tout, malgré l’absence. « Du vent ? C’est une liste qu’elle a de ses amants. » Elles sont profusions les propositions de l’ennemi ! Toutes se reconnaissent par le manque d’espoir qui se profile à l’horizon qui devient nuit.

Eh bien, j’obstruerai sa soi-disant liberté ! Pour qu’elle convienne ou il convient de revenir.

La grandeur et la beauté de l’Epoux se fait jour à nouveau. La véritable liberté est celle de l’Amour. En dehors d’elle il n’est que nuit. Comme l’Epoux se donne à sa bien-aimée, il attend d’elle un don sans retour. La grâce et la nature vont rivaliser de lumière intérieure, mais dans la nuit de la foi. L’épouse va rencontrer son épreuve véritable, la nuit est terrible pour son cœur. C’est dans la nuit de la foi qu’elle échappe à l’adversaire. Le Bien Aimé descend dans l’obscurité pour fortifier son épouse en détresse.

Je ferai prisonnière sa captivité. Le silence lui apprendra à réfléchir.

A l’intime du cœur, la moindre lumière de l’âme est délivrance et libération. Par la Présence invisible de l’Aimé, l’armure de l’adversaire doit céder. La captivité est captive. C’est dans la liberté du silence retrouvé que la lumière intérieure va jaillir dans la nuit. La relecture sera possible grâce au fait que le menteur devra reculer. C’est dans la nuit de la foi, avec Marie, celle qui a cru, que le chemin peut s’ouvrir à nouveau.

Et puis, de ses ressources je vais la priver. On verra ce que ses dieux lui apporteront.

L’adversaire n’est pas loin, prêt à ressurgir. La seule nourriture de l’aimée est la foi vive. C’est dans une confiance infinie en Celui qui peut tout, que l’aimée va avancer. C’est pour lui seul qu’elle va vivre désormais. Lui abandonnant tout, elle sera à l’affut de sa moindre volonté d’Amour. « En Lui nous avons la Vie, le mouvement et l’être ! » Ce sont les biens qui font vivre l‘épouse. C’est en Lui, dans son être vivifiant, que tout se trouve toujours.

L’amour doit-il faire ombre à la vérité ? Il faudra bien qu’elle se souvienne de son nom.

Purifiée et libre de tout, la Parole se fait Vie : « Amour et Vérité se rencontrent. » C’est en Dieu seul que tout prend sens. C’est dans son Amour infini que tout prend corps. En dehors de lui rien ne survit. L’illusion du menteur est dévoilée, il n’est que néant. Il ne conduit qu’au néant du désespoir.

Elle m’oubliait et moi, navré, j’attendais ! Elle ne comprenait pas, pourtant rien au monde, rien au monde, je disais, mais elle reculait. Qu’ajouter à présent pour qu’elle me réponde ?

Dieu est ! Il n’est qu’Amour dans un monde de ténèbres épaisses. Marie est là aussi. Elle visite sa petite fille dans la douleur. C’est elle qui toujours est au Cana de notre vie sans Amour. « Ils n’ont plus de vin. » Déjà l’heure éternelle se profile. Que me veux-tu ? Seule la vigilance maternelle fait le travail de Paix de Jésus son Enfant. Faites tout ce qu’il vous dira. J’ai beau menacer, elle absorbe mes pensées.

Mais toi, tu sais, tu sais comme j’aimerais encore. La toucher, lui porter son mal, la délivrer. Lui avouer qu’elle est mienne sa propre mort.

C’est alors la bienheureuse Passion ! Elle est en Lui, elle est en moi. C’est Lui qui la vit en moi. Oui, il n’y a que l’Amour. L’Amour infini au-delà de tout. C’est Lui qui régénère, il redonne vie là ou la mort fait son ravage. Mais de mort il n’y aura plus bientôt, le temps que la Passion ait tout pris. * Alors il me dit : aime. Aime-la encore et oublie. Le pourquoi, quand bien même, au-dedans, s’écoule sans bruit. Ton cœur ouvert.

C’est dans la nuit de la foi que l’Amour se réveille. C’est encore Lui qui va prendre tout à nouveau. En cet Amour toujours neuf, la vie se réchauffe et porte son fruit. Un fruit de douceur et d’écoute. Ne plus regarder en arrière sinon pour rendre grâce.

Aime, aime là encore. Laisse sa mort fermer tes yeux. Eteindre en ton corps ce qui brule de mon feu, de ma lumière.

« Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, dans les parterres d’aromates, pour mener ses brebis paître aux jardins, et pour cueillir des lis. » Voici que je fais toutes choses nouvelles. Tout est renouvelé dans l’Amour toujours vivant. C’est la Bonne Nouvelle qui est toujours nouvelle. Elle parcourt les siècles, éclairant tout sur son Passage. La reconnaitre encore et encore à l’œuvre dans ma vie. Alors les fruits seront beaux, ils seront bons de la douceur de l’Amour.

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Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, dans les parterres d’aromates, pour mener ses brebis paître aux jardins, et pour cueillir des lis.

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