Vendredi 6 avril 2018 — Dernier ajout dimanche 15 avril 2018

ad Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi, lui qui mène paître ses brebis parmi les lis.

Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi, lui qui mène paître ses brebis parmi les lis.

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Voici l’Agneau de Dieu/ Il est la vie venue répandre sa splendeur/ Pour glorifier le Père, il donne sa clarté/ Et du néant frémit une brise intérieure/

C’est d’une brise intérieure, plus intime à nous-mêmes que nous ne le sommes à nous-mêmes, que l’Agneau Bien-Aimé se manifeste. Si nous sommes de lui dans l’acte d’Amour de la Création, nous sommes encore bien plus de lui dans l’acte d’Amour merveilleux de la Rédemption. Dans une attitude d’offrande et d’ouverture, nous sommes à lui. Tout ce que nous sommes vient de lui, par nous-mêmes, sans lui, nous retombons dans le rien. C’est du néant que frémit cette brise légère, qui est encore un don de Dieu. L’Esprit Saint délicatement se joint à notre esprit, il nous donne notre consistance d’enfant de Dieu revêtus de la splendeur de Jésus, de l’Epoux. « Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi, » dit Marie, dans le secret de l’épouse qui se sait épousée dans la Victoire de l’Amour. « Il mène paître ses brebis parmi les lis, » la clarté de sa splendeur glorifie le Père. « Tu es belle, ô mon amie, comme Tirsa, splendide comme Jérusalem, terrible comme des bataillons ! Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Ta chevelure : un troupeau de chèvres qui dévalent du Galaad. »

« Il perce de ses yeux/ L’argile des dehors sensibles du créé/ Les larmes coulent aux pieds du maitre et de l’ami/ L’infini se révèle en toute intimité/ »

Il perce de ses yeux intérieurs les disciples voyageurs du lendemain. C’est dans cet « intérieur » qu’ils vont le rejoindre, grâce à ces yeux qui percent le ciel à partir de l’argile des dehors sensibles du créé. Les larmes de Madeleine coulent aux pieds du maitre et de l’ami. La Création lavée des larmes du repentir, s’unit ainsi au Bien Aimé du ciel. Il nous faut le chanter, il nous faut l’annoncer. Encore de ce monde, ce n’est déjà plus ce monde. La transfiguration est là, passagère, mais elle a touché le ciel. L’infini se révèle en toute intimité ! Ce Don est tout intérieur, c’est un secret d’Amour du Bien Aimé pour son enfant.

« Voici l’Homme nouveau/ Glorifié dans la foi qui voit la gloire/ Sans comprendre, l’amour seul peut saisir l’Amour/ Et se laisser faire pour, avec lui, prendre part/ »

Voici l’Homme nouveau. Il est celui de la Création, il est plus encore celui de la Rédemption. Glorifié dans la foi qui voit la gloire de Dieu, il demeure dans la nuit de l’Amour. C’est un secret qu’il porte au plus intime de son être. Seul peut le rejoindre celui qui est habité par cet Amour. Sans comprendre, l’amour seul peut saisir l’Amour. Le Bien Aimé donne ainsi d’avoir part à son Amour. La Bonne Nouvelle va se répandre dans cette marche de l’Amour. Et se laisser faire pour, avec lui, y prendre part. L’appel le plus intime du cœur est cette rencontre d’Amour. Elle se fait dans la brise légère du Bien Aimé.

« Au plus doux des repos/ Viens à moi car je t’ai fiancée pour toujours/ Ma grâce déversée en ton cœur consacré/ Et l’huile pour ta lampe, o veille à mon retour. / »

Qu’il est merveilleux le plus doux des repos ! Mais c’est de nuit, dans la nuit de la foi qu’il est reçu sur la terre. Un jour il s’épanouira dans la gloire, l’Amour resplendissant de beauté. « Viens à moi car je t’ai fiancée pour toujours » La marche est là, déjà victorieuse, mais dans la nuit de la terre. Ma grâce déversée en ton cœur consacré, dit Jésus, est déjà la victoire assurée. L’Esprit Saint donné est force et Lumière. « Et l’huile pour ta lampe, o veille à mon retour. » L’épouse attend dans la veille.

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Sure de son Amour, elle avance victorieuse déjà.