Lundi 6 novembre 2017

y Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour.

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O mon aimé, /
Je suis tienne, /
La possession, /
Mais la terre me retient dans son écorce, /
Quand bien même je mettrais toutes mes forces, /
Avec mon désir et toute mon attention, /
Je ne peux m’élancer, /
Et sans toi consentir, /
Obéir, /
Te ressembler, /

O mon aimé, je suis tienne, c’est la possession. Mais la terre me retient dans son écorce.
Quand bien même je mettrais toutes mes forces, avec mon désir et toute mon attention, je ne peux m’élancer, et sans toi consentir, obéir, te ressembler.

« O mon aimé, Je suis tienne, La possession. » Jésus a vécu sa Passion avec un immense Amour. Ton Amour, oh Jésus, est ma vie. C’est ainsi que tu m’a délivré de la mort. Tu veux, oh Jésus, me faire vivre la bonne nouvelle de ta Passion d’une manière toute privilégiée. C’est le signe d’un si grand Amour. « Mais la terre me retient dans son écorce, quand bien même je mettrais toutes mes forces. » Je ne suis pas encore adapté à cet Amour immense. « J’ai ouvert à mon Bien-Aimé, mais tournant le dos, il avait disparu ! » Déjà la Parole nous disait que nul ne peut voir Dieu sans mourir. Le récit de ta mort, oh Jésus, est si extrême. Il n’y a pas de douleur que tu ai écartée dans ta Passion. Toutes les horreurs du mystère d’iniquité sont tombées sur toi. Tu as vécu les douleurs de ta Passion dans un Amour concret et immense de tes bourreaux. Cet Amour que tu portais à tes bourreaux ne faisait qu’amplifier leur cruauté. Oh Jésus, je ne peux « comprendre » ton agonie qu’en passant par l’épreuve ! « Avec mon désir et toute mon attention, je ne peux m’élancer, et sans toi consentir, obéir, te ressembler. » Te ressembler, oh Jésus, c’est toi qui m’introduis dans ton cœur, en me faisant entrer dans ton mystère d’Amour.

Jusqu’à revenir à l’intime de toi par le don, /
L’abandon à ton jardin clos par un sentier de ronce / /
A ton souffle en moi par le oui de l’annonce /
A la connaissance par l’incompréhension à ton jour, /
A la paix, /
Par les nuits sans étoiles /
A la plénitude par le vide total /
Non, je ne peux vraiment rien sans ta présence ! /
O mon tout, /
ma déraison, ma certitude /
Comment te rejoindre dans ma finitude /
Dans mon ambiguïté, mes défaillances ? /

« J’ai ouvert à mon bien-aimé : mon bien-aimé s’était détourné, il avait disparu. »

« Quand il parlait, je rendais l’âme… Je l’ai cherché : je ne l’ai pas trouvé. Je l’appelai : il n’a pas répondu. » La Passion de Jésus est une grande nuit. Si nous sommes introduits à sa propre trahison, nous ne pourrons l’expérimenter que dans une situation semblable. En effet, c’est en vivant des situations de trahison que nous pouvons faire l’expérience de ce que vivent ceux qui sont trahis, et de Jésus qui l’a vécue totalement, d’une manière unique. C’est alors que nous comprenons comment Jésus nous a sauvé en prenant sur lui toutes nos blessures. Il nous aide ainsi à nous rejoindre dans nos douleurs. « J’était en prison, et tu m’as visité. » C’est parce qu’il est venu, qu’il a pris notre condition humaine que nous pouvons désormais l’appréhender dans toute sa douleur. Les situations semblables de l’Evangile, vécues dans notre quotidien, nous apparaissent alors plus lumineuses. « Par les nuits sans étoiles, A la plénitude par le vide total, Non, je ne peux vraiment rien sans ta présence ! O mon tout, ma déraison, ma certitude. Comment te rejoindre dans ma finitude, dans mon ambiguïté, mes défaillances ? »

Fais-moi vivre de toi, /
De ton corps, /
De ta vie toute pénétrée, /
Je serai ton petit lit, ton repos, /
Ton délice, ta joie, ta beauté, /
Ton parfum, ta cité de jaspe cristallin /
Ta liqueur d’amour plus suave que le vin /
Je serai ta grâce librement déployée /

Fais-moi vivre de toi, De ton corps, De ta vie toute pénétrée, Je serai ton petit lit, ton repos, Ton délice, ta joie, ta beauté, Ton parfum, ta cité de jaspe cristallin.

C’est l’Esprit Saint qui crée des liens uniques dont nous avons substantiellement besoin. « Ils m’ont trouvée, les gardes, eux qui tournent dans la ville : ils m’ont frappée, ils m’ont blessée, ils ont arraché mon voile, les gardes des remparts ! Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour. » L’Esprit Saint est le Maitre et l’Artisan nécessaire dans le soutien apporté aux pauvres. Les relations nouvelles sont vécues sous le souffle de l’Esprit Saint, elles nous guérissent et nous situent déjà dans le monde à venir. Il nous faudra grandir en Amour jusqu’à notre entrée dans le Royaume. C’est à l’école des Liens des cœurs de Jésus et de Marie que nous progresserons dans le nouvel Amour que Jésus est venu nous apporter. « Demeurez dans mon amour, » dit-il. C’est notre défi, un défi qui n’est pas facile à relever. La Parole nous dit comment Eve s’est laissé détourner de l’appel de Dieu. Quand Jésus nous invite à vivre de son nouvel Amour, le Lien avec lui est vital pour demeurer dans cette grâce unique de son Amour infini.

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La moindre défaillance dans ce lien avec Jésus, peut conduire à des incompréhensions, qui peuvent se traduire en condamnation, et de Dieu, et de l’homme créé à son image.

Vos témoignages

  • Estelle 7 novembre 2017 18:51

    oui, Jésus nous invite à Le suivre sur son chemin de Croix. Le Père est bon : quand le Seigneur demande, il donne. Il met près de nous Marie mais aussi des Jean, des Simon de Cyrène, des Véronique. Et surtout Jésus a pris ce chemin avant nous et Il nous attire à Lui… Nous tenons bon et nous nous réfugions dans son Cœur transpercé… comme une toute petite colombe au creux du rocher
    Estelle

  • Bernice 6 novembre 2017 21:16

    Quelle délicatesse dans le Lien avec Dieu, combien nous avons besoin de sa Mère pour nous enseigner comment aimer le Dieu d’Amour, le Père des pauvres, l’Epoux d’humanité.