Samedi 12 août 2017

w Qu’il entre dans son jardin, mon bien-aimé, qu’il en mange les fruits délicieux.

Qu’il entre dans son jardin, mon bien-aimé, qu’il en mange les fruits délicieux. info document - PNG - 1.3 Mo info document - PNG - 32.6 ko

« En Lui jouissons désormais, Dans le secret, sans aucun bruit. »

‘Mais c’est de nuit’ chante le poète. « Eperdue » elle se retrouve au matin. ‘Le trésor de la mère appartient à l’enfant’. Marie contient sa merveilleuse petite fille. Elle s’abandonne maintenant comme la bien aimée. Au matin et paisible, l’amour l’a régénérée, elle est paisible et déjà toute donnée. Offerte est la journée de l’Amour, c’est là que je vais demeurer. O vous qui cherchez Dieu, offrez-vous à l’Amour qui seul régénère. C’est le jour de notre nuit, dans le secret du Temple retrouvé, dans notre jardin clos. Que le vin se mêle à l’eau ! Que la tendresse jaillisse à flots ! Qui pourrait retenir notre source joyeuse ? Elle est née une nuit de Noel. Elle est née de la roche brisée, nul ne peut l’empêcher d’écouler sa lumière, lumière dans la nuit. Nul ne peut la lui ravir. « Dans la lumière de notre nuit, Il nous enveloppe de paix » Tout silence dans l’Amour, la petite sœur du Cantique ! Le silence de Noel rejoint la nuit de Paque. La seulement se révèle, le silence de l’Amour. L’Amour ne se laisse saisir que par l’amour. M’aimes-tu ? disait déjà Jésus. L’Amour désormais a pris corps en l’aimée. C’est sous le voile de la fragilité. Il cache sa lumière pour mieux se laisser approcher ! « Voici à quoi se reconnaît l’amour, ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimé le premier, » L’aimé est appelé, c’est Marie qui le conduit, elle le peut, elle est la bien aimée. Elle seule peut guider dans l’amour, celui que Jésus donne. C’est lui, lui seul qui peut ravir dans l’Amour. Moi pour mon amant, lui pour moi Dans le désir, l’absent est là…

En mon amant échappée, Je veux rester dans l’oubli Ta Parole Seigneur, une si belle harmonie ! Elle est le vin délicieux qui rassasie mon cœur. C’est la Voix de l’Epoux qui attend ! C’est l’oreille de la bien aimée qui entend. La petite sœur du Cantique est devenue toute silence. Silence dans la nuit que plus rien ne réveille. « Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n’éveillez pas, ne réveillez pas l’Amour, avant qu’il le veuille. » C’est désormais son désir seul qui l’avertit, elle est devenue si petite et pourtant si forte. C’est son désir qui la porte. Affronter le désert est une merveille de l’Amour, il est déjà à l’horizon. Déjà son cœur l’avertit, elle n’est pas seule : « Qui donc est celle-ci qui monte du désert appuyée sur son bien-aimé ? » ‘Appuyée sans aucun appui’ elle avance vers lui. Avec Marie sa mère, elle reconnaît les merveilles de l’Amour : « Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. » Sur elle, Il s’est penché ! La douceur du baiser du tout petit a réjoui sa mère. Les lèvres de Marie désormais parlent du Père.

Il est caché, dans l’Ombre, Celui que le Fils révèle. La voix du Bien Aimé qui retentit, ravi le cœur de l’attente : « Car l’amour est fort comme la Mort, la passion, implacable comme l’Abîme : ses flammes sont des flammes de feu, fournaise divine. Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves l’emporter. » La petite sœur du Cantique est devenue merveille toute cachée. Elle se nourri des paroles de son aimé. Elle est rassasiée de sa voix délicieuse. En lui elle se fortifie dans l’Amour du Silence divin. « Que ferons-nous pour notre sœur le jour où l’on parlera d’elle ? » Le ‘parlé’ de l’Amour est silence, un silence qui seul dit le véritable Amour. « Sera-t-elle un rempart ? » En Lui transformée, elle s’abandonne silencieuse. « Nous lui bâtirons un créneau d’argent. Sera-t-elle une porte ? » La seule porte c’est l’Unique qui donne tout son amour. Marie l’a reçue, elle en est devenue source. La source est un puit qui s’est fait Fontaine.

tout ton discours n’est que folie Vierge errante dans la nuit Que l’amant soit ineffable Toi, tu n’es qu’un grain de sable ! Prenons bien grade d’écouter Ce que l’ivresse fait chanter ! En mon amant échappée Je veux rester dans l’oubli Suspendue, abandonnée En ses mains plus de soucis En Lui jouissons désormais Dans le secret, sans aucun bruit Dans la lumière de, notre nuit Il nous enveloppe de paix

Moi pour mon amant, lui pour moi Dans le désir, l’absent est là…

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« Suspendue, abandonnée, En ses mains plus de soucis » Tout silence dans l’Amour, la petite sœur du Cantique ! Elle est devenue toute attente du Bien Aimé. Marie a reçu à Noel, son tout petit dans ses mains. « Le Seigneur s’est penché sur son humble servante. » Si les mains du Père se révèlent dans les mains de Jésus. La douceur et l’humilité de l’Amour se donne à Marie. Dans cet Amour, Marie est encore devenue plus libre d’aimer. Que tes mains me saisissent et je serai libre ! C’est désormais l’Amour dans sa petitesse qui sera Lumière « Sans autre Lumière que celle qui brille dans nos cœurs. » « Sera-t-elle un rempart ? » chantait le Cantique ! Oui, Marie a reçu le Tout Petit, elle pourra recevoir l’Agonisant, le Crucifié. Leur étreinte silencieuse est une muraille de Feu. Suspendue à cet amour, ‘les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour.’ L’Amour est guérison de l’aimée. La muraille de feu consume les masques et toutes les entraves. ! La bien aimée est à son aimé, rien ne l’empêche désormais. Dans le bienheureux dépouillement de l’Amour, Elle rejoint son Aimé, Celui qui seul est l’Epoux de son Peuple.