Mercredi 25 octobre 2017

h La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines,

c) « Le verbe s’élance et la beauté jaillit »

info document - PNG - 687.9 ko

Touche du silence sur les eaux de la nuit/
Le verbe s’élance et la beauté jaillit/
Lumière sans déclin, Roi de la création/
Le monde est un jardin qui célèbre son Nom/

« Le verbe s’élance et la beauté jaillit » Seule la flamme d’Amour réjouit désormais le cœur de la femme. Exilée et perdue dans un monde de froid, elle n’a plus, pour se réchauffer, que la flamme du bois. C’est du bois de la Croix que jaillit le brasier, incendie de l’Amour qui ne s’arrêtera plus. Seule, désormais, la sainte crainte d’amour attise le feu. « Comme je vous ai aimé, » est la règle du jeu. C’est la chaleur du feu de l’Amour, qui pourra réchauffer, l’épouse en attente, que le froid a brulé. L’eau de la nuit, pareil au sacrifice d’Elie, alimentera maintenant le feu de l’Amour, du sacrifice de la nuit. Prenons à plein corps cette buche mouillée, que seul un cœur plein d’amour peut dévorer. C’est la joie de l’épouse d’être enfin unie, à Celui qui toujours prépare ce brasier. Sa présence d’Amour est le seul réconfort, c’est elle qui la nourrit pour l’offrande sacrée. L’exilée réchauffée a retrouvé la vie, grâce à Lui enflammée, c’est alors qu’elle revit.

Vivre à toi seul, être une graine en votre cœur/
Toute entière une offrande à la vie/
S’enfoncer et traverser l’obscure épaisseur/
Et si dans la nuit le silence n’est plus qu’un cri/
Tendre les bras pour mieux se sentir soulevée/
Tout lâcher pour embrasser la vie/
Et s’ouvrir au ciel, en lui s’enraciner/

Mais le mystère s’étend à toute la Création. La contagion de l’Amour enflamme l’humanité. Le cœur embrasé enflamme la désirée et l’Amour de Jésus et de Marie se repend, dans les cœurs assoiffés. Le commandement nouveau commence à prendre chair. Il a pris corps dans le cœur de l’aimée. La bien aimée des lors, peut s’y réchauffer. O mystère caché, d’une nouvelle humanité, qui vit de l’Amour de son Dieu, qui s’y trouve reflété. Sur le cœur embrasé de l’épouse enflammée, le repos est déjà, désormais assuré. C’est le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie, qui s’enflamme désormais dans le cœur des aimés. Dans cet échange nouveau, c’est une vie nouvelle, qui se donne et s’enflamme d’un Amour nouveau. Demeurons là, car se donne là une vie nouvelle, qui régénère le vieux monde en péril. De cette union d’Amour, la clarté se répand. La communauté se réchauffe à ce brasier ardent. Les liens de la prière attache les aimés, les voiles de la discorde se sont éclipsés.

Caresser la brise et danser au jour fleuri…/
Vienne la pluie, souffle le vent pour dépouiller/
Consentir c’est féconder la vie/
A l’ombre désirée le fruit est présenté/
La sève est l’amour et mon corps devient son lit/
Vivre à vous seul dans l’éternel embrassement/
S’enivrer à la source de vie :/

Voici que désormais je fais toutes choses nouvelles dit Dieu. En lui, mon regard lui-même s’est régénéré. Plongé dans le cœur du bien aimé, il voit tout maintenant dans le feu de l’Amour. L’autre, si difficile à regarder, est désormais dans mon regard, transformé ! Miracle de l’Amour qui tout régénère, qui rajeunit la création. Il n’y a plus d’enfer, dans le brasier du bel Amour, et ses blessures sont délicieuses dans le secret du cœur. Là est le lieu de la grande consécration. C’est le Corps de Jésus qui se donne, il régénère tout ce qu’il touche, de l’Amour sanctifiant, de son cœur blessé. Je voudrais de ma vie, faire une vivante Eucharistie. Etre ainsi avec Lui, dans le Don pour la vie, les Paroles de Jésus sont devenues ma vie. Les dire en Lui, est un secret de vie. Une vie qui se donne dans le Don de Lui-même, et pour entrer là, la porte est grande ouverte, c’est le don de soi, pour que l’autre ait la vie.

Sur la robe blanche un parfum pénétrant/
Les lis et les roses s’épanchent au paradis/
Pécheur esseulé tout en peine/
Navré de la mer en furie/
Il se déploie et puis dégaine/
Son cœur épris pour ses petits. /

C’est Marie qui est là, dans la vigilance du cœur, tout donné. Elle a livré sa vie pour son bien Aimé. Maintenant c’est sa fille qui est toute embrasée, du feu du même Amour ainsi communiqué. « Le trésor de la mère appartient à l’enfant. » A Noel, la mère embrasse son enfant, c’est le même baiser qui l’unit au Pain de la vie, maintenant. Il est là désormais, en attente d’amour, donnant son Pain de vie, à l’épouse affamée, qui va là, le retrouver. Merveille que cette consécration nouvelle, ou Marie se révèle dans son cœur tout ouvert, comme le Cœur de Jésus, qui est toujours offert, le baiser de ces Cœurs à jamais régénère, la pauvre enfant qui se tourne vers sa mère. « Femme voici ton fils, fils voici ta mère. »