Mercredi 25 octobre 2017 — Dernier ajout mercredi 29 novembre 2017

z Mon bien-aimé est clair et vermeil : on le distingue entre dix mille !

Mon bien-aimé est clair et vermeil : on le distingue entre dix mille !

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Jésus, me voici désormais/
Offrande d’amour et de paix/
Sous le voile de l’espérance/
Embrasez-moi de silence/
Pour demeurer, comme Marie,/
Heureuse du don de ma vie/
Elle est toute à Lui, comme il est tout à elle./
Mon espérance, ma joie,/
Ma paix profonde, « ma réalité éternelle »/
Sa vie c’est Lui./
Il a tout donné pour elle./
Elle peut maintenant se rassasier du fruit de son Amour./
Comme elle est heureuse au son de son pas qui vient !/

Jésus, me voici désormais, offrande d’amour et de paix, sous le voile de l’espérance, embrasez-moi de silence.

Etre « l’ami de la Croix de Jésus, » prend très doucement corps en nous. Il nous faut beaucoup de vérité pour ne pas entrer dans une attitude religieuse servile, en cachant la réalité de la vie vécue dans l’Esprit Saint. Le lien entre le « religieux » et le « psychologique » est subtil. Cette distinction nous aide à comprendre ce que nous avons à vivre ! Si Jésus nous a sauvés et qu’en lui tout est réconcilié, il nous faut beaucoup de temps pour guérir tout ce qui encombre notre esprit, nos souvenirs et notre mémoire. Plus la blessure de l’accusation est grande, plus l’incompréhension avec l’autre est profonde. La blessure nous aide à entrer dans la compréhension de la blessure du cœur de Jésus. La douceur et l’humilité de son cœur est la lumière pour marcher à sa suite. La pauvreté que je trouve en moi peut être transfigurée par la pauvreté de Jésus. Nous découvrons la présence de Jésus dans la souffrance qu’il a endurée pour nous sauver.

Pour demeurer, comme Marie, heureuse du don de ma vie, toute à Lui, comme il est tout à elle. Mon espérance, ma joie. Il nous faut reprendre le chemin de nos propres blessures. L’Evangile est une Bonne Nouvelle qui nous remet dans la Vérité de notre être. La vie que nous vivons selon le monde doit être convertie à l’Evangile. Notre humanité réagit devant le regard des autres qui juge. Or il nous faut demeurer dans le regard et l’action de Jésus qui seul nous donne de vivre selon l’intimité de son cœur. Nous voulons demeurer dans la communion à l’Esprit Saint que Jésus nous donne ! Nous entrons dans le mystère de Jésus de façon très différente selon le chemin que nous avons déjà parcouru et notre vocation. Si des différences se manifestent, il est terrible de voir l’œuvre de la jalousie, de la concurrence, de la rivalité entre les « frères. » Jésus dit : « Soyez candides comme des colombes et prudents comme des serpents. »

Ma paix profonde, « ma réalité éternelle, » c’est sa vie, c’est Lui. Il a tout donné pour elle.
Elle peut maintenant se rassasier du fruit de son Amour. Comme elle est heureuse au son de son pas qui vient !
Nous sommes témoins qu’il se vit en Eglise des situations de domination ! Nous sommes en communion silencieuse avec nos frères, essayant d’alléger leur douleur devant certaines injustices. En découvrant le mystère de Jésus dans sa Passion, nous découvrons notre propre mystère de souffrance. Le « pouvoir » injuste n’est pas en harmonie avec l’Esprit Saint. Nous prenons conscience de la complexité dans laquelle nous sommes à partir des expériences que nous vivons dans notre chemin. Le combat spirituel est toujours à l’œuvre. Nous pouvons nous trouver devant un vrai danger de nous enliser dans un monde religieux en crise grave. Il peut paraître vrai, mais et ne l’est pas !

Mon bien-aimé est clair et vermeil : on le distingue entre dix mille ! Sa tête est d’or, d’un or pur. Ses boucles, d’un noir de corbeau, ondulent.

La conscience de ce que nous ressentons comme vrai dans notre cœur est vécue selon Jésus, dans l’Esprit Saint. Ce sont les expériences de la présence de Dieu à l’œuvre qui sont éclairantes pour nous situer dans la vérité de notre être, dans sa profondeur. En « religion, » nous pouvons vivre en dehors de nous, cherchant dans le regard des autres la réussite. Mais il nous faut découvrir notre monde intérieur, riche de la présence et de l’amour de Dieu, qui est bien plus véritable. C’est alors que nous commençons à nous construire dans le Christ et que l’Evangile devient notre terre.

Qu’a-t-il, ton bien-aimé, de plus qu’un autre, ô belle entre les femmes ? Qu’a-t-il, ton bien-aimé, de plus qu’un autre que tu nous adjures ainsi ?

Etonnante est la fidélité de Dieu

Dans cette relecture, je rends grâce à Dieu de tous ses dons. C’est seulement dans la grâce que cette relecture peut s’accomplir. Notre Dame du Mont Carmel m’a tellement montré sa tendresse maternelle. Si au départ de ma vie sur terre j’étais baigné dans mon sang, il n’a pas cessé de se répandre, dans les épreuves, tout au long de ma vie. Dans les souffrances de cette fin de vie, le sang de mon cœur de prêtre donné, est uni à celui de Jésus. Il est toujours reçu par le Saint Esprit qui veille sur moi et qui l’offre au Père ! C’est de désappropriations en désappropriations que le chemin de la rencontre avec Jésus se déroule. Il n’est pas utile de retracer toutes les étapes parcourues, je les ai déjà énumérées plus haut. Une réalité s’impose, chaque fois qu’un « gain » utile à mon épanouissement m’est donné, c’était toujours pour l’offrir à nouveau dans un sacrifice très incompréhensible pour la raison humaine. Dans la grâce, tout s’est toujours avéré être pour la plus grande gloire de Dieu, et pour ma sanctification.

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Je bénis Dieu de sa tendresse prévenante, de sa lumière toujours donnée et de son Amour fidèle.