Samedi 19 août 2017 — Dernier ajout samedi 12 août 2017

b Mon adolescence et le début de ma vie d’adulte, recherche de sens.

B/ -Je me suis aperçu que vouloir sortir de cette pauvreté en demeurant dans les valeurs du monde était pour moi une « illusion » dangereuse pour la recherche de mon être profond.

Mon adolescence et le début de ma vie d’adulte, recherche de sens. A quatorze ans, j’ai obtenu le certificat d’études primaires, c’était important à l’époque, mais il fallait alors travailler. De manière très rapide je suis passé du monde de l’enfance au monde des adultes. Ma vie « sociale » était inexistante, ma vie intérieure, intellectuelle et spirituelle était en friche, sans moyen d’expression. Il me fallait partir pour ne pas enliser ma vie, partir, c’était aller vers l’inconnu. J’ai lu une annonce dans un journal : « Demande apprenti boulanger- pâtissier. » C’était à 40 km. à Thaon les Vosges, du côté d’Epinal. Michel, l’ami de Lucienne mon futur beau-frère, était pâtissier, il m’a encouragé à répondre oui. J’ai vécu là un mois pendant lequel je fus « exploité » par un patron difficile, dans une famille assez corrompue, du boulot non-stop du matin au soir sans salaire et sans contrat de travail. Michel, qui me visitait et qui connaissait ce genre de boulanger, m’a sorti de cette situation, heureusement, je crois que j’en serais tombé « malade. »
De retour à la maison, après cette épreuve, la tentation était grande de travailler à l’usine du village ou à la scierie du coin. Nous regardions les petites annonces du journal : « Cherche apprenti boucher charcutier à Epinal ». Je me suis présenté à nouveau comme apprenti boucher-charcutier, cette fois les patrons étaient ouverts et accueillants. C’est ainsi que je me suis retrouvé dans une autre situation. Le travail ne manquait pas de 5h du matin à 21h le soir. J’ai dû affronter la dure réalité du travail et les liens entre les ouvriers. Ce n’était pas toujours facile, mais j’avais de quoi faire face à cette nouvelle réalité. J’ai préparé là un CAP. Un des examinateurs m’a alors embauché dans sa boucherie à Epinal. C’était une autre expérience, celle de vendeur en ville. Je me sentais à l’aise et tout marchait bien, mais je n’étais pas libre profondément, et ce milieu ne m’aidait pas à grandir spirituellement ! Je n’étais pas à l’aise avec les plaisanteries vulgaires de ce monde bien difficile à comprendre ! Je me souviens d’une soirée à cette époque, j’allais habituellement au bal ou au cinéma, choisissant de beaux films ou des « compagnies » qui étaient en harmonie avec l’idéal qui m’habitait, dans ce que je désirais vivre. Portant une médaille de Marie sur ma chemise, une compagne de danse me dit : vous allez au bal avec ça ? J’étais très surpris. En fait je m’ennuyais dans ces bals, le dernier se termina dans une église. En rentrant chez moi vers minuit, j’ai vu de la lumière dans une église et j’ai entendu des chants, je suis rentré pour voir de quoi il s’agissait. Etait-ce Noel ? Pâque ? Je ne sais pas.

Quand j’ai commencé à travailler en ville, j’étais comme en exil, loin de la « nature, » des montagnes de mon enfance, ce petit coin auquel j’étais attaché. Je devais faire un vrai deuil du passé. Certes, je visitais ma famille pendant les vacances. Elle continuait son chemin que je connaissais bien, mais désormais j’étais ailleurs, dans une certaine solitude. Je n’étais plus dans ma famille et je n’avais pas de lieu qui me sécurisait. Le milieu de la boucherie me paraissait fermé et à nouveau sans perspective pour l’avenir. Le patron a vendu sa boutique quand j’avais 18 ans, je n’avais pas envie de chercher une autre place. Lauréat d’un CAP, j’ai opté de devancer l’appel du service militaire, c’était l’époque de la guerre en Algérie. En m’engageant dans l’armée je serais libéré plus tôt des obligations militaires et je pourrais travailler ailleurs ensuite. C’était un bon choix car nous étions dans la guerre d’Algérie et nous faisions 27 mois de service militaire. J’ai donc pris un engagement de 2 ans dans l’armée, je pouvais choisir dans quelle arme je servirais et dans quel pays je ferais mon service militaire. J’ai choisi l’intendance et l’Allemagne. Je me suis retrouvé à Tübingen ou je suis resté deux ans, c’est ainsi que commença pour moi une nouvelle étape. Je me trouvais avec des soldats qui venaient de beaucoup d’horizons, dans un autre pays et une autre culture.
Dans cette nouvelle situation je pouvais trouver un espace qui me correspondait mieux par son ouverture et ou je pouvais me faire des amis. Tous les « milieux » étaient représentés et je me sentais à ma place, pouvant me situer comme militaire avec tous les autres et sans apriori. La vie ensemble était organisée selon un ordre et des règles qui me convenaient et m’ouvraient vers un extérieur plus vaste qui était le service de la patrie. J’étais reconnu et apprécié par mes camarades et mes supérieurs. L’espace qui m’était donné me permettait de devenir moi-même. Je me préparais à l’avenir, je choisissais mon chemin. Le service militaire était ainsi pour moi un lieu d’ouverture et d’orientation. Les valeurs de Patrie, de Service, de Don de soi étaient à l’honneur, elles allaient me permettre de faire un choix que j’ai compris plus tard. Je reprenais dans mes temps libres des études dans lesquelles je me sentais plus à l’aise et plus valorisé. J’avais un grand retard scolaire à rattraper, il me fallait arriver au niveau des études secondaires !


Pendant que mes copains faisaient la « fête, » j’avais des raisons de rester à la caserne pour travailler ! Cela me convenait bien pour ne pas mettre en péril les valeurs chrétiennes que je pressentais en moi par rapport à la vie souvent « débauchée » de mes collègues. J’évitais les conversations « scabreuses » de mes compagnons d’armes. Le comportement « moral » qui était enseveli en moi, dont je n’avais pas conscience, se réveillait : « J’essayais de faire le bien et d’éviter le mal ! » Je retrouvais la rectitude « morale » de l’existence que j’avais déjà soupçonnée en moi sans pouvoir la manifester par des mots. Les lectures diverses que je faisais situaient des personnages dans lesquels je pouvais m’identifier, et mieux comprendre ce qui se passait en moi et autour de moi. Ces études me permettaient d’entrer en contact avec l’histoire du monde, de la culture. J’aimais en particulier la littérature, la musique, je participais à une chorale, ce qui me permettait aussi d’annoncer discrètement ce qui me plaisait. J’affectionnais la piscine, le jogging et aussi les sorties de la caserne pour aller à la messe par exemple. C’était pour moi le temps des choix ! L’adhésion profonde à des personnes ou à des situations allait déterminer ce que serait ma vie. A l’époque je collectionnais les « devises » comme celle-ci : « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es ! » Ce qui se passait en moi à cette époque était très important car j’avais besoin de me sentir « libre », dans un monde ou certaines valeurs me rejoignaient. Il me fallait découvrir que d’autres « valeurs » m’habitaient qui étaient en réalité liées à l’Evangile. C’est dans cette reconnaissance humaine et chrétienne que je pouvais prendre confiance en moi et commencer à trouver mon unité. Il me fallait en effet me déterminer selon des valeurs que je vivais à l’intérieur de moi sans en avoir ni conscience ni connaissance, et chercher à l’extérieur, ce que je ressentais à l’intérieur de moi pour en être confirmé !

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C’est à partir du livre d’Éric de Rus sur Edith Stein que je vais mettre des mots sur ce que je vivais alors : Le « sens affectif » et le monde des valeurs. » Ad Solem ; Page 79 ; « L’avènement de la personne est une œuvre de la liberté…L’aptitude à s’ouvrir au monde des valeurs met fortement en évidence la dimension spirituelle de la personne humaine et son orientation vers la transcendance : … Comprendre autrui comme personne spirituelle cela équivaut, pour Edith Stein, à pénétrer dans le monde des valeurs qui constitue le noyau le plus intime de son être et son orientation vers la transcendance… « Il est donc clair que l’exercice des facultés de l’âme concourt à l’unification intérieure de la personne dès lors qu’elle met un être au contact des biens culturels et de cette vie impérissable véhiculée par les valeurs les plus élevées qui permettent finalement à la volonté de se déterminer pratiquement avec justesse…. Car, au final, il s’agit de se décider, « d’adopter l’attitude intérieure correcte et adéquate vis-à-vis des valeurs objectives et de faire porter ses fruits à cette attitude dans la pratique. Par conséquent, c’est la manière dont nous donnons une réponse adéquate à la valeur qui définit la vie éthique. Car la vie éthique se comprend ici comme la recherche, par notre liberté, d’une réponse adéquate à la valeur objective qui me fait face comme une donation originaire et me met en mouvement par sa requête intrinsèque, la recherche d’une conformité de ma liberté avec l’essence de la valeur qui m’est confiée, essence qui m’oblige. »
A 19 ans j’étais sous-officier, sélectionné comme instructeur et proposé pour faire une école d’officier. Cette nouvelle perspective me fit reprendre un engagement de trois ans ! Si je me trouvais à l’étroit dans les limites de mon petit village des Vosges, j’étais confronté maintenant aux mœurs militaires. Ce fut une époque où j’ai beaucoup lu. J’ai peu de souvenirs de la vie chrétienne de mon enfance car elle était mêlée avec les contraintes de la vie quotidienne et c’était de même quand je travaillais. Je pense avoir toujours cru en Dieu. La période militaire fut un temps où je pouvais me poser beaucoup de questions. Avec la « base » humaine qui se mettait en place dans ma vie, il me fallait découvrir la dimension chrétienne de mon être, son orientation vers Dieu que je ne connaissais pas ! Je rends grâce à Dieu de s’être révélé à moi progressivement ! Je comprends que la phrase qui m’a fait « basculer » dans le choix de l’Evangile était la Parole de Dieu dans Jérémie : « Et je mettrai ma loi dans leur cœur. » Mais je ressentais toujours ce sentiment de n’être pas à la « hauteur » des autres. J’éprouve encore aujourd’hui ce manque d’assurance qui s’est enraciné en moi dans mon enfance ! Est-ce l’apanage des enfants battus ? Je trouve peut-être, là aussi, les raisons pour lesquelles j’ai besoin de répéter trois fois la même chose pour être sûr d’être compris ! Ce besoin de confirmation dans ce que je suis et dans ce que je découvre toujours, est peut-être l’expression du manque de confirmation paternel dont je souffre encore et qui s’exprime ainsi !

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Apres un séjour de deux ans en Allemagne, je fus envoyé en mission en Algérie à Ouargla, dans le Sahara français de l’époque. J’étais responsable de la livraison et de l’accueil des subsistances et de l’habillement. Je travaillais avec des Algériens dans un bureau militaire. Nos relations étaient très chaleureuses ! Très vite je m’aperçus du décalage entre les valeurs de ces populations locales et l’Armée française. Ces Algériens musulmans du sud, du Sahara français de l’époque, étaient très religieux. Des membres de leur famille était mortes au combat pour la France dans les dernières guerres mondiales ! Face à la pratique religieuse de ces personnes musulmanes, le Christianisme, tel qu’il était vécu par les militaires du contingent, faisait piètre figure ! De plus, la jalousie, la concurrence, la rivalité étaient à l’œuvre chez beaucoup, dans les cadres de l’armée. Je prenais mes distances car je ne voulais pas « jouer » un personnage. Je sentais en moi le danger d’entrer dans des « sentiments » de domination, de recherche de plaisir et de supériorité qui se vivaient en quelques militaires. Ne voulant pas me trouver dans cette situation d’ambigüité, je devais faire un choix. Mon intérêt était ailleurs : réussir ma vie malgré toutes mes lacunes au plan intellectuel et social.
J’étais apprécié par mon entourage mais je gardais souvent le silence, n’étant pas sûr que je doive me dévoiler. Je vivais à l’extérieur de moi-même, je ne connaissais pas encore l’intérieur vers lequel j’allais me diriger. En fait, le rôle que je jouais à l’armée comme sous-officier, la perspective de l’école d’officier, me donnait une reconnaissance qui pouvait devenir trompeuse, car ne menant pas à l’essentiel que je recherchais. En creusant cette période, je prenais conscience qu’en jouant un certain rôle comme militaire, dans une vie qui n’est pas branchée sur l’essentiel, je pouvais perdre le sens même de ma pauvreté. C’était alors l’extérieur, le monde, qui prenait le dessus. Je comprenais aussi qu’une certaine « culture » pouvait être néfaste à l’approfondissement de ma vie et m’établir dans une extériorité sans avenir. J’étais prudent, un peu sauvage, extérieur au monde que je ne comprenais pas toujours et en même temps j’étais attentif à rejoindre ce « monde » que je connaissais mal. Je prenais conscience de la complexité à partir de laquelle chacun faisait son chemin. Je devais beaucoup travailler intellectuellement et j’espérais toujours un au-delà meilleur sans savoir ce que cela pouvait vouloir dire !

Le combat spirituel était à l’œuvre en moi dans ce désert du Sahara. Un jour, j’ai senti un vrai danger de m’enliser dans un monde qui ne me paraissait pas vrai ! Je n’avais pas les moyens intellectuels de combattre les idées ambiantes de domination et de violence. Beaucoup de militaires du contingent étaient dominés par des recherches de plaisir qui les avilissaient. Ils jouaient au « dur » et la supériorité des plus bruyants et des plus « durs » faisait autorité. Je n’avais que ma conscience et ce que je ressentais vrai dans ma vie et dans l’Evangile. Je témoignais par ma vie, mais me il fallait éviter le rejet de mes compagnons d’armes. Il aurait fallu élever le débat et dans un vrai dialogue, développer les idées de ce que je ressentais. J’aurais certes pu investir dans le domaine de l’affrontement des idées fausses, mais je préférais mettre mon énergie dans l’étude de l’Evangile qui me paraissait une vraie réponse à tous ces manques d’espérance et ces questionnements. Je pense aussi que « l’ermite » qui est en moi s’y retrouvait mieux. Je voulais être fidèle aux valeurs que je ressentais et qui demandaient un espace pour s’épanouir. Il me fallait en effet trouver une harmonie entre ce que je ressentais et les valeurs du milieu dans lequel je me trouvais.

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Je ne saurais dire ce qui m’a fait franchir le seuil de la maison des Pères Blancs, j’ai pris contact avec eux dans leur communauté d’Ouargla. Nous avons sympathisé et j’ai commencé un itinéraire de conversion. Il me fallait prendre conscience de la présence de Dieu en moi et dans le monde ! Je n’avais jamais été en rupture consciente avec Dieu ou avec l’Eglise. J’étais plutôt ignorant et indifférent. C’est au contact des Pères Blancs que j’ai commencé à lire des œuvres religieuses, en particulier la vie des saints. Un travail de réflexion en profondeur démarrait en moi. C’est difficile de savoir l’évènement qui m’a fait basculer en Dieu. En lisant la vie des saints (j’en ai lu beaucoup !) je ressentais ces expériences de la présence de Dieu. J’adoptais les attitudes et les comportements intérieurs de ces personnes qui se retrouvaient en leur profondeur et dans la profondeur de Dieu. Dans les luttes et les combats qui étaient décrits je reconnaissais le monde dans lequel nous étions. En découvrant le mystère de Jésus, de Dieu, je découvrais aussi mon mystère, le mystère de l’humanité. Si jusqu’alors j’avais vécu en dehors de moi, cherchant à l’extérieur, dans la réussite ou l’apparence pour réaliser ma vie, je découvrais un monde intérieur riche de présence et d’amour, bien plus séduisant. C’est alors je crois que j’ai commencé à me construire dans le Christ, l’Evangile est devenu ma terre. Je reconnaissais ce que je pouvais lire et entendre de Jésus comme vérité et comme vie. Me sentant désormais mal dans le contexte militaire, j’ai donné ma démission de l’armée. Elle fut refusée car les raisons religieuses que j’évoquais pour cette démission n’ont pas été un motif valable pour l’armée.
A partir du moment où j’ai donné ma démission de l’armée, je faisais mon travail consciencieusement, mais mon énergie était d’entrer dans un nouveau chemin de recherche et de relation avec Jésus. Grace à l’étude et la prière, progressivement se sont « différencié » en moi les attitudes qui étaient du « monde » et la vérité et les valeurs de l’Evangile. J’ai dévoré la bibliothèque des Pères blancs. J’ai découvert là pourquoi je n’étais pas à l’aise avec les grossièretés et les plaisanteries de mauvais gout qui étouffaient en moi la lumière de Dieu ! Les saints que je fréquentais par mes lectures étaient des pauvres ou l’étaient devenus. Je reconnaissais cette forme de pauvreté donnée dans l’Evangile, elle me rejoignait. L’« idéal » de la pauvreté pour être comme Jésus s’installait en moi. Je commençais à me construire selon un mode nouveau dans lequel je « n’étais pas du monde mais j’étais dans le monde. » Si j’avais dû me débrouiller enfant, il me fallait encore me débrouiller pour ne pas faire paraître à l’extérieur une recherche de vie intérieure qui n’était pas comprise par beaucoup dans la vie militaire. Je trouvais cependant çà et là quelques complicités avec des amis qui fréquentaient l’Eglise. A cette époque, je passais mes vacances chez les Pères blancs de France et je profilais déjà mon entrée chez eux à ma libération. Je faisais un stage de formation d’intendance en France quand la fin de la guerre d’Algérie a sonné. Apres ce stage je suis rentré à Ouargla pour réintégrer le « matériel » de l’armée qui revenait des casernes du Sahara en vue du retour en France.
Du sud de l’Algérie, nous avons évolué vers le nord et je me suis retrouvé en poste à Alger pour continuer ce travail de réintégration du matériel. Du « désert » du Sahara ou la vie était simple, je me retrouvais dans la grande ville d’Alger, confronté à toutes sortes de questions nouvelles. En faisant de nouvelles connaissances, j’ai pris conscience, avec une grande acuité, que j’étais marqué par mon milieu d’origine beaucoup plus simple. A l’extérieur cela pouvait ne pas paraître ! A l’intérieur je me retrouvais bien souvent paralysé face à mon manque d’« expression adaptée » à la culture et aux questions qui se posaient. Les valeurs ne me manquaient pas mais je me retrouvais devant un « monde intellectuel » qui me rendait mal à l’aise ! La culture religieuse était devenue mienne, je me retrouvais bien dans l’Evangile mais à nouveau pas adapté au « monde » ! La conversion à Jésus mettait pour moi en évidence la différence que je retrouvais dans la vie du monde : « Je te rends grâce Père d’avoir… révélé cela aux tous petits. » Je devrais désormais faire face à la réalité de la pauvreté de mon enfance que je retrouvais en moi.

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Vos témoignages

  • 5 février 2016 07:35

    Votre histoire est imprégné de Vérité et de sens et de lumière…oui, Dieu nous guide, malgré les apparents non sens et non amour dans le monde. Lui, Il est fidèle et désire que nous répondions à Son Amour.
    Merci infiniment Père Gilbert. Vous montrez la Fidélité de notre Père, Son Amour pour chacun de ses enfants, dans l ’histoire et la vie de chacun, quels que soient les circonstances.

  • 3 février 2016 15:54

    Une très belle histoire de conversion, le seigneur m’a permis de faire cette rencontre qui me fait beaucoup réfléchir sur mon devenir dans la diaconie.

    Victor A RENE