Samedi 8 juillet 2017

k) Mais le scolyte m’a piqué Et malade je suis rongée

Mais le scolyte m’a piqué, et malade je suis rongée.

Mais le scolyte m’a piqué/ Et malade je suis rongée/ Car elle a beau scruter le ciel/ La lourde branche reste sans ailes/

Sodome n’est pas loin, la Parole réveille la fumée de cette ville enflammée ! Deux feux dévorant ne sont pas de la même flamme. Le menteur ravive la peur des odeurs nuisantes, tandis que l’Esprit éveille la vie au milieu du saccage. Que faire quand le bien est appelé mal et quand le mal est appelé bien ? C’est l’Esprit d’Amour mon Défenseur, il est mon Avocat ! C’est lui seul qui me justifie quand l’accusateur est sournoisement à l’œuvre, quand il en vient à me faire accuser par moi-même. « Si votre cœur venait à vous condamner, Dieu est plus grand que votre cœur ». Demeurer dans l’Amour est notre seul secours, demeurer en Jésus, dans son cœur ouvert est notre seul refuge. Là, silencieuse, je goute à la présence, c’est si bon de demeurer dans l’Amour. Certes c’est la nuit de la foi, la joie de l’espérance et la beauté de l’Amour. info document - JPEG - 306.4 ko

Car elle a beau scruter le ciel, La lourde branche reste sans ailes Dans le seul et merveilleux secours, à la hauteur de la Croix, consolée elle comprend qu’aujourd’hui, la clameur de Sodome s’est élargie au monde entier. Notre condition de Pèlerin est ainsi de nouveau dévoilée, sa destination n’est pas ailleurs, mais un au-delà. Que vienne l’Escatos ! Le jour dernier qui consommera enfin les noces éternelles ! Il fera taire les bavardages, les commérages et toutes les déviances du langage qui divisent, écrasent et défigurent le Verbe en Personne. Nous n’attendons pas jusque-là pour faire silence, comme Lui. Offrons nous ensemble dans son Eucharistie. Par la déflagration atomique du moi, Il peut régénérer mon propre Sodome à moi et le transsubstantier en holocauste d’amour.

Pécheur esseulé tout en peine/ Navré de la mer en furie/ Il se déploie et puis déchaine/ Son cœur épris pour les petits/

Plus de douleur ne reste vaine/ Plus de souffrance hors de lui/ Nos plaies sont désormais les siennes/ Nourries à jamais de sa vie. /

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Pécheur esseulé tout en peine, Navré de la mer en furie Le pélican fut l’oiseau choisi pour symboliser le Sauveur, il prend sous son pennage ses petits Il se déploie et puis se déchaine, son cœur épris pour les petits. Qu’il fait bon être là dans l’orage ! Une nouvelle intimité se donne que nul ne peut regarder. C’est la sécurité de l’envol par-dessus les flots en furie. Le Bonheur s’est fait chair pour réchauffer les tout petits. Qu’il est beau de contempler cet envol, qu’il est merveilleux ce battement d’ailes semblable aux battements du cœur. Que de merveilles découvertes dans ce cœur ! C’est aimantée que l’aimée s’envole, quel délice au-dessus de cette mer en furie. Même dans ce bonheur nouveau, la foi demeure vigilante, Dieu, qui est libre dans le Don de son Cœur, reste une épreuve pour l’épouse. Les idées fusent et le menteur s’agite, il ne reste que le cœur à cœur. C’est dans le vol en avant que l’espérance se nourrit. Les amis de Dieu sont précieux pour confirmer le Don, encore faut-il qu’ils soient ensemble blottis sous les ailes du pélican. L’Esprit Saint est à l’œuvre, à chacune et à chacun il révèle de Don de Dieu, Lui seul peut confirmer le don de Dieu et sa Présence bienfaisante. C’est alors le quotidien qui se fait le révélateur du Don de Dieu, la confirmation de Dieu dans l’Amour est comme le vol de la colombe, une inattention et la colombe a disparu ! Elle reviendra, mais après tant de supplication.

Il se déploie et puis déchaine, son cœur épris pour les petits

Jésus est attiré par notre pauvreté et notre toute petitesse. Il est ce regard qui nous soutient quand le menteur est passé pervertissant ce qu’il touche, offert à Jésus par Marie notre être se régénère. Pourquoi cette attirance pour le souffrant ? Le Serviteur souffrant est là sans cesse, il est reconnu par l’aimée qui guette son regard, ses mains en vue d’une caresse d’amour. Toute sa délicatesse est alors reçue, le toucher de Dieu n’est qu’amour, ouverture qui ouvre encore, comme à l’extrême de la Croix.

Heureux François qui ne peut plus rien saisir quand les stigmates sont imprimées, dans la chair, ou à l’intérieur. Il n’y a plus qu’un seul désir : se laisser saisir par l’Abime qui nous abime, qui nous creuse…en lui. Et encore, comment douter de notre juste relation si à chaque fois nous invoquons l’Esprit d’Amour, le Saint Amour ? L’Esprit du Fils qui crie : Abba, Père ! C’est dans la fragilité qu’Il se découvre, dans la tendresse, la Présence incarnée d’un Dieu « humain ». Oui, « notre Dieu est tendresse », mais « fort est son amour pour nous. »

Plus de douleur ne reste vaine, Plus de souffrance hors de lui

O mon Peuple que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi ? O Dieu Saint, vous n’êtes que prière, et premier à subir notre violence ! Alors que je vous croyais absent, Vous-même étiez en moi ! Comme j’aimerais, dans ce feu du creuset, dans ce bienheureux dépouillement, n’être qu’un tabernacle vivant ! Hélas je dois bien avouer que je ne suis pas ce que je voudrais être, je porte encore les marques des blessures que l’on m’a infligées, abusée au cœur brisé. Mais l’action de grâce aujourd’hui rejaillit, de Dieu, de son Amour, tellement de grâces. Les touches d’amour de Dieu sont innombrables, par tous les moyens, il nous remet debout. La peinture qui reprend l’harmonie de la Création, les touches innombrables tiennent à l’écart, elles exigent le silence et solitude, cette musique silencieuse, deux ailes qui me portent sur le chemin du retour, le chemin du pardon, celui de la guérison. Les expériences de la vie, quelle sagesse pour notre cœur, les bourreaux sont d’abord des victimes, mais la nouvelle victime peut devenir nouveau bourreau ! Ce sont des esprits que nous combattons, « l’homme » est toujours plus que ce qu’il fait, le passé, même s’il peut marquer fort, même s’il m’a modelé et émietté n’est plus le présent, l’aujourd’hui. Dieu n’a de dégout pour aucune de ses créatures, c’est un avenir, une espérance qu’il veut nous donner, il nous aime tellement, tellement, au point de nous donner sa vie alors que nous sommes encore ses ennemis !

Nos plaies sont désormais les siennes, nourries à jamais de sa vie.

Quand nous rejetons notre frère, et que, tôt ou tard, un jour, nous nous retrouverons tous ensemble, en Lui ! Le long chemin du pardon n’est pas une question de distance ni de durée, mais d’abandon en Celui qui est Amour, et qui vient restaurer son Peuple. C’est curieux comme le choix d’un métier n’est pas fortuit ! Et voici ma quête du Beau, du Bon, du Tout Autre, quand je me retrouve, O Jésus devant Toi. Là encore se donnent à nouveau les médiations, comme l’Ange pour Marie. « Il n’est pas de hasard, il est des rendez-vous ; pas de coïncidence… (Etienne Daho). Le temps de Dieu, comme le temps de la nature sait attendre ! Le cœur tout fermé, trop tôt, ne saurait pas s’ouvrir, pour la rencontre de l’autre, il nous faut être ce que nous sommes, aujourd’hui, « restaurés » ! Alors nous « réparons », avec les mains de Jésus son œuvre abimée ! Nous refaisons, avec le cœur de Marie, un être renouvelé. Le visage du Père, une douceur que Jésus révèle, mais l’ami de l’Epoux est là, il peut restaurer, dans son amour de Jésus, la relation filiale avec Dieu Père, dans le cœur de l’aimée. En cela, la Personne du Bien Aimé se donne en nourriture : C’est mon Corps, livré pour vous !

O Mystère plus grand que l’abime/ O Refuge et Présence intime/ O Beauté secrète et sublime !/ Je ne désire plus que vous !/

O Mystère plus grand que l’abime, O Refuge et Présence intime

Oh Jésus, quel mystère que ta Présence d’Amour, ton Eucharistie reprend tout, elle restaure tout, elle conserve tout, elle régénère. Jésus, Restaurateur de ton œuvre abimée, tu te choisis, parmi tes amis, ceux qui ont reçus de toi un cœur pur. Avec Toi et en Toi, ils peuvent soigner la brebis qui est blessée, la prenant sur ton cœur, ils peuvent lui donner ton Esprit que tu leurs donne en surabondance. Leur prière et la vôtre est une dans le Divin Esprit Saint, vous les entourez d’une muraille de feu. C’est alors, que discrètement, l’œuvre de Salut se perpétue : O Beauté secrète et sublime ! Je ne désire plus que vous !

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