Samedi 12 août 2017 — Dernier ajout samedi 8 juillet 2017

u) Dépouillée par le grand silence, mon âme tombe en défaillance

u) Dépouillée par le grand silence, mon âme tombe en défaillance

Révèle-moi ton désir enfoui/ « Vers toi-même va mon amie »/ Aurais-je perdu la raison/ Que de vouloir en ma passion/ Devancer la claire vision/ Ou nos regards se croiseront/ O vent messager de mon roi/ Sur votre aile emmenez-moi/ Auprès de mon unique joie/ Il ne se détournera pas/ Même si dans ma pauvreté/ Je n’ai cessé de tomber/ J’ose croire en vérité/ Que rien ne pourra m’arracher/ De votre amour fort et jaloux/ Qui en vos mains pardonne tout/ O mon Dieu, pourvu que ces clous/ M’unissent éternellement à vous/ Trinité sainte, source pure/ Vous connaissez bien la brulure/ De l’amour offert sans mesure/ L’homme renait de vos blessures/ Dépouillée par le grand silence/ Mon âme tombe en défaillance/ Je m’écoule en mon espérance/ Sous le voile de votre présence/ L’éternité c’est maintenant/ Louange de gloire au Vivant/ Le mal est réduit à néant/ Plus rien ne sera comme avant/ Tout l’univers s’épanouit/ Le soleil éclabousse et rit/ L’écorce de vert s’attendrit/ Les oisillons sortent du nid… / d) A travers les feuilles du pommier/ 1Nos regards se sont rencontrés/ u) Dépouillée par le grand silence, mon âme tombe en défaillance

« Révèle-moi ton désir enfoui, « vers toi-même va mon amie », aurais-je perdu la raison, que de vouloir en ma passion, devancer la claire vision, ou nos regards se croiseront. » Ce premier regard de Jésus pour Marie à Noel, il est inoubliable, le dernier le sera plus encore. « Dépouillée par le grand silence, mon âme tombe en défaillance. » Le premier regard de Marie pour Jésus est inoubliable, le dernier le sera plus encore. « Vouloir en ma Passion, devancer la claire Vision, ou nos regard se croiseront. » Bienheureux ceux qui voient ce que vous voyez, avait dit Jésus. C’est une question de cœur et non de raison, la raison a ses raisons que la raison ne connaît pas ! Le désir, enfoui au plus secret du cœur, monte à la surface du visage, c’est dans le regard qu’il illumine le cœur. Dans la Passion de l‘Amour qui l’emportera toujours, Dieu est Dieu, au plus secret du cœur. Rencontre de désir depuis l’origine, désir avorté par Eve, désir régénéré en Marie. Désormais les obstacles de la rencontre s’évanouissent dans la foi, là, ils peuvent se dénouer, la voie de l’envol est là, toute présente.

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« O vent messager de mon roi, sur votre aile emmenez-moi, auprès de mon unique joie, il ne se détournera pas. Même si dans ma pauvreté, je n’ai cessé de tomber, j’ose croire en vérité, que rien ne pourra m’arracher, de votre amour fort et jaloux, qui en vos mains pardonne tout. » Dès l’origine, le souffle de Dieu promet l’envol, le vent s’engouffre dans les voiles de la liberté. « O vent messager de mon roi, sur votre aile emmenez-moi ; » Apres un temps de délaissement, c’est l’Enfant Divin qui vient ouvrir le vol, L’Esprit Saint agit avec force, comme l’aigle il emmène ses petits sous son aile. Marie est la première qui est emportée, par l’Amour, elle se retrouve, « auprès de son unique Joie ; » ‘La Puissance du Très Haut te prendra sous son ombre,’ elle est emportée bien loin, au plus profond du cœur, là où Dieu réside en son mystère. La bien aimée, à l’avance préparée, est apprêtée, la rencontre de l’Amour l’a rendra ressemblante du Bien Aimé. Devant elle, il ne se détourne pas, elle est présente et non cachée à lui, elle demeure dans la nuit de la foi, là, elle est cachée à elle-même. C’est elle qui va porter la Nouvelle : « Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Elisabeth a cru, elle est ouverte à la lumière. « Même si dans ma pauvreté, je n’ai cessé de tomber, j’ose croire en vérité, que rien ne pourra m’arracher. » Un nouveau Chemin s’ouvre désormais, il est ouvert aux enfants de Marie qui trébuchent encore sur le chemin. « J’ose croire en vérité, que rien ne pourra m’arracher, de votre amour fort et jaloux, qui en vos mains pardonne tout. »

« O mon Dieu, pourvu que ces clous, m’unissent éternellement à vous, Trinité sainte, source pure, Vous connaissez bien la brulure, de l’amour offert sans mesure. L’homme renait de vos blessures. Dépouillée par le grand silence mon âme tombe en défaillance, je m’écoule en mon espérance, sous le voile de votre présence. L’éternité c’est maintenant, louange de gloire au Vivant. Le mal est réduit à néant, plus rien ne sera comme avant, tout l’univers s’épanouit, le soleil éclabousse et rit, l’écorce de vert s’attendrit, les oisillons sortent du nid… A travers les feuilles du pommier, nos regards se sont rencontrés. » « Trinité sainte, source pure, Vous connaissez bien la brulure, de l’amour offert sans mesure. » Si Dieu a tout donné, Marie a tout reçu de son Amour, elle a accueilli l’Enfant de son Amour. Vie Eau, Feu, la création est à court pour dire la Beauté de Dieu qui se révèle. De la crèche au crucifiement chanteront de suite toutes les générations. Une si grande Sagesse est déjà donnée ! « O mon Dieu, pourvu que ces clous, m’unissent éternellement à vous, » Il nous faudra bien du temps pour que ce message se réalise en nous, un tel chemin d’humilité est nécessaire, c’est l’Amour qui doit tout prendre. « Trinité sainte, source pure, Vous connaissez bien la brulure, de l’amour offert sans mesure. » Seule la prière est le véritable chemin, sans cesse, elle nous transforme en Celui que nous prions. C’est le passage par le Feu qui identifie l’aimée en son Aimé. « L’homme renait de vos blessures. »

Dépouillée par le grand silence, mon âme tombe en défaillance, je m’écoule en mon espérance, sous le voile de votre présence. L’éternité c’est maintenant, louange de gloire au Vivant. Le mal est réduit à néant, plus rien ne sera comme avant, tout l’univers s’épanouit, le soleil éclabousse et rit, l’écorce de vert s’attendrit, les oisillons sortent du nid… A travers les feuilles du pommier, nos regards se sont rencontrés. »

Vos témoignages

  • 23 décembre 2015 19:36

    si beau, Père Gilbert. Vous savez toujours nous emmener plus loin, plus loin vers le lieu de l’Amour. En effet, ce Lieu-là est inconnu pour le monde mais Dieu dans Sa Grande Miséricorde a voulu s’offrir à nous, pauvres pécheurs. J’aime beaucoup vos écrits-on y voit cette docilité à l’Esprit Saint, ce Grand Désir de l’Amour de Dieu pour nous ses petits enfants. Que ce Noel on puisse entendre Sa Voix qui nous appelle ’mon enfant bienaimé’…