Jeudi de la 13e semaine, année impaire

« Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Mercredi 30 juin 2021

Gn. 22, 1-13.15-19 Ps. 33 Mt. 9, 1-8

  • Le jeudi 1 juillet 2021 iCal
    semaine 13 : Jeudi de la 13e semaine, année impaire

"Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés."

C’est « dans sa ville de Capharnaüm, » que se réalise l’évènement du pardon et de la guérison. Un paralysé est amené à Jésus qui réagit : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. » Cette parole qui bénit veut la vie de ce paralysé en totalité. Quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème ! » La foule est saisie de crainte et elle rend gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. C’est la foi seule qui appréhende ce qui se donne dans l’invisible. Nous sommes devant un invisible qui aujourd’hui encore peut surprendre ! Dans le Sacrifice de la messe, l’action de l’Amour infini de Dieu se réalise dans le pouvoir de transformer le pain et le vin dans le corps et le sang du Seigneur Jésus. Dans la foi nous célébrons le mystère pascal ou l’Agneau donne sa vie en nourriture. L’Esprit Saint, le feu de l’amour infini de Dieu, est à l’œuvre et sanctifie toute chose. La guérison de cet homme, le péché pardonné, sont le fruit du Don de Jésus. Il est l’unique Prêtre qui nous donne l’amour infini de Dieu qui nous sauve pour que nous retrouvions la vie. Une vie sainte, concrètement améliorée par une parole qui nous touche. C’est à partir du corps tissé dans le sein de la Vierge Marie que Jésus opère son sacrifice.

"Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. »" Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés,” ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Cet homme qui retrouve la santé du corps après avoir reçu la santé du cœur et de l’âme, annonce déjà la guérison opérée par la Passion de Jésus, pour que nous ayons la vie. Nous savons l’importance d’un « a priori » de la bienveillance dans nos relations. Il nous est bon de nous encourager au positif, de développer une culture de lumière : "Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés, lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi, » dit Jésus au paralysé. La foule est "saisie de crainte" devant la merveille de l’action de Dieu. Ce pouvoir d’amour merveilleux donné aux hommes, c’est le pouvoir de dire en vérité : "Et moi, je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit." Aujourd’hui encore nos péchés confessés sont pardonnés.

"Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison." Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. C’est l’Amour infini du cœur de notre Père qui sauve le monde en lui envoyant Jésus. Notre délivrance est en effet dans le cœur de notre Père. Depuis le drame du rejet de Dieu par le « péché » dans le cœur de l’homme, la compassion qui se vit dans le cœur de notre Père s’actualise dans le cœur de Jésus, le Fils de Dieu. L’amour de Jésus qui redonne vie à cet homme paralysé nous est donné. Mus pas l’amour infini de Dieu, nous nous réconfortons dans une attitude de bienveillance. Nous apprenons, à la suite de Jésus, à nous aider, à dire du bien, à nous encourager ! Il nous faudrait, chaque soir, lui dire les bonnes choses qui nous sont arrivées. Le mystère de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu, se donne pour que nous ayons la vie.

Nous demandons la grâce de laisser Dieu faire son œuvre de salut en nous par son amour infini.

Vos témoignages

  • pierre 1er juillet 2021 07:09

    Nous avons probablement déjà entendu cette déclaration fracassante "ça ne se passera pas comme ça ! " un cri du cœur en révolte contre une situation choquante !!

    Trop simple ou trop compliqué, trop favorable pour les uns et trop défavorable pour les autres.

    Un blocage sociologique et psychologique surgit devant l’inacceptable. Une frustration du bien commun ou de la reconnaissance du sens de l’effort. Un sentiment d’injustice qui réveille en nous le besoin d’un intervenant sans parti pris pour rétablir le bon sens commun.

    Jusqu’où peut mener la confiance en Dieu ? Abraham a défriché le chemin de l’offrande sur l’affection la plus tendre. Qui soutient ou menace la vie de ses proches ? L’ange du seigneur lui a répondu : la bienveillance inconditionnelle est source de bénédiction infinie.

    Le Seigneur est justice et pitié, notre Dieu est tendresse. Le Seigneur défend les petits : j’étais faible, il m’a sauvé.

    De retour à Capharnaüm, le village de la consolation, Jesus est confronté aux élans de la foule qui le suit et des groupes constitués qui ne le suivent pas du tout.

    Il y a des jours aussi pour nous ou nous sommes « en situation de blocage » entre notre chemin de Foi et notre état de Vie, parce que les enjeux des oppositions et des adhésions dépassent notre personne.

    Jesus dénoue la situation dans le sens de la vie « pour tous », avec un solide sens pratique quand les oppositions se cachent dans les cœurs assombris par des préjugés déplacés.

    Voyant leur Foi, Jesus encourage ceux qui comme Lui, portent le faible dans leur cœur tout autant que physiquement. Tout autant il restitue le sens de ce qui est juste en montrant la vanité du préjugé religieux.

    Jesus dit au paralysé : Confiance, Mon Enfant et à ceux qui ruminent de mauvaises pensées (pardonner serait un blasphème) il dit "qu’est ce qui est le plus facile ? ".

    Ce qui est difficile pour le cœur de l’homme (loin de Dieu) se révèle facile pour le cœur de Dieu (proche de l’homme en peine) : toute la pesanteur accumulée dans une vie opprimée par un préjugé humain, une religion sans cœur, sans état d’âme et sans tendresse, se dissipe sans autre formalité que la Parole qui fait vivre : "lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison".

    Celui qui était privé de son dynamisme personnel, est rendu à la vraie grandeur de l’humain : la capacité de cheminer et de supporter un fardeau temporaire, d’habiter avec les autres au lieu de dépendre « exclusivement » d’une communauté qui ne le considère pas vraiment dans son cœur.

    Une société humaine où l’accumulation des lois, des règles, des préceptes, des préjugés, isole les cas sociaux au lieu de leur porter secours « par peur de la contagion »…nous éloigne de l’Amour Divin, mais Jesus connaît le remède et nous aide à prendre soin les uns des autres, aujourd’hui comme hier et demain : il nous donne les Dons de Son Esprit Saint.

  • pierre 6 juillet 2017 12:27

    La culpabilité est parfois entretenue dans l’insconcient collectif, parce que la conscience collective n’est pas éclairée par la Parole de Dieu avec Jésus.

    C’est Lui qui témoigne de l’attention pour le paralysé tel que ses amis le présente à ses pieds. Le paralysé ne demande rien, c’est Jesus qui le délivre de son infirmité paralysante en même tant que de la culpabilité qui le tient à l’écart de la communauté.

    « Confiance, mon enfant… » le lien existentiel est rétablit…et l’homme peut se relever, du mépris enduré, du préjugé d’indignité, des fautes commises,…et la vie divine met en chemin de retour à la vraie vie, celui qui était laissé à son malheur. La clameur de la foule en louange se répend alors en lieu et place de l’opprobre insinuée par des mauvais penseurs de la relation entre Dieu et l’homme.

    C’est magnifique et c’est toujours d’actualité : Magnificat !

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