Mercredi après l’Épiphanie

"Ses disciples, voyant Jésus marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris… lui aussitôt leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte.
Mardi 4 janvier 2022 — Dernier ajout mardi 5 janvier 2021

1 Jn. 4, 11-18 Ps. 71 Mc. 6, 45-52

  • Le mercredi 5 janvier 2022 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Mercredi après l’Épiphanie

"Et aussitôt après la multiplication des pains, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l’autre rive vers Bethsaïde, pendant que lui-même renverrait la foule."

Et quand il les eut congédiés, il s’en alla dans la montagne pour prier." Jésus se met à l’écart pour prier le Père. Nous entrons dans la solitude de Jésus avec son Père. Jésus avait parlé longuement de la miséricorde du Père et il a multiplié les pains pour nourrir la foule. De nouvelles perspectives sur l’Amour infini de Dieu nous étaient offertes. Les disciples se sont laissés contaminer par la foule qui veut faire de Jésus leur Roi. La foule cherche Jésus parce qu’il leur a donné à manger du pain tout leur soûl. La foule cherche Jésus pour le faire roi alors qu’ils auraient besoin de travailler. Le Royaume de Dieu est dans ce monde mais il n’est pas de ce monde. La relation entre la foule et les disciples s’est compliquée. Quelle rude épreuve quand nous sommes dans ces malentendus. Nous croyons toujours au bonheur de ce monde pensant qu’il est comme le royaume de Dieu. Nous avons à découvrir le chemin de confiance auquel Jésus nous invite. Il nous faut comme Jésus nous mettre à l’écart, prendre le temps de l’action de grâce, et rendre grâce au Père pour toutes les merveilles qu’il a faites pour nous. Après ce temps de prière Jésus rejoint ses disciples qui sont en mer, il les retrouve en marchant sur les eaux.

"Le soir venu, la barque était au milieu de la mer, et lui, seul, à terre. Les voyant s’épuiser à ramer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit il vient vers eux en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris ; car tous le virent et furent troublés." Les disciples au milieu de la mer sont en grande difficulté. Ils se débattent dans la barque avec la mer en furie. Jésus en allant de la terre jusqu’à la mer les invite à la confiance. Dans le calme, Jésus remet chaque chose à sa juste place. Il est fondé dans l’épaisseur d’Amour de sa relation au Père. Il sait de quoi nous sommes fait. Comme les disciples, notre cœur peut être souvent aveuglé. C’est dans un acte de foi, d’espérance et d’amour qu’il nous faut nous situer ! Notre cœur peut ne pas reconnaître Jésus qui marche à nos côtés malgré nos égarements. Entendons l’appel de Jésus en ce temps de Noël. Ayons cette confiance à laquelle il nous invite afin que nous ne restions pas aveugles. Nous le contemplons qui vient visiter chacune de nos vies. Il nous rejoint librement comme il rejoint l’humanité. Nous pouvons ainsi nous laisser transformer en laissant advenir en nous le mystère du Royaume de Dieu.

"Aussitôt Jésus leur parla et leur dit : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte. » Puis il monta auprès d’eux dans la barque et le vent tomba. Et ils étaient intérieurement au comble de la stupeur, car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, mais leur esprit était bouché." A l’aide de la Parole de Dieu, nous contemplons Jésus dans sa miséricorde. Il vient nous relever en nous invitant à la confiance. Il est toujours proche, même si nous n’arrivons pas à le comprendre. La tempête s’apaise, le vent tombe. Jésus manifeste sa solidarité par sa paix qui nous rejoint. Une nouvelle manière de voir peut gagner les cœurs des disciples. Jésus nous réconforte par sa parole. Il sait que nous ne nous saisissons pas bien de la réalité qui nous est donnée. Souvent cette réalité est cachée par nos peurs et nos errements. Jésus s’approche ainsi de nous, il nous redonne le calme, la confiance. Nous prenons le temps de nous reposer auprès de lui pour le contempler dans notre vie. Nous voulons nous convertir pour laisser l’Esprit Saint nous animer de l’intérieur. Dans son nouvel Amour, nous irons au secours les uns des autres pour bâtir la nouvelle humanité qui prépare le Royaume de Dieu. C’est dans ce lien nouveau que nous bâtissons la civilisation de l’amour.

Nous demandons la grâce d’entrer dans l’amour de Dieu pour bâtir la civilisation de l’amour.

Vos témoignages

  • pierre 5 janvier 2022 17:33

    Ps 126

    Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ;

    si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que veillent les gardes.

    Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru.

    Jesus nous fait changer de monde. Avec Lui, nous passons d’un monde instable, dominé par la peur et la certitude de la mort, au nouveau monde selon l’Amour de Dieu restauré Par Lui, avec Lui et en Lui.

    Notre conscience et notre confiance peuvent être perturbée par l’amplitude des aléas et des turpides, des crises sociales et des bouleversements de la vie « sur notre terre ».

    Il demeure néanmoins que Jesus est venu « dans cette vie humaine », pour nous faire traverser « le ravin de la mort ».

    Les mots sont faibles ou excessifs, mais le VERBE de DIEU, Sa Parole Vivante, nous assure qu’il EST Sauveur de notre vie, car il dispose pour nous de l’Abondance de la Vie Divine et des Dons de l’Esprit Saint.

  • Sophie 6 janvier 2021 09:59

    Qu’il est bon de savoir que notre Seigneur marche chaque jour à nos côtés ; seule notre confiance en Lui, notre Espérance, nous permettent d’affronter les épreuves de la vie. Loué sois Tu Jésus Bien Aimé !

  • pierre 6 janvier 2021 08:59

    De l’épiphanie à la marche sur les eaux, le récit de la Bonne Nouvelle est celui de la proclamation de la naissance du Sauveur de toute l’humanité, la révélation de ce Roi d’Amour et de la vénération du Fils de Dieu dans notre humanité.

    Amour parfait qui chasse la peur dans le cœur des hommes en tout temps et en tout lieux, comme en témoigne Saint Jean. [Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous » (1 Jn 4, 11-18)]

    Roi d’Amour qui prend soin de tous ceux qui vivent par Lui, avec Lui et en Lui : comme le chante le psalmiste, à la suite du Roi DAVID, il est un Père pour ceux qui sont ses enfants

    [Il délivrera le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours.Il aura souci du faible et du pauvre, du pauvre dont il sauve la vie (Ps 71).]

    Fils de Dieu qui nous dépasse en tout par Son Amour, il n’est étonnant que les disciples le voyant marcher sur la mer aient eu un moment de panique, qui révèle le trouble de leur foi, quand ils le considèrent comme un fantôme, depuis leur cœur endurci, après une nuit d’effort en ramant sans avancer contre le vent. [Ils le virent marcher sur la mer » (Mc 6, 45-52)].

    La faim des apôtres à propos de la multiplication des pains n’était pas celle que Jésus désirait nourrir en eux : la confiance paisible de la brebis envers le Bon Berger. "C’est moi ! N’ayez pas peur !"

    La barque des apôtres n’était pas encore la barque de l’église, celle où Jésus demeure et nous conduit en tous temps, comme Dieu dans l’arche d’alliance avec Noé.

    Nous sommes ballotés dans les contradictions du monde, dans l’instabilité de notre Confiance en Jésus que nous percevons humainement et empiriquement selon nos préjugés hérités du passé et nos inquiétudes quotidiennes.

    L’Esprit Saint de Jésus viens à notre secours pour nous apaiser quand nous nous tournons vers lui.

    Au lieu de ramer vainement et obscurément dans un effort surhumain qui ne mène à rien, sinon à l’effroi de nos propres projections psychologiques, il est plus aisé de se laisser rejoindre dans ce passage d’évangile pour retrouver l’Amour Divin à l’œuvre dans nos vies pour la mener à bon port.

    Dès que nous vénérons Jesus du fond du cœur pour son authentique "Parole Divine", la Paix de Jésus peut se rétablir en nous, comme ce fut le cas pour les disciples qui s’étaient embarqué dans un retour sur eux même, au lieu d’avancer " au large vis à vis de leur us et coutume, dans l’Amour Divin".

  • Corentin 5 janvier 2021 19:31

    Oui, Jésus nous redonne le calme et la confiance, Merci, Seigneur

  • pierre 8 janvier 2020 21:37

    Il est stupéfiant cet Évangile où Jésus marche sur les eaux.

    D’abord parce les disciples voient de leur yeux une réalité insoutenable pour un être humain.

    Le théorème d’Archimède (mort en 212 av JC) qui permet d’équilibrer la pesanteur d’un corps par le volume d’eau déplacé, est dépassé par la légèreté de la condition Divine et le privilège du Fils de Dieu sur cette expérience sans équivalent. (À Dieu rien n’est impossible)

    Et pourtant la distance entre les disciples qui luttent contre le vent et Jésus, qui était resté en prière sur la montagne après la multiplication des pains, est réduite par Jésus qui les rejoints pour les rassurer.

    Ramer contre le vent est épuisant et troublant : la barque avance avec les rames et pourtant elle recule avec l’eau poussée par le vent.

    Les disciples sont à la peine, face aux forces de la nature qui éprouvent la cohésion et l’endurance de l’équipage, et voila que leur vision des choses est troublée, au point de voir un fantôme là où il n’y en a pas.

    La peur des disciples est telle que les cris ne changent rien à la réalité et renforcent la panique collective. C’est la « justement » que Jésus intervient « à juste titre » en les appelant en 3 fois, à revenir au bon sens « tout simplement » :

    1 - « confiance ! »(je suis l’envoyé du Père - Notre Père qui es aux cieux)

    2 - « c’est moi ! » (Jésus, le Fils de Dieu, je délivre le pauvre qui appelle et le malheureux sans recours)

    3 - « n’ayez pas peur » (l’Esprit Saint chasse la peur : Dieu est Amour)

    La barque des disciples, qui préfigure l’église, n’est pas laissée seule à la merci de la tempête, mais elle est rejointe par Jésus qui (re) prend place à bord au moment où la paix revient à l’extérieur.

    Là encore les disciples sont en eux-mêmes, au comble de la stupéfaction : il découvre que leur cœur endurcit n’avait rien compris au sujet des pains.

    Notre lecture-écoute et notre compréhension-appropriation de l’évangile sont comme celle des disciples « toujours en retard pour comprendre ce que Jésus annonce et réalise »en même temps".

    Nous sommes lents à croire et rapides à préjuger, parce que nous redoutons de périr d’une manière ou d’une autre.

    Nous avons alors à nous laisser rejoindre par Jésus-Christ Sauveur des Hommes, qui a manifesté sa bienveillance pour tous.

    Jésus nous offre la plénitude de sa vie Divine pour combler toutes nos faiblesses humaines, pour apaiser toutes nos faims et toutes nos soifs d’amour, et pour chasser nos peurs par une confiance en Lui sans limite.

    L’Esprit Saint nous redit comme aux disciples « Jésus est Seigneur » c’est bien Lui qui vient nous sauver.

    Les Dons (surabondants) de l’Esprit Saint ne peuvent nous combler que si nous reconnaissons « le vide d’amour qui nous taraude ».

    Finalement le principe d’Archimède reste une bonne analogie pour comprendre comment nous nous laissons remplir par des peurs plutôt que "(re) gonfler à plein par l’Esprit Saint qui redit la confiance en Jésus quoiqu’il arrive.

  • Jacinthe 7 janvier 2020 19:10

    Prions que tous ceux qui se trouvent dans la tempête goute la Présence de Jésus, sa Confiance et son calme.

    Merci Père Gilbert

  • 9 janvier 2019 08:33

    Pour entrer dans l’amour de Dieu et bâtir la civilisation de l’amour « il suffit » de se laisser embarquer par Jésus Fils de Dieu, disposant de la plénitude de l’Esprit Saint (Divinité) pour mener toute l’humanité à bon port.

    Si nous ne sommes pas et ne demeurons pas dans cette disposition intérieure ( Jésus j’ai confiance en toi, tu aimes chacun de nous mieux que le berger qui donne sa vie par nécessité, car tu es l’Agneau qui compatis à nos faiblesses) nous ressemblons aux disciples dont la communauté rame contre le vent entre la rive du passé ( l’ancien testament - les royaumes d’intérêt géo - politique ) et celle de l’avenir ( l’évangile et le règne Divin de Jésus Ressuscité, dans l’Esprit Saint).

    L’icône de la communauté chrétienne nous éclaire sur la présence du Christ qui stabilise la barque de l’église sur les flots des instabilités nécessaires au déploiement de la Vie dans l’Esprit Saint.

    Ne pas faire confiance dans la Divinité de Jésus, en totalité pour notre vie personnelle et communautaire, c’est déjà ramer comme les disciples et rester dans la peur des marins de l’antiquité , où l’on jette par dessus bord tout ce qui peut calmer la tempête ( tel Jonas, ce prophète qui rechigne à dire ce qui motive sa vie) .

  • teresa 7 janvier 2015 13:32

    Merci d ’évoquer comment le cœur de l ’enseignement de Jésus est la Miséricorde.Dieu est Miséricorde nous dit Jésus à travers St Faustine. Que l ’Amour Miséricordieux remplisse toute la vie des disciples de Jésus.

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