Samedi de la 2e semaine de Pâques

"Les apôtres… voient Jésus marcher sur la mer. Ils eurent peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez pas peur. »
Vendredi 29 avril 2022 — Dernier ajout vendredi 16 avril 2021

Ac. 6, 1-7 Ps. 32 Jn. 6, 16-21

  • Le samedi 30 avril 2022 iCal
    2e semaine de Pâques : Samedi de la 2e semaine de Pâques

"Quand le soir fut venu, ses disciples descendirent à la mer, et, montant en bateau, ils se rendaient de l’autre côté de la mer, à Capharnaüm. Il faisait déjà nuit ;

Jésus n’était pas encore venu les rejoindre ; et la mer, comme soufflait un grand vent, se soulevait." Les disciples sont de bons navigateurs, cependant ils ont peur. Jésus n’est pas là, il fait déjà nuit. La scène est déroutante. Les disciples traversent la mer pour rejoindre l’autre rive et la tempête fait rage. Cela est toujours un phénomène impressionnant. Ce manque de présence de Jésus dans notre chemin, nous le vivons toujours dans nos grandes tempêtes, quand le monde est tourmenté ! Ces paroles sont l’expérience de ce que nous vivons actuellement. Dans de nombreux endroits de notre univers les tourmentes sont sanglantes et Jésus, Lumière du monde, semble absent ! Cependant il vient sauver l’humanité à notre demande. Il se manifeste de différentes manières dans notre vie et dans le monde. Dieu est le maître de notre vie et malgré tout, nous demeurons craintifs. Les prières résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale. C’est un appel à ouvrir notre cœur à Jésus, afin qu’avec Lui, nous n’ayons plus peur devant les coups de l’ennemi du Christ.

"Ils avaient ramé environ vingt-cinq ou trente stades, quand ils voient Jésus marcher sur la mer et s’approcher du bateau. Ils eurent peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez pas peur. » Jésus vient habiter notre monde avec toute la tendresse de son cœur. Le regard des disciples convergent vers lui qui marche sur les eaux. Ils ont peur parce qu’ils voient Jésus marchant sur les eaux à leur rencontre. Jésus, le Sauveur, nous déconcerte toujours, il n’hésite pas a avoir recours à son pouvoir divin. Déjà à la multiplication des pains et des poissons, il avait nourrit la foule affamée. Ce nouveau miracle de Jésus qui marche sur la mer déconcerte les disciples. Ils comprennent qu’il a pouvoir sur les choses crées. Il pouvoir sur le lac houleux, dans la nuit. Les eaux démontées ne sont pas un adversaire dont il faudrait venir à bout, elles sont un chemin par lequel Dieu nous conduit. C’est la nouvelle Pâque qui s’accomplit. Par ce signe, Jésus nous révèle que Dieu agit en personne, il dévoile sa présence, il bannit toute peur. Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons la victoire de Jésus sur les ennemis de l’humanité, sur le péché et sur la mort. Nous l’accueillons et nous nous engageons avec lui. Il nous a sauvés du péché et de la mort par sa croix, et par sa simple présence, il nous donne la paix.

« Ils étaient disposés à le prendre dans le bateau, mais aussitôt le bateau toucha terre là où ils se rendaient. » Jésus guide notre voyage, et grâce à lui, l’eau qui sépare les deux rives devient le chemin qui réunit, qui mène à la vraie vie. C’est ce que reconnaissent les disciples quand ils veulent le prendre avec eux dans la barque dans un geste de coopération confiante, alors la barque touche déjà terre. Ils s’attendaient à ce que Jésus parcourt ce qu’il reste du chemin avec eux, mais lui est chemin. Quand Jésus est présent, nous touchons au terme de notre vie. La Pâque nous manifeste que Jésus est glorieux, proche de nous, lui qui est déjà auprès du Père. Dés que nous lâchons prise et que nous laissons le don de la paix porter son fruit de confiance et d’abandon, la présence de Jésus Ressuscité nous met sur la terre ferme qui prend la place de la mer démontée. Vouloir prendre Jésus dans notre barque, c’est lui demander d’établir en nous son règne de paix. Il est le berger de nos vies, il fait le faire le voyage de la foi avec nous. Jésus vient dans notre monde de multiples manières, il y fait renaître son Amour et nous donne la Paix. Devant notre fragilité, pour mener à bien la mission que Jésus nous confie, nous sommes rassurés.

Nous demandons à Jésus la grâce d’être attentif aux détresses de notre temps, d’être des artisans de Paix.

Vos témoignages

  • pierre 17 avril 2021 21:54

    Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »

    La peur dans notre humanité révèle un manque existentiel et essentiel dans la traversée de nos vies : manque de confiance, manque d’amour, manque d’espérance.

    Jesus-Christ réalise pour nous une traversée du temps et de l’espace, comme dans ce passage d’Evangile, où il accompli les promesses de l’Ancien Testament (la confiance pour nourrir les affamés), accompagne ses disciples (l’amour pour guider les brebis en bon berger) et les précède dans le Règne de Dieu (l’espérance pour vaincre toutes formes de mal, donner la Paix).

    Cette traversée des difficultés de la vie humaine, (comme des jours de tempête et d’obscurité) est pleinement accomplie par Jésus qui nous donne son Témoignage, Son Enseignement et Sa vie : Foi-Confiance, Amour-Passion, Espérance-Resurrection.

    Par LUI, avec LUI, en LUI, notre Humanité est soutenue, accompagnée, arrivée à destination :Baraka-Abondance de Bénédiction, Shekhina-Présence Divine, Dons de l’Esprit Saint - Abondance des vertus Divines - Bienfaisance Infinie

    "Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine."

    Quand Jésus nous Christianise, il nous invite à le Suivre, mais il ne nous abandonne pas à mi-chemin, il nous transforme à Son Image, il recrée en nous ce qu’il EST ( Christ = Choisi - Béni - Bien aimé, hier, aujourd’hui et demain)

  • pierre 14 avril 2018 09:51

    Pour être apte à faire attention aux détresses et agir dans le sens de la Paix Divine, nous avons besoin de Jésus comme Guide de nos sens et Roi de la Paix intérieure.

    Les disciples embarqués sur ordre de Jésus après la multiplication des pains, sont pris dans une tempête qui les dépasse physiquement et spirituellement.

    L’unité du groupe qui donne cohérence et cohésion dans l’adversité, est mise en péril dans l’épreuve et la tentation collective de revenir à l’expérience des sagesses humaine, afin de dépasser la peur d’être submergé, quand les forces de la nature nous apparaissent hostiles.

    Jésus se montre alors aux disciples et les rejoint au but de la confiance en Dieu, mais dans un cheminement qui ne dépend pas des hommes, et à Lui uniquement est possible, car Il Est l’unique Fils de Dieu en plénitude dans l’Humanité.

    Jésus ne contredis pas le théorème d’Archimède, car il a été plongé dans le Jourdain, mais sur ce lac de Galilée soumis à des tempêtes redoutables, tant au plan des idées et des hérésies, que des 4 vents dominants et des invasions barbares, Il manifeste (dans l’intimité de la confiance et de la confidence pour le disciple bien aimé = St Jean, celui qui est à sa façon toujours proche du cœur de Jésus ) sa condition Théologique « c’est moi Celui qui Est toujours avec vous, ne vous laissez pas envahir par la peur » .

    Nous devons remettre toutes nos peurs, toutes nos faiblesses, toutes nos impuissances dans la confiance en Jésus-Ressuscité , autrement nous restons dominés par le monde des hommes périssables et non plus immergés dans l’Amour du Christ-Ressuscité, qui surpasse (heureusement) nos imaginations malades, car incomplètes sans la plénitude et la béatitude de l’Esprit Saint « privilège du Fils de Dieu » qui nous entraîne toujours plus loin dans son Mystère D’amour Divin.

  • Marie-Françoise 9 avril 2016 08:53

    Merci pour ces paroles d’évangile réconfortantes, Père Gilbert.

  • Michel 17 avril 2015 21:29

    Amen ! Merci pour cette homélie, Père Gilbert.

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