Lundi 17 avril 2017

Mardi de Paques

Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.

Ac. 2, 36-41. Ps. 32(33). Jn. 20, 11-18.

  • Le mardi 18 avril 2017 iCal
    Octave de Pâques : Mardi de Paques

"Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.

Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Le premier jour de la semaine, alors qu’il fait encore sombre, Marie de Magdala va seule au tombeau. Elle voit que la pierre a été enlevée, le soleil ne s’est pas encore levé, le passage de la nuit à la lumière ne s’est pas effectué. Marie n’entre pas dans le tombeau, le corps de celui qu’elle aime a été enlevé. Elle finit quand même par se pencher et elle entend des anges qui lui parlent, mais ils ne l’aident pas dans sa recherche. Marie est toute douleur, seule dans la recherche de celui qu’elle aime. Avec des yeux myopes, elle répond aux deux anges vêtus de blanc comme à ceux qui ne s’intéressent pas à son désarroi. Le temps est nécessaire pour entrer dans le mystère de l’humanité ressuscitée de Jésus. Le nouvel amour apporté par Jésus fait son chemin, et il va s’étayer solidement en elle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide et par leur amour les uns envers les autres. C’est en nous aimant et en nous entraidant que nous sommes délivrés du mal, que nous sommes protégés de la souffrance. Toute souffrance vient d’un manque d’amour. Nous voulons que la volonté de Dieu soit faite dans ce nouvel amour qui se réalise en nous.

"…Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Personne ne peut reconnaître Jésus ressuscité s’il n’est d’abord reconnu et appelé par lui. Chacun a un nom nouveau aux yeux de Dieu : « Marie. » « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent » dit-il. C’est Jésus ressuscité, qui, au matin de Pâques, s’adresse à Marie Madeleine et entre en relation avec elle. Il est là aussi pour nous et il nous appelle par notre nom. La bonne nouvelle de Jésus transporte « Marie » dans le domaine de la foi dans le Ressuscité. Ayant retrouvé son Maître, elle est invitée par lui à l’accueillir, dans la nuit de la foi ! Marie-Madeleine s’est attachée à lui, qui est crucifié par amour pour nous. Elle le recherche au-delà de la mort, enseveli et disparu. La bonne nouvelle de la Résurrection dépasse tout, infiniment. Jésus, dans son mystère de Résurrection, nous transporte dans le domaine de la foi. Le Ressuscité, est le Vivant pour toujours. Marie Madeleine est frappée au point d’entrer dans la résurrection et la vie, en Jésus Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours.

…Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit. Madeleine, croyante et apôtre, « s’en va annoncer aux disciples : ’J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit’. » C’est dans le grand désir de son cœur et de sa prière fervente que lui est adressé ce cri d’amour : « Marie ! » Elle est appelée par son nom, elle est reconnue. Jésus remet Marie-Madeleine debout à jamais. La Résurrection de Jésus lui fait vivre le mystère de sa propre résurrection. Elle ressuscite avec lui, à la fois c’est fait, et pourtant, c’est encore à venir. A la suite de Marie-Madeleine, nous accueillons la Résurrection de Jésus à travers la Parole de Dieu. Nous entrons alors dans une tension vivante et vivifiante dans l’expérience des mystères du Christ qui donnent la vie. Comme l’amante du Cantique des Cantiques elle a fini par retrouver son amour dans le jardin. Ce maître n’est la propriété de personne, on ne peut pas mettre la main sur lui. Marie-Madeleine devient le premier apôtre auprès de ses frères, elle est chargée d’évangéliser Simon Pierre et les autres apôtres. Elle nous rappelle que l’Église est bâtie sur ceux que le Seigneur Jésus ressuscité appelle par leur nom et envoie proclamer la Bonne Nouvelle. Dieu veut sauver ses enfants avec leur aide, et par leur amour nous sauver les uns les autres.

Nous demandons à Jésus la grâce d’être vraiment ressuscités, d’être transformés en Pierre vivante au milieu des hommes.

Vos témoignages

  • pierre 18 avril 2017 10:00

    Il est vraiment ressuscité et nous sommes trop souvent à moitié convaincu de cette vérité qui nous dépasse. Tourmenté par nos blessures affectives comme Marie Madeleine, notre cœur peine à reconnaître la présence réelle de Jésus dans la proximité d’une amitié Espérante, Bienveillante et Eternelle qui attend patiemment que le chagrin reflue, avec la consolation de la déception et l’apaisement de nos passions irrationnelles, pour renouer enfin avec l’élan vital et nuptial de L’Amour Divin.

    Il nous a aimé le premier et il nous aime toujours depuis ce jour où il a renversé l’anéantissement de la mort par le don de Sa Vie Divine, débordante d’Amour Infini. Il nous faut encore en ces lendemains de la fête de Pâques, prendre le temps de goûter la douceur du printemps que Jésus a inauguré depuis plus de 2000 ans.

    Celui que mon cœur aime, dans la profondeur du mystère et du sens de la vie, celui qui porte le nom de Jésus de Nazareth, a traversé l’épreuve de la mort, dans la condition de victime innocente du motif de sa condamnation, pour signer sa victoire définitive et l’offrir en partage à toute l’humanité.

    Il me faut sans cesse me laisser réjouir par cette nouveauté de l’Amour Divin, qui porte la tendresse au plus niveau du respect de l’être aimé, dans la générosité de l’Esprit Saint qui préfère le pardon rédempteur à l’endurcissement des cœurs.