Vendredi de la 6e semaine de Pâques

Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
Jeudi 21 mai 2020

Ac. 18, 9-18 Ps. 46 Jn. 16, 20-23a

  • Le vendredi 22 mai 2020 iCal
    6e semaine de Pâques : Vendredi de la 6e semaine de Pâques

"Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.

C’est ainsi que nous passons par les douleurs de la femme qui enfante dans ce grand combat de Marie et de l’Église annoncé dans l’Apocalypse : La femme se trouve face au dragon prêt à dévorer l’enfant dès sa naissance. Nous aussi, nous avons à faire face au « dragon » qui détruit le mystère de l’amour et de la tendresse. Aujourd’hui encore, le même combat se vit dans l’humanité ou Jésus est vainqueur. C’est un Mystère de paix et d’amour, de compassion et de lumière qu’il nous apporte. L’appel de l’Ange à Marie, à l’Annonciation, a conduit l’humanité au merveilleux enfantement de Jésus à Noël ! Le ciel et la terre donnent au monde un Sauveur. Ce mystère provoque la fureur incontrôlable du menteur qui bondit, rugissant de haine, car il s’était approprié la terre. Des l’origine, nous en avons été blessé et nous portons en nous des zones de grandes violences. Mais nous avons la grâce de vivre du mystère de Jésus qui pacifie notre cœur. Nous pouvons plonger la violence qui nous submerge dans l’amour de Dieu, et nous laisser pacifier par le Christ Jésus. Il vient dans chacune de nos vies pour nous sauver. Nous suivons le commandement de Jésus, celui de l’amour mutuel dans la communion avec lui. L’Amour, lien vital du Père et du Fils dans le mystère de l’Esprit Saint, donne au Christ Jésus d’aimer en nous et par nous. Il est le bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

« La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. » A la Croix, nous sommes devenu l’enfant de la douleur de la femme qui suit l’Agneau qui nous sauve. Il accepte par amour de mourir pour nous. Son acceptation nous fait participer à la liberté souveraine de Dieu. L’Apôtre Jean rapporte dans l’Apocalypse le combat vécu à la Croix par Jésus, en présence de Marie. Il a été témoin des attaques farouches, injustifiées portées sur lui au sommet du Golgotha. Celui qui est entièrement disponible, obéissant, connaît la vérité qui vient de Dieu. Cette vérité libère de l’esclavage du péché et de la mort. Ce mystère se vit encore dans le cœur de l’Église comme il se vit dans le cœur de l’humanité. C’est un enfantement pour une vie nouvelle ! Posté face à la femme, le dragon est prêt à dévorer son enfant, fruit de sa foi, de son espérance et de son amour. Le Mystère de l’amour et de la souffrance se trouve face à face ! Marie, la mère de Jésus, préfigure l’Église, elle lui donne un visage, elle en est le prototype. Jésus a détruit les souffrances de la mort, il a donné naissance à la vie.

« Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour–là, vous ne me demanderez plus rien. Amen, amen, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom." Dans sa prévenance, Jésus fait toujours les premiers pas, et il frappe à notre porte, il appelle et attend patiemment notre réponse. Ce choix, qui découle de son amour, vise à l’épanouissement de notre être, produit des fruits parce que nous sommes unis au Christ. C’est à la suite d’un don gratuit, d’un choix bienveillant, que nous devenons ami de Jésus. Cette vie dans le Christ est, de par sa nature, conquérante ; elle doit s’étendre à la mission des disciples. Le Seigneur Jésus est réconfort de son peuple, monté aux cieux, il siège désormais à la droite du Père dans une puissance d’amour total. Il entoure l’univers de toute sa tendresse et soutient le combat de l’Église. L’Amour qui règne à l’intérieur de la communauté chrétienne contredit la haine qui sévit à l’extérieur. Toutes ces souffrances sont unies à la passion de Jésus et à la compassion de Marie, elles deviennent une force de sanctification. Dieu est vainqueur de la haine et de la mort par la Résurrection de Jésus, il provoque l’action de grâce donnée par l’Esprit Saint dans l’Église.

Nous demandons la grâce de nous offrir à Jésus pour porter du fruit en surabondance.

Vos témoignages

  • pierre 22 mai 2020 21:38

    À l’heure de sa Passion, Jésus annonce le don de Sa vie pour tous les hommes qui viendront à sa suite.

    Les disciples, qui n’en mènent pas large dans l’ambiance de persécution et de condamnation à mort de Jésus, n’ont pas encore vécu la Grâce de Pâques : Jésus est victorieux de l’épreuve infligée par ceux qui refusent de le croire, malgré son témoignage en Parole, en Action, en l’Esprit Saint, …et sans omission.

    De fait, les doutes sur l’avenir de Joie que Jésus annonce, est précisément ce qui nous travaille comme les disciples, quand il semble que le « maître de nos vies » n’est plus en mesure de nous secourir…

    C’est « dans notre fort intérieur », dans le secret de notre conscience et de notre cœur, que se joue ce combat intérieur : consentir à suivre Jésus-Christ, ou à suivre « quelqu’un d’autre », voir à en rester « là, seul dans son coin ».

    La Confiance en Jésus est l’enracinement de notre Joie de vivre par Lui, avec Lui, en Lui, telle que Marie l’a vécu. Elle a conforté les disciples pour les aider à accueillir l’immensité de la Miséricorde Divine, qui « rénove l’humanité » pour la rendre semblable au Christ, et nous faire entrer « dans son royaume d’Amour Infini »

    Nous avons toujours à consentir à la vie, comme Marie en réponse à l’invitation de l’ange du Seigneur : « que ta Volonté sois faite ». Jésus trace pour nous le meilleur chemin possible.

    Jesus connaît nos cœurs mieux que nous même (Il Est Homme (avec Dieu) et Il est Dieu (avec nous). Il a vécu nos affections et nos attachements humains.

    Mais au temps de la Victoire -Résurrection (divin, théologique et ecclesiologique, et pas seulement humain) par lui, avec Lui, en Lui « dans l’Esprit Saint » ce fait accompli nous oblige à « la lâcher prise sur notre perception terrestre » pour nous ouvrir au Royaume où Jésus est au dessus de tout,…et pour notre plus grande Joie…que rien ne pourra enlever.

  • Denise Brouillette 11 mai 2018 13:45

    « Que la joie de la foi ne te manque jamais. » Quel souhait, quel cadeau m’a offert une amie à Pâques. J’en suis encore sous le ’’charme ’’ de la grâce reçue.

    Je dis* Amen* à votre homélie de ce jour. Vous tenez des propos qui confortent le souhait pascal reçu. La foi est source de joie et personne ne peut nous la ravir. Vivre notre foi, la dire, la partager apporte réconfort et alimente la joie. Une joie intérieure qui supporte tout ! La joie vivifie la beauté de l’âme toute tournée vers son Seigneur.

  • Claire 6 mai 2016 06:28

    Ces paroles de foi et espérance me fortifient dans mon cheminement vers Dieu. Merci Père Gilbert pour le réconfort que vous apportez dans un monde qui va à contre courant de l’Amour Divin que nous apporte le Christ, Sauveur de l’humanité. Que Dieu bénisse votre ministère précieux.