Jeudi 5 mai 2016 — Dernier ajout dimanche 6 mars 2016

Vendredi de la 6e semaine de Pâques

« Vous, maintenant, vous éprouvez de la tristesse ; mais je vous reverrai dit Jésus : votre cœur se réjouira, et personne ne vous enlèvera votre joie. »

Ac. 18, 9-18 Ps. 46 Jn. 16, 20-23a

  • Le vendredi 6 mai 2016 iCal
    6e semaine de Pâques : Vendredi de la 6e semaine de Pâques

"Amen, amen, je vous le dis, vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira :

Vous, vous serez tristes, mais votre tristesse se changera en joie." Aujourd’hui encore, le même combat se vit dans l’humanité ou Jésus est vainqueur, c’est un Mystère de paix et d’amour, de compassion et de lumière qu’il nous apporte. L’appel de l’Ange à Marie, à l’Annonciation, a conduit l’humanité au merveilleux enfantement de Jésus à Noël ! Le ciel et la terre donnent au monde un Sauveur. Ce mystère provoque la fureur incontrôlable du menteur qui bondit, rugissant de haine, car il s’était approprié la terre. Nous en avons été blessé, des l’origine, et nous portons en nous des zones de grandes violences. Mais nous avons la grâce de vivre aussi du mystère de Jésus qui pacifie notre cœur. Nous pouvons plonger la violence qui nous submerge dans l’amour de Dieu, et nous laisser pacifier par le Christ Jésus. Il vient dans chacune de nos vies pour nous sauver. C’est ainsi que nous passons par les douleurs de la femme qui enfante, dans ce grand combat de Marie et de l’Église annoncé dans l’Apocalypse : La femme se trouve face au dragon prêt à dévorer l’enfant dès sa naissance. Nous aussi, nous avons à faire face au « dragon » qui détruit le mystère de l’amour et de la tendresse de notre cœur. Mais nous suivons le commandement de Jésus, celui de l’amour mutuel, dans la communion avec lui, le médiateur entre nous et le Père. L’amour, lien vital du Père et du Fils dans le mystère de l’Esprit Saint, permet au Christ d’aimer en nous et par nous. Il est le bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

"La femme, lorsqu’elle accouche, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais quand elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la détresse, tant elle a de joie qu’un homme soit venu au monde." L’Apôtre Jean qui rapporte dans l’Apocalypse le combat vécu par Jésus en présence de Marie à la Croix, a été témoin des attaques farouches, injustifiées portées sur lui au sommet du Golgotha. A la Croix, Jésus est devenu l’enfant de sa douleur. Accepter par amour ce que Jésus commande ne rend pas esclave, mais, au contraire, cette acceptation nous fait participer à la liberté souveraine de Dieu. Celui qui est entièrement disponible, obéissant, connaît la vérité qui vient de Dieu par l’intermédiaire de Jésus, cette vérité libère de l’esclavage du péché et de la mort. Ce mystère se vit encore dans le cœur de l’Église comme il se vit dans le cœur de l’humanité, c’est un enfantement pour une vie nouvelle ! Posté face à la femme, le dragon est prêt à dévorer son enfant, fruit de sa foi, de son espérance et de son amour. Mystère de l’amour et de la souffrance qui se trouve face à face ! Marie, la mère de Jésus, préfigure l’Église, elle lui donne un visage, elle en est le prototype. « Le plus grand privilège de ce jour de grâce, c’est que Jésus a détruit les souffrances de la mort et donné naissance au premier-né d’entre les morts, lui qui dit : « Je vais vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu », Quelle belle et bonne nouvelle ! Celui qui pour nous est devenu comme nous, pour faire de nous ses frères, amène sa propre humanité vers le Père afin d’y entraîner avec lui tout le genre humain. »( Saint Grégoire de Nysse.)

« Ainsi, vous, maintenant, vous éprouvez de la tristesse ; mais je vous reverrai : votre cœur se réjouira, et personne ne vous enlèvera votre joie. En ce jour–là, vous ne me demanderez plus rien. Amen, amen, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom." C’est à la suite d’un don gratuit, d’un choix bienveillant, que nous devenons ami de Jésus. Dans sa prévenance, il fait toujours les premiers pas, et il frappe à notre porte, il appelle et attend patiemment notre réponse. Ce choix, qui découle de son amour et vise à l’épanouissement de notre être, produit des fruits parce que nous sommes unis au Christ. Cette vie dans le Christ est, de sa nature, conquérante ; elle doit s’étendre à toute la mission des disciples. L’amour qui règne à l’intérieur de la communauté chrétienne contredit la haine qui sévit à l’extérieur. Le Seigneur Jésus est réconfort de son peuple, monté aux cieux, il siège désormais à la droite du Père dans une puissance d’amour totale. Il entoure l’univers de toute sa tendresse et soutient le combat de l’Église. Toutes ces souffrances sont unies à la passion de Jésus et à la compassion de Marie, elles deviennent une force de sanctification : « Votre tristesse se changera en joie. » Dieu qui est vainqueur de la haine et de la mort par la Résurrection de Jésus, provoque l’action de grâce dans l’Église, elle est donnée par l’Esprit Saint qui l’unifie.

Nous demandons la grâce de nous offrir à Jésus pour porter du fruit en surabondance.

Vos témoignages

  • Claire 6 mai 2016 06:28

    Ces paroles de foi et espérance me fortifient dans mon cheminement vers Dieu. Merci Père Gilbert pour le réconfort que vous apportez dans un monde qui va à contre courant de l’Amour Divin que nous apporte le Christ, Sauveur de l’humanité. Que Dieu bénisse votre ministère précieux.